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Mauritanie: Le Département d’Etat note des progrès de la liberté de presse

Vendredi 2 Avril 2021 - 12:17

Le Département d’Etat américain a rendu public son RAPPORT  sur les droits de l’homme et la liberté de presse pour l’année 2020 dans le monde, mettant en exergue les progrès constatées en Mauritanie, pour ce qui concerne la liberté de la presse et des médias, y compris les médias en ligne.

Les médias indépendants ont été actifs et ont exprimé une grande diversité de points de vue avec des restrictions limitées, indique ledit rapport, selon lequel, « tout au long de l'année, les représailles du gouvernement envers les médias ont considérablement diminué par rapport à l'année précédente (2019 ».
 

« Les médias indépendants sont restés la principale source d'information pour la plupart des citoyens, suivis des médias gouvernementaux », ajoute le rapport selon lequel, ces derniers se sont principalement concentrés sur les informations officielles, mais ont toutefois « fourni une couverture accrue des activités et des opinions de l'opposition ».
 

Concernant les violences et le harcèlement des journalistes, le document évoque des cas d'arrestations et de détentions arbitraires de journalistes au cours de l'année, dont ceux d’Eby Ould Zeidane, libéré par la suite,  sur la base d'un message Facebook dans lequel il contestait les dates auxquelles les Mauritaniens observent le jeûne annuel pendant le mois islamique du Ramadan et le cas du blogueur Momme Ould Bouzouma, arrêté le 5 mai et qui a passé 10 jours en détention pour avoir critiqué le gouverneur de la wilaya de Tiris Zenmour.
 

En janvier, les autorités ont arrêté deux reporters de Sahel TV, Mohamed Ali Ould Abdel Aziz et Abdou O. Tajeddine, pour des vidéos et des articles jugés insultants pour le président, ajoute le document, selon ils ont été libérés au bout de deux jours.

Concernant la liberté d’internet, le rapport ajoute : « au cours de l'année, le gouvernement a rarement restreint ou perturbé l'accès à Internet ou censuré le contenu en ligne », précisant qu’il « n'y avait aucune preuve indiquant une surveillance du  gouvernement des communications privées en ligne sans autorisation légale appropriée ».
 

Et de souligner qu’entre le 21 et le 30 septembre 2020, le gouvernement a perturbé le réseau 3G du pays à plusieurs reprises dans le cadre d’un effort annuel coordonné pour lutter contre la tricherie aux examens nationaux du secondaire, affirmant que les réseaux ont été immédiatement rétablis à la fin de la période d'examen chaque jour.

Le document rappelle que le 24 juin 2020, l'Assemblée nationale avait approuvé une nouvelle loi visant à interdire les publications prétendument fausses sur les réseaux sociaux. La loi vise à lutter contre la manipulation des informations en période électorale ou en période de crise, comme la pandémie su COVID-19, soulignant toutefois que de nombreux parlementaires de l'opposition ainsi que des militants des droits de l'homme ont dénoncé la loi, déclarant qu'elle risquait de porter atteinte aux libertés garanties par la constitution.
 

« Le Département d'État publiera une annexe à ce rapport à la mi-2021 qui élargit la sous-section sur les femmes de la section 6 pour inclure un plus large éventail de questions liées aux droits reproductifs », ajoute le document.

ESSAHRA.net

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