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un grain de sable pour secouer la poussière...

Levée de boucliers contre le français et les francophones en Mauritanie

Mardi 10 Novembre 2020 - 16:40

La gaffe du président français Emmanuel Macron contre l’islam à travers sa caution ostentatoire et insultante des caricatures du prophète Mohamed (PSL) a constitué une aubaine pour les extrémistes de tout acabit et les partisans de l’exclusion terrés dans l’ombre.

C’est ainsi que depuis quelques semaines on assiste à des sorties intempestives, des attaques en règles et des lynchages médiatiques contre le français et les francophones.

Cela est le fait d’intellectuels de seconde zone, de journalistes arabophones et de badauds qui essaiment les réseaux sociaux. Les arguments avancés par toute cette plèbe sont farfelus voire même fallacieux.

Qu’on le veuille ou non, le français est un héritage historique. C’est vrai qu’entre les mauritaniens et les colons français ce n’était pas le grand amour et il aura fallu attendre 1910 pour que la France achève la pacification du pays. Et pour l’introduction du français dans l’enseignement en Mauritanie, il aura fallut batailler dur et finalement la France eut la caution du grand marabout de Boutilimit Cheikh Sidiya Baba, une grande autorité religieuse de l’époque. C’est ainsi que la première Medersa du pays (école des chefs) fut installée à Boutilimit en 1912. Elle sera suivi par celles de Timbedra (1934) d’Atar (1936) et de Kiffa (1940). Ces écoles installées en pays maure constituèrent une tête de pont de l’enseignement du français en Mauritanie. Elles furent appuyées par les nombreuses écoles de villages où on enseignait la langue française aux petites gens.

C’est ainsi qu’à l’indépendance en 1960, la langue française était solidement ancrée. Elle était la langue de formation des élites et la langue de travail au sein de toute l’administration, ce qui d’ailleurs continue d’être le cas malgré l’officialisation de l’arabe.

N’en déplaise aux nationalistes étroits le français a joué un rôle de ciment de l’unité nationale mieux que toute autre langue.

Aujourd’hui encore c’est par son canal que les cadres des différentes communautés communiquent entre eux faute d’avoir mieux.

La cohabitation inter communautaire bat toujours de l’aile du fait surtout de la barrière linguistique.

Le dernier incident qui s’est passé à l’Assemblée Nationale où un député s’est opposé à l’intervention du ministre de l’économie en français en dit long sur le déchaînement des passions vis-à-vis de cette question et sur sa politisation.

Nous savons très bien que ce ministre en se prononçant en français a plus de chance de se faire comprendre aussi bien par les députés que par le peuple parce que tout simplement le français est beaucoup plus proche du commun des mauritaniens que le poular.

Malheureusement les obscurantistes font feu de tout bois et ne ratent aucune occasion pour semer la zizanie au sein de notre société.

Et pourtant il y a des mauritaniens qui sont très ouverts et qui maîtrisent plusieurs de nos langues ; on en trouve dans toutes les communautés. C’est sur ces patriotes qu’il convient de se baser pour combattre tous les extrémismes et pour instaurer un climat de paix propice à la cohésion et à l’unité nationales.

Bakari Guèye


La gaffe du président français Emmanuel Macron contre l’islam à travers sa caution ostentatoire et insultante des caricatures du prophète Mohamed (PSL) a constitué une aubaine pour les extrémistes de tout acabit et les partisans de l’exclusion terrés dans l’ombre.

C’est ainsi que depuis quelques semaines on assiste à des sorties intempestives, des attaques en règles et des lynchages médiatiques contre le français et les francophones.

Cela est le fait d’intellectuels de seconde zone, de journalistes arabophones et de badauds qui essaiment les réseaux sociaux. Les arguments avancés par toute cette plèbe sont farfelus voire même fallacieux.

Qu’on le veuille ou non, le français est un héritage historique. C’est vrai qu’entre les mauritaniens et les colons français ce n’était pas le grand amour et il aura fallu attendre 1910 pour que la France achève la pacification du pays. Et pour l’introduction du français dans l’enseignement  en Mauritanie, il aura fallut batailler dur et finalement la France eut la caution du grand marabout de Boutilimit Cheikh Sidiya Baba, une grande autorité religieuse de l’époque. C’est ainsi que la première Medersa du pays (école des chefs) fut installée à Boutilimit en 1912. Elle sera suivi par celles de Timbedra (1934) d’Atar (1936) et de Kiffa (1940). Ces écoles installées en pays maure constituèrent une tête de pont de l’enseignement du français en Mauritanie. Elles furent appuyées par les nombreuses écoles de villages où on enseignait la langue française aux petites gens.

C’est ainsi qu’à l’indépendance en 1960, la langue française était solidement ancrée. Elle était la langue de formation des élites et la langue de travail au sein de toute l’administration, ce qui d’ailleurs continue d’être le cas malgré l’officialisation de l’arabe.

N’en déplaise aux nationalistes étroits le français a joué un rôle de ciment de l’unité nationale mieux que toute autre langue.

Aujourd’hui encore c’est par son canal que les cadres des différentes communautés communiquent entre eux faute d’avoir mieux.

La cohabitation inter communautaire bat toujours de l’aile du fait surtout de la barrière linguistique.

Le dernier incident qui s’est passé à l’Assemblée Nationale où un député s’est opposé à l’intervention du ministre de l’économie en français en dit long sur le déchaînement des passions vis-à-vis de cette question et sur sa politisation.

Nous savons très bien que ce ministre en se prononçant en français a plus de chance de se faire comprendre aussi bien par les députés que par le peuple parce que tout simplement le français est beaucoup plus proche du commun des mauritaniens que le poular.

Malheureusement les obscurantistes font feu de tout bois et ne ratent aucune occasion pour semer la zizanie au sein de notre société.

Et pourtant il y a des mauritaniens qui sont très ouverts et qui maîtrisent plusieurs de nos langues ; on en trouve dans toutes les communautés. C’est sur ces patriotes qu’il convient de se baser pour combattre tous les extrémismes et pour instaurer un climat de paix propice à la cohésion et à l’unité nationales.

Bakari Guèye

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