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Décès à Paris du colonel à la retraite Oumar O. Beïbacar

Mardi 24 Novembre 2020 - 19:28

On a annoncé le décès ce mardi à Paris du colonel mauritanien à la retraite Oumar O. Beïbacar après une longue maladie.

Le défunt faisait partie ces dernières années des officiers qui se sont distingués, non pas pour avoir occupé des postes de commandement, étant parti à la retraite en 2015, mais par ses séries d’articles consacrés à l’unité nationale, dans lesquels il dévoilait d’importants détails sur l’épuration des officiers noirs entre 1989 et 1992.

Ould Beïbacar s’est basé sur ses constats alors qu’il dirigeait le groupement régional N°1 à Néma en 1988 alors qu’il était responsable de la prison de Oualata où avaient été transférés la majorité des prisonniers noirs.

A cette date, le défunt avait écrit l’un de ses plus célèbres articles sous le titre « moi aussi j’étais à Oualata ».

Oumar O. Beïbacar avait occupé différentes fonctions avant de boucler sa carrière professionnelle au ministère de l’intérieur et de la décentralisation comme conseiller avant de bénéficier de ses droits à la retraite en 2015.

Il avait publié des articles critiquant l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz et certains dirigeants de l’institution militaire, dénonçant le système de promotion caractérisé, selon lui par le clientélisme et le régionalisme qui prévalait lors des avancements.

Il avait été interpelé le 28 novembre 2015 alors qu’il animait une conférence sur « le carnage d’Inal », organisée par AJD/MR.

Il avait été détenu quelques jours à la brigade chargée de la lutte contre le terrorisme à Dar Naïm et son domicile perquisitionné.

Une vaste campagne de solidarité avec lui avait été organisée sur les réseaux sociaux à laquelle ont pris part des partis politiques et des activistes de la société civile.

Après sa libération il avait écrit un article dans lequel il se considérait encore en détention et en résidence surveillée.

Dans cet article il critiquait vertement les modifications constitutionnelles qui supprimaient le sénat, modifiaient l’hymne nationale et le drapeau.

AMI

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