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un grain de sable pour secouer la poussière...

Propositions pour transformer la Mauritanie (4e partie )

Mardi 21 Mai 2019 - 20:07

Contribution au débat dans le cadre de la présidentielle 2019


VI)  Développement économique : « Concevoir et implémenter une stratégie authentique de développement et de diversification de l’économie »

 

Par Aboubakr Ould Maroini

 

L’économie Mauritanienne s’est pratiquement limitée, jusqu’à présent, à une « économie de rente » basée sur l’exportation des matières premières brutes, limitant ainsi la valeur ajoutée interne et plafonnant les retombées en matière d’emploi, avec de surcroit une forte vulnérabilité aux variations conjoncturelles des marchés et celles des niveaux de production. Le capital privé national reste, quant à lui, largement orienté vers des secteurs non productifs.

 

Lire aussi: Propositions pour transformer la Mauritanie (3e partie)

 

Pour sortir de ce schéma, il incombe à l’Etat d’adopter une stratégie qui diversifie l’économie, encourage la prise de risque et crée les conditions d’une plus forte attractivité de l’investissement dans les secteurs productifs.

 

Nous avons certes la « stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée - SCAPP 2016-2030 » engagée sous l’impulsion de la banque mondiale, qui permet aux autorités de mettre en avant l’existence d'une stratégie nationale de développement à long terme.

 

 Il convient toutefois de tirer les enseignements des stratégies et programmes précédents (CSLP) dont l'efficacité de la mise en œuvre a été fortement limitée, entre autres, par la faiblesse des capacités techniques et l’insuffisance des ressources financières, mais aussi par la faiblesse de la gouvernance économique et la déconnexion entre la programmation et l’exécution, selon l’appréciation même de la banque mondiale.

 

Il faut admettre que la faiblesse du contrôle par la société civile et par les média sont tels que trop souvent, l’on se contente de l’effet d’annonce ou encore du quantitatif au détriment du qualitatif et ce dans pratiquement tous les secteurs ; on assiste par conséquent à la prolifération de « plans d’actions » qui relèvent, parfois, davantage de la propagande que de l’action concrète, conséquences du mépris qui a pu, dans certains cas, caractériser l’attitude du pouvoir et des élites à l’égard des citoyens.

 

Aujourd’hui, notre pays mérite d’abord un changement profond de l’attitude des gouvernants envers la population. Notre pays mérite aussi une alternative aux « stratégies-alibis », ces dispositifs superficiels qui n’ont d’autres velléités que de satisfaire les exigences des institutions monétaires internationales afin de justifier de nouveaux crédits des bailleurs de fonds.

 

Il nous faut donc une stratégie authentique et mobilisatrice, qui devra être la résultante d’un travail de fond et d’une grande concertation citoyenne sur les objectifs et priorités du développement.

 

Cette stratégie devra être mieux déclinée au niveau sectoriel avec des plans d'action réalistes et surtout pilotées par des équipes compétentes et dévouées.

 

Il convient également de la décliner au niveau régional, et permettre à chacun des conseils régionaux créés récemment de se doter d’un plan de développement régional cohérent avec la stratégie nationale, de se l’approprier et de mettre progressivement en place les moyens pour en assurer la mise en œuvre.

 

De telles orientations ne pourront toutefois porter leurs fruits, que dans le cadre d’une « économie politique » qui nous est propre, prenant en compte nos spécificités (humaine, territoriale, sociale, historique,…) pour nous redonner un choix plus autonome de nos priorités et des déterminants de la répartition des investissements publics tout en maîtrisant les grands équilibres macroéconomiques. Une « économie politique », qui, tout en maintenant le cadre libéral, récuse le capitalisme sauvage et consacre une doctrine de la croissance dont les fruits doivent véritablement bénéficier à tous.

 

La stratégie préconisée visera, parmi ses éléments essentiels, à :

 

1)     Diversifier l’économie et renforcer la compétitivité de notre pays et sa performance économique de manière à réduire sa dépendance extérieure.

 

Dans le même temps, vu notre retard sur le plan des infrastructures (de santé, d’éducation, mise à niveau des grands axes routiers, création d’ouvrages côtiers et autres travaux publics), une politique de relance par les travaux d’infrastructures doit être poursuivie tout en mettant en place les dispositifs garantissant une gestion transparente et un pilotage efficient des projets.

 

2)      Relever le défi de la création de la valeur ajoutée, en particulier en s’orientant vers plus de transformation des ressources naturelles. Il convient de privilégier les investissements industriels permettant de satisfaire une partie croissante des besoins locaux, alimentaires ou autres.

 

Il faudra pour cela, faciliter l’accès à l’énergie et au capital pour les industries de transformation, mais aussi agir sur la formation d’une main d’œuvre qualifiée.

 

A titre d’exemple, développer la pelletisation du fer grâce aux nouvelles ressources en gaz aurait pour avantage de créer des emplois et de contribuer à résorber le chômage massif, dont pâtissent en particulier les jeunes.

 

3)     Encourager les initiatives des jeunes et faciliter leur entrée dans les secteurs productifs, à l’instar de celui de l’agriculture ou celui de la pêche, des secteurs vitaux et porteurs pour la Mauritanie.

 

4)     Améliorer la gouvernance économique notamment via le renforcement des capacités de conception, de planification et de mise en œuvre, mais surtout de suivi et d’évaluation des politiques publiques. Ce qui nécessite de se doter d’outils d’aide à la décision s’appuyant sur une production statistique de qualité basée sur des systèmes d’indicateurs pertinents. Pour ce faire, il est nécessaire de prendre en considération non seulement des indicateurs de processus mais également les indicateurs d’impact. Ces outils serviront également comme base de la planification stratégique de développement.

 

5)     Donner une forte impulsion au développement du secteur de la pêche et accélérer son intégration à l’économie nationale.

 

- afin de prendre une part plus importante de la valeur face à l’effort de pêche des puissances étrangères (Chinois, Européens, etc.), il nous faudra étendre et moderniser notre flotte nationale (navires de pêche côtière et de haute mer), disposer de capacités plus importantes de stockage, de traitement et de congélation et former davantage de marins pêcheurs et de membres d’équipages.

 

- accélérer la « mauritanisation » de la chaîne de valeur en instaurant des mesures incitatives (fiscales, facilités logistiques, etc) pour favoriser l’investissement dans les unités de transformation des poissons (conserveries de sardines, anchois, etc.)

 

6)     Assurer une intégration plus forte et plus rapide du secteur pétrolier à l’économie nationale et s’en servir comme véritable levier du développement économique et social (développé spécifiquement dans la section suivante).

 

VII)        Energies : « Elaborer et mettre en œuvre une véritable politique nationale des Hydrocarbures »

 

Le paysage énergétique en Mauritanie a connu des évolutions notables ces dernières années : des avancées ont été accomplies pour améliorer la part des énergies renouvelables (solaire et éolienne) dans le mix énergétique. Ces acquis doivent être poursuivis et renforcés ; il convient également de profiter des ressources en gaz pour supprimer, à terme, l’usage du fioul dans la production d’électricité.

 

La politique des Hydrocarbures « amont » s’est, quant à elle, longtemps concentrée sur le cadre institutionnel, en particulier sur la modernisation du cadre légal et sur l’attractivité des compagnies d’exploration pétrolière.

 

Dans le même temps et malgré la mise en place du FNRH (Fonds National des Recettes en Hydrocabures), une approche rentière a continué à dominer la gestion des ressources (tout comme dans les autres industries extractives), avec une faible intégration du secteur au reste de l’économie nationale.

 

Cependant, avec les récentes découvertes d’importantes ressources en gaz et le lancement du projet de développement du champ GTA (Grand Tortue Ahmeyim) à la frontière maritime avec le Sénégal, le secteur évolue dans un contexte nouveau :

 

-                On assiste à un regain d’intérêt des multinationales pétrolières, suite à l’arrivée de BP, et de fait, une forte présence des principales « majors » pétrolières attirées par les nouvelles découvertes et par le potentiel de l’offshore Mauritanien en eaux profondes.

 

-                Le pays table sur une croissance stimulée par la perspective de recettes conséquentes grâce à l’exportation du gaz liquéfié.

-                 

Ce nouveau contexte appelle, sinon une refonte, du moins un renouveau de la politique nationale des hydrocarbures qui devra faire de la contribution effective aux activités pétrolières, du développement de la production et de la gestion durable des revenus, de véritables leviers du développement économique et social du pays. En effet, le bien-être de la population et des générations futures dépend d’une gestion durable et transparente des ressources, alliant rigueur et respect de l’environnement.

 

Aussi, les expériences acquises doivent permettre d’éviter les écueils de l’économie rentière et nous inciter à une gouvernance véritablement transparente des ressources et à une utilisation rationnelle des recettes en vue de financer l’Education (part spécifique des avoirs du FNRH comme souligné dans nos propositions pour « l’Education »), soutenir les efforts de réduction de la pauvreté et impulser un développement économique multisectoriel.

 

La nouvelle politique nationale en hydrocarbures pourrait s’articuler autour des axes suivants:

 

1)                      Eriger un cadre éthique et socio-environnemental solide                                               

 

Les progrès accomplis jusqu’ici, en particulier la révision du cadre légal et réglementaire, la prise en considération de façon générale des normes internationales applicables dans l'industrie pétrolière, et les engagements de reporting liés à l’adhésion à l’ITIE, doivent être poursuivis pour :

 

-                mettre en place un véritable cadre stratégique socio-environnemental ainsi qu’un système d'information environnementale qui serviront comme référentiel pour les études d’impact de tout projet pétrolier ou gazier. Celles-ci devront prendre en compte tous les risques avérés ou plausibles pouvant affecter nos écosystèmes avec une attention particulière pour nos eaux maritimes, nos ressources halieutiques et notre littoral dont les espèces protégées pourraient être impactées, à l’instar des réserves naturelles du parc de Diawling au Sud ou du banc d’Arguin au Nord.

 

-                Dépasser les exigences de reporting de l’ITIE en matière de transparence, en particulier dans la publication des rapports, dont l’utilité s’avère limitée lorsqu’ils sont publiés a posteriori, avec deux ans de retard. Dans la même optique, il nous faudra renforcer les règles concernant la gestion et l’utilisation des revenus pétroliers afin de constituer un cadre cohérent et fonctionnel.

 

2)  Mettre en place une gestion efficiente des activités et du patrimoine pétrolier

 

- cela nécessitera, au-delà du Cadastre pétrolier informatisé, de mettre en place une véritable base de données pétrolières « vivante » qui sera enrichie et mise à jour, au fil de l’eau, avec les données de sismique et de forage, issues des activités d’exploration, d’évaluation ou de développement de champs pétroliers.

 

Des laboratoires d’analyses pétrochimiques ainsi que des logiciels modernes pour l’analyse des données et la simulation de réservoirs devront également de renforcer les capacités des équipes de l’entreprise nationale et du Ministère, avec, si nécessaire, un accompagnement technique extérieur.

 

3) Garantir des retombées optimales et une intégration du secteur pétrolier à l’économie nationale

 

-                Aussi, afin de « maximiser » l’impact des ressources gazières sur l’économie du pays, il convient de rompre avec la vision rentière et ne pas se contenter des recettes directes provenant des clauses contractuelles et notamment du partage de la production. Une stratégie pour développer le « contenu national » doit être conçue et mise en place en vue d’accroître les retombées globales, non seulement via l’emploi de personnels Mauritaniens par les opérateurs et par leurs sous-traitants, mais également via la participation des entreprises Mauritaniennes à l’industrie pétrolière.

 

-                Cela passe, bien entendu, par la mise à niveau de l’offre de compétences et de capacités locales en termes de ressources humaines qualifiées et d’outils pour répondre aux besoins des opérateurs et de leurs sous-traitants. Par conséquent, la nécessité de concevoir et mettre en œuvre un vaste programme de formation à tous les niveaux, impliquant les opérateurs pétroliers, les acteurs de l’éducation et les employeurs Mauritaniens, s’impose comme une évidence.

 

-                La stratégie de « contenu national » visant l’intégration du secteur pétrolier dans l’Economie nationale, devra permettre l’émergence d’entreprises Mauritaniennes de différentes spécialités, capables de prendre part, avec les compétences et le savoir-faire requis, à cette nouvelle industrie non seulement sur le plan de la logistique locale, mais également tout l’éventail de services le long de toute la chaîne de valeur...

 

-                Afin d’appuyer cette stratégie, une loi sur le « Contenu national » permettra, à l’instar des pays producteurs, de poser clairement les principes mais également de cadrer les efforts et de systématiser les approches visant à « mauritaniser » le maximum des maillons de la chaîne de la valeur pétrolière et gazière, et ce de façon progressive et méthodique en vue de développer et pérenniser un véritable tissu industriel.

 

 4)  Consacrer le gaz comme le carburant de notre transition énergétique 

 

-                A la lumière des nouvelles ressources et du nouveau potentiel, il convient d’élaborer un véritable plan directeur ou « Gas Master plan » permettant de consacrer et de diversifier les usages du gaz naturel dans notre pays en tant qu’énergie plus propre que toute autre énergie fossile, et, qui plus est, fiable, abordable et désormais abondamment disponible localement. Ce « Gas Master Plan » devra aller plus loin que les études précédentes, et son rapport final devra être adressé au Président de la République, avec des recommandations précises qui couvriront non seulement la monétisation du gaz par l’export du LNG, mais également tous les usages réalisables en local. Parmi ces priorités, figureront inévitablement la production d’électricité et la suppression à terme des centrales à fuel, ainsi que l’utilisation du CNG (Gaz naturel comprimé) dans les sites industriels et miniers et, pourquoi pas, dans les transports.

 

-                Mais la valorisation du gaz ne saura se cantonner aux points précédents. D’autres usages pourront être considérés au fur et à mesure du développement des ressources gazières, par exemple :

 

La production d’engrais : en utilisant le gaz pour la production d’acide phosphorique, il sera possible avec l’exploitation du minerai de phosphate dans le Sud, de développer une production d’engrais phosphatés, permettant ainsi de satisfaire les besoins de l’agriculture locale et d’en exporter le surplus à d’autres pays de la sous-région.

 

l’agriculture dans la région du fleuve devra bénéficier d’une énergie moins chère et plus disponible au profit de l’irrigation et des activités de moisson et de valorisation des récoltes, donnant ainsi une forte impulsion au développement agricole du pays.

 

-  utilisation du gaz pour la pelletisation du fer ce qui permettrait de valoriser notre production de minerai et aurait dans le même temps pour avantage de créer des emplois supplémentaires.

 

L’évolution planifiée d’une partie du parc automobile (utilitaires, transports publics/ autobus, véhicules lourds et engins industriels des sociétés minières, engins agricoles, etc… ) vers le CNG comme nouveau carburant en lieu et place de ceux actuellement importés[1].  Les gains économiques sont évidents et les émissions de COse verraient significativement réduites.

 

VIII)      Qualité des institutions et Moralisation de la vie publique :

 

« Actionner cinq grands leviers pour améliorer la qualité des institutions et pour moraliser la vie publique »

 

La faiblesse des institutions et de l’État de droit, conjuguée à l’opportunisme des élites et à la corruption endémique, ont considérablement affaibli la crédibilité de l’État et de la classe politique. Aussi, pour mener à bien le projet de renouveau national, il est nécessaire de transformer profondément la vie politique.

 

En effet, la démocratie ne se réduit pas en folklore où l’on organise périodiquement des élections en accordant quelques libertés aux média privés, mais doit former une philosophie cohérente, socle d’un système avec ses lois et règlements, ses institutions respectables et respectées y compris par l’exécutif.

 

Notre pays mérite un exécutif qui n’empiète pas sur les autres pouvoirs, un parlement fort qui ne se contente pas d’un piètre rôle de « chambre d’enregistrement » et bien sûr et par-dessus tout, une institution judiciaire véritablement indépendante et impartiale.

 

Pour ce faire, nous pouvons identifier cinq grands leviers d’action :

 

1)     Miser sur les ressources humaines allouées aux institutions. La qualité des institutions, qui reste une condition sine qua non au décollage économique, requiert d’évidence, qualité et performance des personnels, et de fait un investissement dans le capital humain via la formation et la gestion efficiente des ressources humaines, valorisant compétences et performance.

 

2)     Rétablir une véritable morale politique.

 

-       Pour remédier au dévoiement de notre système de valeurs, à la compromission des élites et à l’élasticité de leur engagement, il n’y a d’autre choix que de restaurer et réhabiliter le système de valeurs, notamment la fiabilité de la parole politique. Le respect des engagements, la rectitude et l’honnêteté intellectuelle sont autant de vertus que nous souhaitons valoriser au détriment de la flagornerie stérile.

 

-       Consolider la crédibilité du discours politique. Pour cela, il nous faudra rompre avec la langue de bois et les slogans creux.  Plus spécifiquement, il faudra instaurer le « crime de parjure » qui concernera, en particulier, les mensonges délibérés des responsables publics lors de déclarations officielles ou en séance de réponses aux questions des députés, ou encore lors d’un témoignage sous serment.

 

-       Bannir la fraude électorale et en criminaliser les actes flagrants, tout en mettant en place les dispositifs pour la prévenir et assurer la neutralité de l’administration. Bien sûr, cela reste intimement lié au fonctionnement et à l’indépendance des différents organes de la justice.

 

-       Exiger un niveau minimal de formation pour les candidats à des postes électifs. Nos élus doivent impérativement avoir une bonne compréhension de leur rôle et partager une conception cohérente de l’équité, de la liberté, du droit et de la justice.

 

-       Instituer des cours de langues Nationales à l’Assemblée Nationale et aux Conseils Régionaux, avec l’inscription obligatoire de chaque élu à au moins une langue nationale de son choix.

 

-       Contenir le tribalisme et réduire l’effet des appartenances concurrentes à la citoyenneté (régionalisme, tribalisme, etc.), notamment grâce à l’éducation et les campagnes de sensibilisation y compris dans les zones rurales.

 

3)     Créer un Observatoire indépendant de la séparation des pouvoirs. Cette initiative civile permettrait d’exiger transparence dans la séparation des pouvoirs et clarté dans les compétences des différentes institutions. 

 

Cet observatoire devra publier un rapport annuel sur l’état de la séparation des pouvoirs et la qualité des institutions dans notre pays.

 

4)     Lutter efficacement contre la corruption et faire de cette lutte un pilier majeur de la transformation et de la rénovation du contrat social :

 

-       Renforcer les instances de contrôle et assurer leur indépendance afin de mettre fin à l’impunité.

 

-       Lancer de façon urgente une opération « main propre » où l’on frappera fort afin de mener le « nettoyage » nécessaire et repartir sur de bonnes bases.

 

-       Instaurer un moratoire de 5 ans sur les marchés de gré à gré (qui seront strictement interdits pour des marchés d’une valeur supérieure à un seuil à définir.

 

-       Soutenir les ONGs et les initiatives de la société civile œuvrant contre la corruption et leur ouvrir la possibilité de se constituer en partie civile devant la justice contre tous les forfaits de cette nature.

 

-       Lutter contre le favoritisme et le trafic d’influence, en assurant la transparence complète dans les recrutements des agents de l’Etat et de ses entreprises via des concours incontestables ; de même leur avancement sera basé sur le mérite. Cette transparence sera également strictement observée dans l’attribution des marchés publics.

 

5)     S’appuyer sur les nouvelles technologies pour pallier lenteurs et lourdeurs de l’administration. N’hésitons pas à mettre en place les outils d’un véritable e-gouvernement, qui faciliteraient le rapprochement avec le citoyen et le traitement rapide des doléances de ce dernier.

 

 

[1] Il y a Aujourd’hui plus de 20 millions de véhicules roulant au gaz naturel dans le monde.

Tout véhicule à essence peut être converti à la bi-carburation essence-CNG, mais cela implique l'installation d'un réservoir de CNG dans le coffre, de la tuyauterie, d'un système d'injection de gaz naturel, et de l'électronique. Outre la réduction des coûts de consommation et de notre dépendance vis-à-vis du pétrole importé, un avantage majeur des véhicules roulant au CNG est de réduire la pollution (-25% minimum)..

 

A noter que le gaz naturel est, à ce jour, le carburant alternatif non-dérivé du diesel le plus répandu pour la propulsion des autobus (utilisé sous sa forme compressée -CNG).

source alakhbar.info

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