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Communiquer de presse : exclusion du candidat Seck Mame N’diack à l’élection présidentielle

Mardi 21 Mai 2019 - 09:43

Suite à la volonté délibérée des instances de décisions du parti au pouvoir UPR de nous exclure de la course à la magistrature suprême, il est de mon devoir de citoyen d’interpeller les chancelleries et tous acteurs internationaux et nationaux impliqués dans les élections présidentielles de 2019.

En effet les chancelleries et autres acteurs même avec leur devoir d’impartialité doivent porter un regard objectif sur le déroulement des élections présidentielles de 2019 en Mauritanie. Il est de leur devoir de veiller à ce que ces élections se déroulent dans la plus grande transparence. Pour se faire les observateurs internationaux et nationaux doivent veiller à ce que le fichier électoral soit fiable et que les conditions matérielles nécessaires au bon déroulement des votes soient réunies.

Pour éviter dans l’avenir que des obstacles antidémocratiques tels que la confiscation des parrainages par le parti au pouvoir restent un instrument d’exclusion de tout candidat ne partageant pas leur ligne politique, il serait plus qu’urgent de revoir ou de supprimer le mode de parrainage en accordant plus de liberté aux élus à jouir de leur devoir de citoyens tout en gardant un réel sens des responsabilités.

Je tiens par le biais de ce communiqué à vous faire part en ce qui concerne mon exclusion à la candidature à l’élection présidentielle de 2019 du scénario qui m’a été proposé moyennant mon ralliement au camp de la majorité présidentielle que j’ai refusé.

Le 8 mai 2019 à 16h, je me retrouvais dans le bureau d'un ministre du gouvernement, et haut responsable du parti UPR (Union Pour la République), le parti d'Etat dans le but de bénéficier de quelques signatures d’élus, constituant les parrainages pour compléter mon dossier de candidature à l'élection présidentielle comme cinq autres parmi les 6 candidats retenus.

A 8h seulement de la date limite clôturant le dépôt des dossiers de candidature, il se présentait à moi un choix assez limité: accepter et déclarer soutenir le candidat dit de l'Union Pour la République (UPR), ou tout simplement renoncer aux parrainages que l'union pour la république pourrait m'attribuer pour rester en course.

Cette attitude réductrice qui mène un candidat à se soumettre, pour voir son dossier de candidature présentable devant la cour constitutionnelle est évidement à dénoncer.

Cette vision qui pousse à user du profil immoral de la politique, pour arriver à ses fins, a largement contribué, ce même 8 Mai, à la sortie de ce bureau du ministre et haut cadre du parti en concertation avec mon directoire à continuer à agir et à contribuer à l’avènement d’un meilleur destin pour la Mauritanie. Notre prochaine action citoyenne serait de nous constituer en un mouvement sociopolitique : LA SOLUTION.

Nous dénonçons :

• L'accaparement des parrainages des élus par les partis de la majorité, leur privant de leur droit d'exprimer en toute liberté, et avec la responsabilité d'un élu du peuple comme le stipule la loi;

• La prise en otage par le parti d'Etat des élus de la majorité et des candidats désirant bénéficier des parrainages de ces dits élus du peuple.

• Les tracasseries administratives rencontrées par certains Mauritaniens dans les centres d'état civil ; ce qui les privent encore de leur citoyenneté, donc du droit de vote.

Le Mouvement, à travers ma voix, lance cet appel au président Mohamed Ould Abdel Aziz, pour lui demander :

• D’user de son autorité et de ses prérogatives pour réparer cette injustice dont j'ai été victime par mon choix de l'intégrité intellectuelle et morale, face au chantage politique;

• De ne pas imposer une date limite jusqu'à l'ouverture de la compagne pour les candidatures, et jusqu’aux élections pour l'inscription sur les listes électorales. Sinon, que fera-t-on des milliers de mauritaniens qui auront eu leur majorité, donc le droit de vote, entre date limite d'inscription sur les listes électorales et le jour des élections ?

• De permettre à tous les mauritaniens d'ici et de la diaspora de bénéficier de leurs documents d'état civil, en vue d'être citoyen, et de jouir des droits du citoyen.

• De veiller, à ce que nous ayons les gages d'une élection libre et transparente, sans exclusion, dans une dynamique rationnelle avec la participation de tous les citoyens de ce pays, seule décision de sagesse pour garantir un climat de sécurité, de paix civile et sociale avant, pendant et après ce scrutin décisif qui porte désormais l'espoir de notre pays à tous : notre Mauritanie

 

Pr. SECK MAME N’DIACK

source lecalame.info

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