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un grain de sable pour secouer la poussière...

Une déclaration publiée par le Dr Ahmed Ould Haroun Ould Cheikh Sidya

Dimanche 24 Octobre 2021 - 18:54

Après avoir rendu grâce à Dieu le Tout-Puissant, je vous remercie, mes frères et sœurs mauritaniens, de votre soutien fort et noble et de votre intérêt conscient aux affaires du pays et pour ce qui m'est arrivé et se poursuit, depuis le mercredi, 20 octobre 2021, à la suite de mon interview télévisée sur les ondes de la respectée chaîne Al-Mourabitoun ; je voudrais vous en dire, brièvement, la chronologie :
 
La police effectua une descente chez moi, le jeudi 21 octobre, disant qu'elle détenait l'autorisation verbale du procureur de la République, puis elle fouilla, à fond, ma salle de lecture ; ensuite, ils me conduisirent au poste, non sans confisquer mes téléphones et ceux de mon frère, présent à ce moment-là. Ils emportèrent, par devers eux, 3 de mes notes écrites et un ordinateur.
 
Au commissariat de police, ils m'ont interrogé sur le document que je mentionnais lors de l'interview ; immédiatement, je le leur sortis de la mémoire de l'ordinateur ; aussitôt, ils entamèrent une polémique avec moi quant à la gravité des faits : selon eux, le document et sa teneur n’étaient pas dangereux ; à leurs yeux, ce qui a attiré mon attention - des hauts fonctionnaires transportant des valises de millions de dollars - se répète chaque jour, partout dans le monde, et ne comporte rien d’anormal. 
 
Je leur ai répondu que l’élément en question n'avait pas attiré ma seule attention mais celle de leur tutelle, en l’occurrence le ministère public ; c’est à ce titre que j'avais signifié, haut, mon cri d’indignation, au ministre de la Justice, par lettre officielle. Le courrier rappelait que le sujet suscitait la curiosité des personnes interrogées, des témoins et des employés de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm) ; d’ailleurs, ces derniers attestaient n’avoir jamais rien vu de tel, dans leur institution.
 
Ils m'ont assailli de questions et discuté d’autres considérations ; je leur répondis que leurs raisons ne m’ont pas convaincu et ils m’objectèrent la réciprocité de ce doute, puis ils décidèrent ma garde-à-vue, au commissariat.
 
Alors que je dormais, le samedi soir, près de minuit, ni moi ni eux n’escomptions une fin de la détention provisoire avant lundi ; un policier me réveilla et m'apprit que son directeur et le commissaire se trouvent dans le bureau et me voulaient voir.
 
Ils me remirent le procès-verbal auquel j’apportai des modifications, avant de le signer. Il y était écrit, in fine, que j'étais renvoyé au Parquet, le lundi prochain.
 
Nous avons continué à nous engager dans des conversations d’ordre général, en attendant une ou des personnes absentes de notre conciliabule ; au travers des appels téléphoniques, il semblait s’agir d’hommes d'autorité. Une heure plus tard, l’un des membres de ma famille entra et me fit sortir, dans sa voiture ; nul ne m’a restitué, jusque-là, mes appareils et agendas personnels.
 
Depuis lors, la réception de mes visiteurs retardait la présente déclaration et m’empêchait de prendre connaissance de vos interrogations à propos du dossier et ses développements.
 
J'ai été arrêté sans préavis et libéré, soudainement, à mon insu et j’en ignore le bien-fondé. 
 
Le document précité est entre leurs mains. Selon leur préférence, ils le publieront ou le laisseront en l’état. Quant à moi, j'étudiais et étudie, toujours, sa publication, en temps opportun et de la manière appropriée, suivant les critères de pertinence juridique et politiques. Tant que l'affaire est pendante en droit, j’en parle peu et garde mes documents et autres preuves jusqu'au jour où je les exposerais, à la justice, mes avocats autour de moi. 
 
S’agissant des arrangements, de la soumission, du changement d'attitude et de l'abandon de mes principes de droit et de ma cause nationale, je vous assure, mes chers, que je n'ai fait et ne ferai rien de cela, tant que je vis et apprécie la bénédiction de la lucidité et du discernement. Peu importent les pressions et les dangers qui s’annoncent, si Dieu le permet, je réitère mon voeu" et ne m'humilie pas au Jour de la Résurrection".
 
Ahmed Ould Haroun, Ould Cheikh Sidia
18 Rabi’e-Awwal 1443 (calendrier hégirien)
24 octobre 2021, après JC.
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