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un grain de sable pour secouer la poussière...

Faits divers

Jeudi 15 Avril 2021 - 13:09

Un bidonville à haut risque 
 

Il est connu de tous que les quartiers périphériques Sud-est (Tarhil) de Nouakchott bouillonnent d’insécurité. Kandahar, El Médina, Leegeïla, Abou Dhabi, Demj, les secteurs 3,4et 5 rivalisent  au hit-parade du crime. El Vellouja, les quartiers de Mellah et d'Arafat sont relativement moins dangereux que ceux-là. Mais une zone  non lotie de plus d'un kilomètre de long et de sept cents mètres de large est elle aussi en train de grimper dans le triste palmarès. Cette « gazra » à cheval entre Toujounine, Arafat et Riyad, non loin des fameux axes Mokhtar, Messoud et Dimi, est communément appelée « GazretEchebab » : le squat de la jeunesse. Y  serpentent des  ruelles très étroites où les véhicules ne peuvent passer, sauf quelques rares charrettes parfois et avec grande difficulté, livrant de l'eau ou autre marchandise.

Le bidonville est essentiellement habité par des familles démunies et sans revenu. La plupart de ses habitants le quitte très tôt en quête de quoi subsister et n’y rentre d'habitude que le soir pour se coucher. Inhabitées, plusieurs baraques et cabanes servent de repaires à des malfaiteurs et autres récidivistes qui s'y terrent le jour après avoir commis leurs méfaits. Des bandes en tout genre y circulent jour et nuit. Ses habitants se barricadent dès le coucher du soleil. Les rares commerces ferment avant dix-huit heures. Des miasmes de haschisch et autre stupéfiants environnent ces bicoques. Tout passant la nuit à« GazretEchebab » est suspect aux yeux de la police qui éprouve les pires difficultés à y mener des descentes du fait de l'étroitesse des ruelles. La plupart des crimes et délits commis dans la zone proviennent de ce nid de voyous. Trop souvent victimes de cambriolages, braquages, vols et agressions, les quartiers alentours lancent un appel de détresse aux autorités pour qu'il soit mis fin à leur souffrance et qu'un climat de sécurité prévale au plus tôt.

 

En tenue d'Adam
 

Nous ne cessons d’attirer l'attention des autorités sur le danger qui guette quotidiennement le public. Non seulement l'insécurité liée au crime et à la délinquance. Car notre métropole est également infestée d'animaux errants, aliénés  mentaux et autres débiles qui vont, viennent et sévissent en toute liberté. Fatou, la folle à la gifle rapide, circule quotidiennement en ville et continue à faire des victimes sous les yeux des autorités. Une autre casse les vitres des voitures et en collectionne les débris. Certains tuent ou blessent parfois grièvement des passants. Mais à chaque fois qu'on appelle la police au secours, celle-ci répond que cela ne fait pas partie de sa compétence et qu'on doit s'adresser aux services de la protection civile. Arrive-t-on, après moult  difficultés, à joindre ceux-ci, on s’entend répondre qu'ils n'interviennent qu'en cas d'incendie ou de catastrophe... 
 

L'autre jour au quartier secteur 3 de Mellah, nombre de femmes ont passé un grand moment d'horreur. C’est carrément à poil qu’un quidam a passé deux heures à pourchasser toute passante ainsi obligée de courir se réfugier dans la plus proche habitation. Certains hommes ont vécu la scène indifférents. D’autres s’en sont même amusés. Un boutiquier a fini par téléphoner au commissariat le plus proche sans que la police ne réagisse. Des parents du forcené sont venus le récupérer pour le ramener chez lui.
 

Rapts et viols
 

Au cours des semaines passées, une jeune domestique à Tevragh Zeïna3 était portée disparue, deux autres connaissaient le même sort, l'une à Sebkha, l'autre à Dar Naïm... Ces jours-ci, c’est de justesse qu’une quatrième à été sauvée de justesse par des passants de bonne volonté. Au quartier MbeïyetAchra de Toujounine, des malfaiteurs filaient de nuit la jeune fille puis profitaient d'un coin sombre pour essayer de la kidnapper. Alors qu’ils s’employaient à l'embarquer de force à bord d'une Toyota Avensis volée, deux hommes intervinrent et les mirent en fuite, sans omettre cependant de noter le numéro de la plaque de la voiture.  Au Tagant, une jeune fille a été kidnappée et violée dans le petit village abritant la tombe du grand conquérant Boubacar ben Amer. Et l'auteur de ce crime n'est autre qu'un... maître de Coran ! Arrêté, il a reconnu les faits. Au Guidimakha, le cadavre d’une jeune fille portée disparue est découvert. L'autopsie révèle qu'elle a été violée. Et, cruelle rebelote, le suspect n'est autre que... son maître de Coran. 
 

Mosy

lecalame.info

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