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La CAS, partis politiques et société civile apportent leur soutien au député Biram, « menacé de mort »

Lundi 5 Janvier 2026 - 20:48

La coalition antisystème (CAS) et la société civile, d’autres partis politiques et des organisations de la société civile ont apporté  leur soutien au député Biram Dah Abeid, président d’IRA, à l’occasion d’une conférence de presse,  tenue ce lundi midi, au siège du parti SAWAB. “Une conférence inédite et une première”, a souligné le vice-président de SAWAB, Ahmed Ould Obeid. En effet, poursuit-il, c’est pour la  première qu’une personnalité de cette envergure est menacée de mort sans que le pouvoir et la justice ne réagissent en prenant des mesures adéquates. Le député Biram n’est pas n’importe qui, il a remporté 22% des suffrages des mauritaniens lors des dernières présidentielles.
 

Dans un  communiqué lu à l’occasion, la CAS dénonce l’appel au meurtre contre la personne de Biram Dah et déplore l’absence de réaction du gouvernement, en particulier le ministère de l’intérieur et le procureur de la République lesquels devraient ordonner l’ouverture d’une enquête. La CAS dit tout son étonnement de constater qu’un ex-officier à la retraite, vivant à l’étranger a lancé un appel à la rébellion contre le pouvoir en place, mais qu’il n’a pas subi aucune rétorsion, au contraire, il a été reçu au palais, une fois rentré au pays. Comme des attaques virulentes et presque quotidiennes d’un conseiller diplomatique mauritanien contre une communauté nationale entière sans que le gouvernement sévisse.
 

Face à ces manquements, la CAS demande une enquête même si elle reconnaît que « la justice reste monocolore ». Elle salue le soutien et l’action de l’opposition démocratique dont des personnalités ont effectué le déplacement,  pour exprimer  sa solidarité avec le président de la CAS, Biram Dah Abeid et réaffirmer qu’elle ne cédera pas à l’intimidation et portera l’affaire devant la justice. La CAS a aussi relevé cette espèce de deux poids, deux mesures. Alors que certains proches du pouvoir  appellent à des meurtres contre les opposants, sans êtres inquiétés, des activistes proches de l’opposition sont arrêtés, intimidés  et jetés en prison sans aucune forme de  procès.
 

Profitant de cette rencontre avec la presse, le président Biram  s’est d’abord demandé si, à l’heure on se prépare la tenue d’un dialogue inclusif, des appels au meurtre d’un des acteurs les plus importants, sont de nature à en créer les conditions. Il a ensuite indiqué que si le dialogue règle les problèmes du pays, il applaudira avant d’ajouter qu’une partie de l’opposition a présenté une plateforme qui tient compte des préoccupations des mauritaniens et qu’il espère voir le pouvoir les traiter de manière sérieuse. BDA a enfin rappelé au passage qu’il a décidé de boycotter le dialogue car on lui avait mordu la main qu’il avait  tendue au pouvoir, selon lui.

lecalame

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