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un grain de sable pour secouer la poussière...

Des membres du gouvernement commentent les résultats de la réunion du conseil des ministres

Vendredi 9 Juin 2017 - 00:02

  Le ministre de la culture et de l’artisanat, porte- parole du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah, et la ministre de l’élevage, Mme Vatma Vall Mint Soueinae et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, M. Mohamed Ould Kembou ont commenté jeudi après- midi les travaux du conseil des ministres tenu quelques instants plus tôt.

Le ministre de la culture a indiqué que le conseil a examiné et approuvé un certain nombre de projets de lois, de décrets et de communications dont le projet de loi qui abroge et remplace la loi N° 145/66 en date du 21 juillet 1966 créant le code des douanes et le projet de décret qui reporte le référendum du 15 juillet 2017 en plus d’une communication portant sur l’approbation du plan national de développement des ressources animales 2018 – 2025.

Dans une réponse à une question sur l’existence d’un mouvement médiatique sur les réseaux sociaux entre ceux qui critiquent et ceux qui défendent la décision de la rupture des relations avec Qatar, le ministre a précisé que la liberté de la presse est vécue chez nous dans ses meilleures expressions, par conséquent, il n’est pas étonnant de voir toute mesure ordinaire soit-elle ou extraordinaire, susciter un tel débat, relevant que le gouvernement traite avec les milieux médiatiques en considérant qu’ils ont toute liberté de publier et de produire ; quant à la mauvaise exploitation par un média de telle ou telle liberté, cela le concerne exclusivement.

Il a ajouté que la liberté de la presse est pleinement vécue en Mauritanie, ce que traduisent les organes de presse et médias que ce soit ceux d’entre eux qui respectent les règles de l’honnêteté, de l’impartialité et de la déontologie professionnelle ou ceux qui ont leur agenda propre. Mais la Mauritanie, dit-il, continuera à garantir à tous ces libertés dans l’exercice de leur profession.

Le porte- parole a estimé que notre pays est un pays charnière dans la lutte contre le terrorisme et les idées extrémistes en général ; ce que son rôle et ses positions attestent. De même son approche sécuritaire en la matière est devenue un exemple suivi, par conséquent il est naturel que la Mauritanie soit présente et aux premiers rangs au niveau de toute initiative ou de tout effort entrepris pour stimuler la lutte contre le terrorisme.

Il a estimé que la Mauritanie a ses engagements nationaux, moraux et sécuritaires et la Mauritanie va faire face à tout effort menaçant la stabilité et la sérénité dans le monde arabe ou de nature à contribuer à nuire au monde arabe. Cette position est bien connue.

Au sujet d’une question sur la création par le Sénat d’une commission d’enquête pour suivre les activités de la Fondation « Rahama », le ministre a indiqué que le Sénat est une institution législative qui a le droit de faire toute action législative ou de contrôle. Aussi, le gouvernement traitera avec lui. Donc, il n’y a pas de problème quand il crée des commissions tout comme l’Assemblée nationale d’ailleurs. Aussi, le gouvernement traitera avec toute commission créée par l’une de ces chambres dans le cadre de leurs compétences et selon les conditions et les règles qui régissent le rapport entre l’exécutif et le législatif.

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a pour sa part, précisé qu’il a présenté un projet de décret qui reporte le référendum constitutionnel du 15 juillet 2017 à la date du 5 août 2017, sur la base d’une proposition de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) afin de mieux préparer cette échéance.

Il a relevé que la phase précédente a été marquée par la prise de deux décrets : le premier le 24 avril visant à préciser les procédures qui régissent l’organisation du référendum quant au deuxième, il concerne la convocation du collège électoral le 15 juillet. C’est ainsi que les deux décrets ont été réunis en un seul dont l’article premier fixe le report du référendum alors que l’article 11 de ce décret précise les conditions du déroulement de la campagne électorale qui commence le 21 juillet à 0 heure et prend fin le 4 août à la même heure.

Prenant à son tour la parole, la ministre de l’élevage, a indiqué à propos de ses explications sur la communication relative, à l’approbation du Plan National du Développement de l’Elevage 2018-2025, que ce dernier repose sur de nombreux critères, dont les plus importants sont l’adoption d'une stratégie nationale pour le développement du secteur rural et pastoral en 2012 et le passage officiel vers la Stratégie Nationale de la Croissance Accélérée et de la Prospérité Partagée (SCAPP), qui considère, la richesse animale, comme un levier vital à très grande rentabilité économique.

« Cette stratégie, dit-elle, s’harmonise avec les stratégies prises par le gouvernement dans le cadre du développement économique en général et de la préservation de l'environnement et de la diversité écologique ; puisque, d’intenses consultations ont été menées sur ce plan avec les départements concernés, les partenaires au développement et les acteurs ; ayant conduit à ce plan, sur la base duquel, l’élevage du cheptel sera assuré au plan national ».

Le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, a souligné quant à lui, à propos du projet de loi, relatif à la modernisation et à la réactualisation du code des douanes, l’importance du travail douanier pour le cycle économique, la dynamisation de ce corps et la souplesse des transactions commerciales avec le reste du monde, mettant en exergue l'obsolescence du code des douanes en vigueur, considéré comme une copie de la loi coloniale, très répandu en Afrique de l'Ouest, et n’ayant jamais fait l’objet de révision sérieuse.

« Les douanes ont enregistré ces dernières années, un bond qualitatif et des développements notoires dans de nombreux domaines, en particulier, pour les procédures douanières et le système informatique, qui leur ont permis de devenir pionnières en informatique douanière dans le continent africain, et de servir, grâce à leurs expériences, de référence pour l'Organisation du commerce international.

Le ministre délégué a enfin souligné, le développement de l'activité économique dans le pays et le rythme accéléré des échanges commerciaux avec le reste du monde ainsi que le développement des moyens de transport ; « qui sont tous des facteurs, nécessitant l’adaptation de ce système juridique qui gère le travail des douanes avec les données économiques douanières disponibles aujourd’hui », a-t-il conclu.

source AMI
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