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Gouraye : Le chantier école avance à un rythme soutenu

Jeudi 13 Février 2020 - 08:13

Entamés le 14 mars 2019, les travaux de construction d’une école primaire avec la modalité chantier école utilisant les matériaux locaux dans la localité de Gouraye avancent à un rythme soutenu.
50 stagiaires, des jeunes de Gouraye, sous la supervision de maçons qualifiés travaillent d’arrache-pied pour achever dans les délais cet établissement qui devrait être fonctionnel à la rentrée prochaine.

L’Ambassadeur de l’Union Européenne en Mauritanie, Giacomo Durazzo, accompagné du maire de Gouraye Tijane Deh, du hakem et de Sidi Mohamed Ould Cheikh, Coordinateur du projet PECOBAT ont visité, jeudi 6 février 2020, le chantier école.
Sur le chantier, les officiels ont suivi un exposé de l’architecte et maitre d’œuvre Sergio Suarez Sanchez, relatif aux nouvelles techniques de construction en matériaux locaux, les avantages des formations en éco-construction dans un chantier école, l’accompagnement des jeunes bénéficiaires lors de leurs premiers parcours à travers le système  de compagnonnage formation.

Trois pavillons de trois classes seront ainsi édifiés. Ce chantier école est exécuté dans le cadre du PECOBAT, projet du Bureau International du Travail (BIT), financé par l’Union Européenne, pour l’amélioration de l’employabilité des jeunes et le développement de capacités des PME, dans le secteur du BTP. D’ailleurs, trois GIE (Groupement d’intérêt Economique) du Guidimakha ont été mis en concurrence pour  l’attribution d’un lot. Le GIE dénommé Espoir du Guidimakha a décroché le lot  n03 de construction d’une partie du chantier école de Gouraye. Ce GIE regroupe des jeunes formés par  PECOBAT en maçonnerie-terre et qui entament leur première expérience en entreprenariat sous l’encadrement d’une entreprise locale spécialisée.

De l’avis de  Sergio Suarez Sanchez, «ces chantiers sont divisés en trois lots confiés chacun à un GIE formé par de jeunes formés par le PECOBAT sous l’encadrement d’une entreprise locale, le tout sous la supervision d’un bureau d’ingénieurs pour le suivi et le contrôle des travaux ».
Selon lui, le chantier de Gouraye a bénéficié de l’appui de l’association «Voute Nubienne » basée au Burkina Faso et qui travaille dans le Sahel dans le domaine de la construction à base de matériaux locaux.
Ceci s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’entrepreneuriat local et d’offrir des emplois décents dans un secteur durable aux jeunes du terroir. De jeunes femmes stagiaires ont pu s’intégrer et poursuivent leur formation à Gouraye suscitant l’admiration.


Challenge relevé
 

Le maire de Gouraye a exprimé sa satisfaction pour la construction de cet établissement qui va améliorer sensiblement le niveau éducatif dans sa commune. « Cette deuxième école va décongestionner, affirme-t-il, la première qui regorge de salles pléthoriques allant jusqu’à 200 élèves. Les futurs bâtiments sont mieux adaptés au climat».
Avant d’exprimer ses remerciements à l’UE et au BIT, Tijane Deh formulera une doléance au diplomate européen pour une extension de la maternité du centre de santé de Gouraye.

Giacomo Durazzo s’est félicité de l’avancement du chantier école de Gouraye et mis en exergue l’utilisation de technique particulière et de la valorisation du savoir-faire local amélioré par de jeunes stagiaires avec l’accompagnement de professionnels. «C’est un beau cadre pour les scolaires. Nous espérons l’inaugurer à la rentrée scolaire prochaine, en compagnie du ministre de l’éducation nationale», souhaite-t-il. Le diplomate européen a loué la franche collaboration entre le BIT et l’UE  qui a permis la mise en place d’infrastructures durables.

Federico Barroeta, le conseiller technique principal du BIT  tire un bilan globalement satisfaisant : « le résultat auquel nous aboutissons aujourd’hui tombe à pic, des enfants qui trouvent de plus grandes opportunités de scolarisation, des jeunes qui accèdent à un métier et à un emploi dans de nouvelles filières BTP, avec l’avènement de GIE. Des jeunes ont pu monter des projets fiables et travailler pour leur propre compte et mener ainsi un extraordinaire parcours professionnel.

C’est dire que le dynamisme des jeunes peut engendrer plus de progrès ». « De belles opportunités se sont offertes entre le BIT et les Centres de formation professionnelle de Kaédi et de Sélibaby, dans l’introduction d’un curricula de type chantier-école en BTP. Il est important de pérenniser le modèle de chantier école, de l’adapter aux régions éloignées et de créer des opportunités dans le cadre du développement endogène dans les terroirs ».

Ce sont autant de  résultats durables qui profitent aux populations locales et au marché du travail par la mise à disposition de jeunes issus du terroir et sur lesquels la collectivité peut compter pour le développement d’habitats et d’infrastructures à base de matériaux locaux moins coûteux et plus adaptés à leur environnement. C’est aussi tant d’espoirs qui ont vu jour. C’est un challenge qui a été relevé», se félicite Federico Barroeta.
 

Thiam Mamadou 

lecalame.info

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