Le ministre mauritanien de la Culture, des Arts et de la Communication, El Houssein Ould Medou, a appelé à la mise en œuvre du principe de « traitement préférentiel » en faveur des pays en développement, afin de garantir la libre circulation des artistes et des œuvres culturelles et d’assurer une présence équitable des contenus culturels dans l’environnement numérique.
Lors de la 19e session de la Commission gouvernementale pour la promotion de la diversité culturelle de l’UNESCO, Ould Medou a déclaré que le véritable enjeu des accords internationaux réside dans leur capacité à protéger les créateurs et à corriger les déséquilibres existants, en particulier face aux défis posés par l’accélération du numérique.
Le ministre a présenté les grandes lignes de la nouvelle stratégie mauritanienne qui fait de la culture un « levier de développement », en mentionnant le lancement de projets structurels tels que la ville culturelle de Nouakchott, la généralisation des espaces audiovisuels multilingues, la promotion de l’enseignement des langues nationales et la préservation du patrimoine.
Le ministre à la fin de son intervention à Paris, a conclu en affirmant que Nouakchott s’efforce de créer des organismes professionnels pour encadrer le secteur des arts et améliorer les conditions de travail des personnes qui y sont employées, soulignant l’engagement du pays à soutenir un environnement culturel international fondé sur l’ouverture et l’égalité des chances entre les différentes expressions humaines.
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La Mauritanie demande à l’UNESCO un traitement préférentiel pour les artistes des pays en développement
