. chezvlane



un grain de sable pour secouer la poussière...

« Passe d’armes » entre députés de l’opposition et ceux de la majorité après des accusations de discrimination dans les administrations formulées par un député de l’opposition

Samedi 16 Mai 2026 - 11:37

Une intervention du député mauritanien de l’Alliance pour la justice et la démocratie – Mouvement du renouveau a suscité une polémique et des réactions de la part des députés des partis de la majorité après qu’il eut évoqué une discrimination au sein des administrations et des institutions publiques fondée sur des critères « ethniques et sociaux ».

Dans ce contexte, le député Ahmed Jidou Zeine a déclaré que les députés du Parlement mauritanien représentent, selon ses propres termes, « le peuple mauritanien dans toute sa diversité » et ne sont pas les représentants d’entités, de partis ou d’ethnies spécifiques, soulignant que le discours politique au sein de l’institution législative doit rester, selon ses propres termes, « à l’écart des qualificatifs partisans ou ethniques ».

Lors d’une intervention lors d’une séance parlementaire, Ould Zeine a estimé que la mention des partis ou la référence aux appartenances ethniques au sein des débats législatifs « n’est pas admissible et constitue une anomalie structurelle » dans le discours politique, appelant à éviter d’attiser les clivages au sein du Parlement.

Le député a ajouté qu’il mettait au défi tout député de l’opposition, en référence à l’ensemble des partis, de l’accompagner chez un ministre afin de vérifier l’ordre d’accueil au sein des ministères ou des institutions publiques, affirmant que ce qui circule concernant la priorité d’accès des députés « est inexact ».

Ould El Zeine a déclaré que les propos sur la priorité accordée aux députés de l’opposition dans certaines institutions, dont la Société nationale indutrielle et minère (SNIM), « n’ont aucun fondement » et visent à « induire l’opinion publique en erreur », selon ses propres termes.

Le député a estimé que de telles thèses relevaient de la « démagogie politique », affirmant que les députés, selon lui, sont égaux en qualité et en fonctions au sein du Parlement.

Il a conclu en affirmant qu’à sa connaissance, aucun parlement en Europe ou ailleurs n’autorisait – selon ses propres termes – le recours à des propos racistes dans les débats parlementaires

De son côté, le député Mohamed Cheikh Sidiya Ould Tolba, du parti Nidaa El-Watan, a appelé la présidence de la séance à encadrer les discours au sein du Parlement et à empêcher ce qu’il a qualifié de « querelles » et d’approches fondées sur des discours sectaires.

Au cours de son intervention, Ould Tolba a déclaré que l’institution législative, en tant que « chambre respectable », exigeait – selon ses propres termes – de ne pas autoriser des propos relatifs à de questions à caractère sectaire ou ethnique, et a demandé au président de la séance d’intervenir pour mettre fin à de telles interventions.

Le député a souligné que « la patrie appartient à tous » et que les institutions et administrations publiques regroupent tous les Mauritaniens, quelles que soient leurs origines, niant l’existence de toute discrimination fondée sur la couleur ou l’origine ethnique au sein de la fonction publique.

Il a ajouté que ce qu’il a qualifié de « propagande » évoquant l’existence d’une discrimination en Mauritanie « ne doit pas être tolérée », estimant qu’elle nuit – selon ses propres termes – à l’image du pays.

Quant au président de la séance, le député Ahmedou M’Balla, il a appelé à la tenue d’une séance spéciale au sein du Parlement afin d’élever le niveau du discours politique et de renforcer la discipline au sein de l’institution législative, compte tenu des divergences de points de vue entre les députés.

Il a déclaré, lors d’une séance parlementaire, que l’opinion publique suivait les délibérations des députés et les divergences de positions qui émergent des débats, soulignant que la nature du travail parlementaire exigeait un haut degré de responsabilité dans la conduite du dialogue.

Il a ajouté que les réponses des députés les uns aux autres, d’une manière qui enfreint le règlement intérieur du Parlement, ne servent pas le travail législatif, soulignant que les députés, en leur qualité de législateurs, se doivent de donner l’exemple en matière de discipline et de respect des règles régissant le débat.

Les tensions entre les députés de la majorité, de l’opposition et les ministres se sont intensifiées au cours des deux dernières semaines. En effet, en début de semaine, une séance avait déjà été suspendue après des joutes verbales entre le ministre de la pêche et des infrastructures portuaires Mokhtar Ahmed Bouceif et le député de l’opposition Yahya O. Boubacar
saharamedias

chezvlane

Chroniques VLANE | énergie / mines | politique | économie | affaires religieuses | interview | société | communiqué | droits de l'homme | Actualités de l'opposition | diplomatie / coopération | ONG / associations | justice | sécurité | international | sports | Syndicats / Patronat | TRIBUNE LIBRE | faits divers | vidéos | rumeurs | ndlr | culture / tourisme | pêche | Santé | medias | conseil des ministres | actu.g | TAAZOUR






Rubriques à la une

Recherche