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Mauritanie : le parti « la Mauritanie en avant » met en garde contre l’escalade des discours à propos du passif humanitaire

Mercredi 25 Février 2026 - 08:41

Le parti « Mauritanie en avant » a appelé au calme et à la retenue, dans le cadre des débats en cours sur la question du passif humanitaire, mettant en garde contre toute escalade dans le discours qui pourrait accroître les tensions et nuire à la cohésion nationale.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le parti a déclaré qu’il suivait « avec beaucoup d’intérêt » les débats sur cette question, qui reflètent des divergences d’approches et des interprétations différentes de l’histoire nationale récente, et qui ont parfois donné lieu à « une sorte d’affrontement idéologique et à des échanges de propos déplacés entre certaines élites ».

Le parti a souligné la légitimité des préoccupations exprimées par les différentes parties, tout en affirmant que « la sensibilité de cette question humanitaire et sa profonde symbolique nationale exigent un traitement caractérisé par le plus haut degré de responsabilité, de modération et de clairvoyance ».

Le communiqué ajoute que toute approche unilatérale ou toute escalade dans le discours ne ferait qu’« exacerber les tensions, rouvrir des blessures qui ne sont pas encore cicatrisées et saper les fondements de la cohésion nationale ».

Le parti a appelé toutes les formations politiques et tous les acteurs politiques, institutionnels et sociaux à adopter « un cadre de dialogue national élargi, inclusif et serein », soulignant que le traitement des héritages douloureux du passé « ne doit pas faire l’objet d’une instrumentalisation politique ou d’une simplification abusive », mais nécessite des discussions constructives fondées sur « la reconnaissance mutuelle, le respect des complexités du parcours historique et la primauté de l’intérêt supérieur de la nation sur toute considération sectaire ou calcul circonstanciel ».

Le communiqué souligne que seule cette approche permettra de trouver des solutions durables qui concilient « le devoir de mémoire, les exigences de la justice et les impératifs de la stabilité ».

Le parti met également en garde contre « les dangers d’un glissement vers des discours ou des positions qui pourraient ouvrir la voie à des acteurs mal intentionnés cherchant à exploiter les divisions pour perturber la paix civile et déstabiliser le pays ».

Dans le même contexte, le débat fait rage depuis quelques jours sur les réseaux sociaux au sujet du concept « de passif humanitaire » en Mauritanie, après que le gouvernement ait annoncé son intention de le traiter selon une formule convenue entre les parties politiques et les défenseurs des droits humains.

Un certain nombre de politiciens ont exprimé leur refus de lier l’héritage humain aux événements d’Inal, au cours desquels 18 soldats noirs avaient été exécutés pour avoir tenté de renverser l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

Ces derniers estiment que le passif humanitaire doit englober tous les événements qui ont marqué la Mauritanie depuis son indépendance, à commencer par les événements ethniques de 1966, ceux de Zouerate en 1968, à l’exécution des officiers qui ont tenté un coup d’État le 16 mars 1981, aux événements d’Inal en 1990, ainsi qu’à la tentative des « Cavaliers du changement » en 2003.
saharamedias

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