Le Parti pour le renouveau du mouvement démocratique (Tahadi) a exprimé son rejet « absolu et inconditionnel » de tout appel ou initiative visant à permettre au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de se présenter pour un troisième mandat présidentiel, estimant que ces appels constituent une violation de la Constitution et portent atteinte au principe de l’alternance pacifique au pouvoir.
Dans un communiqué, le parti a déclaré suivre « avec une profonde inquiétude et une vive condamnation » la montée en puissance, au sein de certains milieux pro-gouvernementaux, des voix appelant à un troisième mandat pour le président, soulignant que la Constitution constitue un pacte national contraignant qui ne saurait être modifié ou contourné au service d’intérêts politiques ou personnels.
Tahadi a souligné que l’appel à un troisième mandat constituait une menace pour la stabilité politique et institutionnelle et sapait les fondements du système démocratique, mettant en garde contre les tensions politiques, la polarisation sociale et l’affaiblissement de la confiance dans les institutions constitutionnelles que cela pourrait entraîner.
Le parti a tenu les promoteurs de ces appels pour politiquement et moralement responsables de toute conséquence qui pourrait en découler, affirmant que le respect de la Constitution et de l’État de droit est un engagement national qui ne souffre d’aucune compromission.
La déclaration du parti fait suite à l’appel lancé par le parti Dialogue, membre de la coalition majoritaire, invitant le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à se présenter pour un troisième mandat.
La présidente du parti Dialogue, Vala Mini, a déclaré que son parti demandait au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de se présenter pour un troisième mandat présidentiel « en toute confiance et sans gêne ».
Mint Mini a ajouté, lors d’une conférence de presse hier, que son appel en faveur d’un troisième mandat pour le président « découle de ce qu’elle a qualifié de recherche de l’intérêt simple du citoyen », selon ses propres termes.
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Mauritanie : le parti « Tahadi » rejette les appels pour un « troisième mandat » et met en garde contre toute atteinte à la constitution
