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L’Assemblée nationale autorise la ratification de l’accord de prêt destiné au financement du PARED II

Mardi 29 Mai 2018 - 20:48

L’Assemblée nationale a tenu mardi une séance plénière sous la présidence du député Mohamed Ghoulam Ould El Hadj Cheikh, son deuxième vice- président, consacrée à la discussion du projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 11 février 2018 entre la Mauritanie et le Fonds Africain de Développement (FAD) destiné au financement du programme des réformes économiques et de la diversification de l’économie phase II.

Le gouvernement était représenté à cette plénière par le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay.

Le ministre a indiqué que le pays a adopté ces dernières années un programme ambitieux d’investissements publics avec une réorientation de la stratégie du gouvernement vers davantage de transparence en matière de gestion des affaires publiques. Dans ce cadre, le gouvernement a élaboré un programme de réformes visant le renforcement des bases nécessaires à la réussite du processus de la diversification de l’économie.

Il a précisé que ce programme de réformes soutenu par l’appui budgétaire, est le premier du genre que le pays a obtenu en accord avec deux institutions financières (la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement). Ce programme dit-il, représente le lancement du processus d’opérations annuelles programmées avec des montants plus substantiels à court et moyen termes. C’est aussi un programme qui sera soutenu par d’autres partenaires financiers au cours des toutes prochaines années.

Ce programme, dit le ministre, englobe deux composantes : la première vise améliorer l’efficacité des dépenses publiques et la seconde encourager le système de production hors industries extractives et à créer des conditions propices à la diversification de l’économie pour stimuler une croissance globale et durable.

Le ministre a ajouté que le prêt actuel intervient pour financer la deuxième phase du programme de réformes économiques et de la diversification de l’économie et qu’il s’élève à quatre millions d’unités de compte soit l’équivalent de 204 millions N-UM et sera remboursé sur trente ans dont 5 ans de différé avec un taux d’intérêt de 1% et une commission de service de 0,75% en plus d’une commission d’engagement à hauteur de 0,5% par an sur les montants du prêt non décaissés.

Il a rappelé les que le programme a déjà bénéficié en 2016 d’un don et d’un prêt du Fonds Africain de Développement pour un montant global de six millions sept cent mille quatre cent soixante unités de compte en plus d’un don de 19 millions de DTS (droits de tirage spéciaux) de la Banque Mondiale.

Le ministre a passé en revue les principales réformes qui ont marqué l’action gouvernementale ces dernières années et les principaux résultats qui en ont découlé notamment en matière d’offre d’infrastructures de base et développement de l’arsenal juridique régissant les affaires en plus de la formation des ressources humaines.

Il a réaffirmé que le sérieux des réformes entreprises et les résultats positifs qu’elles ont impactés sur l’économie nationale ont convaincu les partenaires au développement de la nécessité de les accompagner et de les appuyer surtout que le pays dispose d’un programme d’investissements publics qui fixe avec précision les projets éligibles au financement et met un terme aux chevauchements entre eux.

Les députés ont apprécié l’importance de ce projet de loi qui va permettre de renforcer les performances de l’économie demandant toutefois d’insister en ces jours-ci davantage sur les domaines plus liés à la vie de tous les jours des citoyens et s’interrogeant au sujet des principaux secteurs que ces réformes économiques et cette diversification vont englober et sur la nature des interventions qui vont être menées et sur leur efficacité.

Ils ont engagé le gouvernement à veiller en particulier à l’utilisation la plus rationnelle possible des financements acquis et de s’assurer de l’application des règles de transparence que peut permettre l’utilisation de ces financements par toutes les institutions concernées ainsi qu’un contrôle plus rigoureux sur les dépenses publiques par toutes les institutions de l’Etat.

source AMI
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