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un grain de sable pour secouer la poussière...

Faits Divers

Jeudi 19 Février 2026 - 13:30

Le trio arnaqueur

Au marché central de bétail sis à El Mina, il y a quelques jours vers 13 heures, c’était, comme d'habitude, le va-et-vient continu entre les visiteurs, les clients et les marchands, chacun de ceux-ci essayant d'attirer le maximum de ceux-là vers son bétail. Soudain, une Toyota Prado s'arrête en face de la partie Sud du marché. Un jeune homme bien habillé et parfumé en descend, avant que la voiture ne redémarre pour déposer, à cent mètres de là, un second jeune homme de même look, puis encore un troisième un peu plus loin. Se garant alors, le chauffeur reste au volant, laissant le moteur tourner. Les vendeurs convergent maintenant vers les trois nouveaux venus dont chacun commande cinq moutons à bon prix, en demandant qu'on en égorge immédiatement un. Acceptant sans réfléchir, les marchands s’empressent, chacun de son côté, à dépecer les bêtes. Les trois clients proposent de payer par Bankily, en y ajoutant même, 200 000 MRO qu’ils demandent à leur vendeur respectif de bien vouloir leur avancer, car, disent-ils, ils ont besoin de cash pour faire des achats avant de voyager vers Tiguint où « une cérémonie de mariage les attend ». Rassurés par la présence des moutons qu'on est en train de dépecer, deux vendeurs acceptent le deal. Puis les filous font semblant de s'éloigner un peu pour passer un coup de fil et disparaissent. Le chauffeur de la Prado les embarque aussitôt, avant d’aller récupérer le troisième, mais celui-ci n'a pas réussi à convaincre le marchand de lui verser les 200 000 MRO. Méfiant, ce dernier n’a cessé de garder à l’œil son client et voyant la Prado arriver, coupe la route à celle-ci qui disparaît alors. Une foule se forme autour du suspect. La police viendra le récupérer un peu plus tard. Il livre à la police les noms de ses trois complices. Cueillis par les policiers quelques heures après, ils remettent aux marchands de bétail les sommes qu’ils leur ont extorqués via Bankily. Ils ont ensuite été déférés au parquet.

 

R.A.S.  à Tin Soueïlim

Comme nous vous en avons précédemment informé, le quartier Tin Soueïlim a connu une semaine de grande insécurité. Des bandes de malfaiteurs, récidivistes pour la plupart, ont semé la terreur en diverses rues, agressant et braquant plusieurs personnes. Une femme et un soldat ont été poignardés dans un marché. Plusieurs téléphones, bijoux et sommes d'argent ont été volés. Opérant aussi en plein jour tout au long de l'axe central Madrid-Toujounine, ils ont fait des dizaines de victimes parmi les passants et boutiquiers.

La police a vite réagi avec une opération « coup de poing ». Ces bandes ont été neutralisées et la majorité de leurs éléments écroués. Du coup, ce quartier a connu, ces derniers jours, un calme sans précédent, el hamdoulillahi : aucun braquage ni agression ni vol signalés. Les patrouilles et rondes de la police sont devenues plus fréquentes. Habillés en civil, des agents de recherche de la PJ et des différents commissariats de la zone continuent à sillonner le quartier. Espérons que cela perdure !

 

La cocaïne est bien chez nous

Comme ́nous l'avons toujours souligné, Nouakchott est malheureusement devenue, depuis quelques années, une plaque tournante en tout genre de stupéfiants. Certaines zones constituent les repaires de bandes de narco-trafiquants. À Mellah, par exemple, le haschisch et le yamba sont distribués à long de journée. Les toxicomanes y sont visibles partout dans les rues et places publiques. La police s’efforce d’éradiquer au mieux ce phénomène… sans encore y parvenir : alors que leurs activités n'échappent à personne, deux dealers de ce quartier sont semble-t-il, pratiquement protégés, puisqu’ils sont libérés à chaque fois que la police les interpelle...

Sebkha, Basra, El Mina et Médina R ont aussi leur part du lot. On y distribue la poudre blanche au vu et au su de tous. Cependant, le plus dangereux, c'est l'existence de plusieurs cartels dirigés par de véritables barons apparemment intouchables qui continuent à distribuer la cocaïne et le chanvre indien partout à Nouakchott. La gendarmerie a pu arrêter deux bandes de leurs « sous-traitants ». La plupart de leurs membres sont des fils de nantis ou de personnes influentes...

Ces gangs distribuent leurs marchandises de façon bizarre. Après en avoir encaissé le prix par application bancaire, ils déposent la drogue dans une poubelle ou un tas d'ordures situés dans des ruelles désertes, puis en envoient les données GPS aux clients qui viendront discrètement récupérer la came. Cette astuce leur permet d'échapper à la surveillance policière. Sur les réseaux sociaux, on voit parfois des vidéos montrant une jeune fille mauritanienne de teint clair consommant un sniff aligné sur l'écran de son téléphone. Si l'État ne prend pas de rapides et fermes mesures, la situation risque ne plus être sous contrôle.

 

Mosy
lecalame

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