Malgré une forte demande liée à l’approche du ramadan, les pastèques mauritaniennes n’arrivent pas à intégrer le marché marocain. En cause, des droits de douane jugés prohibitifs qui poussent les exportateurs à se tourner massivement vers l’Europe.
Si les deux gouvernements ont récemment scellé un accord autorisant ce commerce transfrontalier, les conditions tarifaires actuelles rendent l’opération financièrement non rentable. Les frais douaniers s’élèvent à près de 90 000 dirhams par conteneur de 24 tonnes, propulsant le prix de vente final hors de portée des consommateurs locaux. Résultat : après une première tentative déficitaire l’an dernier, les expéditions vers le
Royaume sont totalement au point mort cette saison.
Cette situation frustre les producteurs basés en Mauritanie – parmi lesquels figurent de nombreux investisseurs marocains – qui rappellent que leur récolte précoce ne concurrence nullement la production nationale marocaine. En attendant une éventuelle révision à la baisse de ces taxes, cette production certifiée trouve un débouché fluide et lucratif dans l’Union européenne. Les exportateurs y expédient actuellement plusieurs conteneurs par jour, la demande continentale restant très forte pendant le ramadan malgré des températures hivernales.
Les pastèques mauritaniennes bloquées aux portes du Maroc
ladepeche.mr

Les pastèques mauritaniennes bloquées aux portes du Maroc
