Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, a appelé à renforcer la justice climatique et à fournir des financements à des conditions favorables aux pays en développement, face aux défis croissants que posent les effets du changement climatique sur leurs économies.
Le ministre a fait ces déclarations lors de sa participation aux travaux du 11e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, qui se tient à Malabo, en Guinée équatoriale.
Dans son discours, Ould Merzoug a souligné que la coopération entre les pays du Sud n’était plus une option complémentaire, mais était devenue un levier stratégique pour remédier aux déséquilibres structurels du système international, face à l’intensification des défis liés au développement et au climat.
Il a souligné que l’organisation, qui regroupe 79 pays et compte plus de 1,2 milliard d’habitants, dispose d’un potentiel économique et démographique considérable, mais que sa mise en valeur reste subordonnée au renforcement de l’intégration économique et à l’augmentation du volume des échanges commerciaux entre ses États membres.
Il a appelé à la suppression des barrières non tarifaires, au développement des chaînes de valeur régionales et à l’investissement dans les infrastructures transfrontalières, ainsi qu’au soutien à la transition numérique et à la traduction des engagements politiques en projets concrets.
En ce qui concerne le climat, il a souligné que les États membres comptent parmi les plus touchés par les conséquences du changement climatique, bien qu’ils y contribuent peu, ce qui nécessite de renforcer les partenariats internationaux sur la base de la justice climatique, et de faciliter l’accès au financement et au transfert de technologies propres.
Il a également appelé à renforcer les investissements dans les énergies renouvelables, à développer l’économie bleue et l’agriculture intelligente face au climat, en tirant parti des potentialités dont regorgent les pays de l’Organisation.
Sur le plan financier, il a souligné que le fardeau de la dette constituait un obstacle au développement, ce qui nécessite sa restructuration et son allègement, parallèlement au renforcement de la mobilisation des ressources internes, à l’amélioration de la gouvernance économique et à la lutte contre les flux financiers illicites.
Le ministre a insisté sur la nécessité de passer d’un modèle fondé sur l’aide à un modèle reposant sur la souveraineté économique, l’intégration et une solidarité effective, afin de renforcer la capacité des pays de l’Organisation à relever les défis communs.
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Le ministre des affaires étrangères : « la coopération entre les pays du sud est devenue un levier stratégique pour remédier aux déséquilibres structurels du système international »
