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2023, l’année du gaz en Mauritanie et au Sénégal

Mercredi 3 Mai 2023 - 14:10

2023 est une année qui, sauf nouveau report, entrera dans l’histoire de la Mauritanie comme celle de la production du gaz. Le gaz découvert sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal en 2015 pourrait être le facteur déclenchant d’une profonde transformation de l’économie de ces deux pays qui ont décidé de se mettre à deux, en engageant les sociétés BP et Kosmos Energy dans l’ensemble du processus conduisant à la commercialisation de la production du champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Des découvertes de gaz qui ont fait de la Mauritanie l’une des destinations privilégiées des investisseurs étrangers, conduisant même certains pays, comme le Royaume-Uni, à ouvrir leurs ambassades à Nouakchott pour raffermir des relations diplomatiques et économiques prometteuses.

Dans un document du ministère du Pétrole, des Mines et de l’Energie intitulé «Eléments sur la stratégie énergétique (Volet Hydrocarbures) », le directeur général des Hydrocarbures au MPME, Moustapha Ould Béchir, explique les éléments de la politique sectorielle, en amont et en aval, précisant qu’en chiffres, Bir Allah c’est 80 Tcf+ (trillion cubic feet) et GTA, qui fait aujourd’hui l’actualité du gaz en Mauritanie, c’est 20 Tcf+. Il s’agit de réserves gazières de classe mondiale justifiant des développements de grande envergure (LNG, Pétrochimie…), avec des potentialités dans le bassin côtier qui donneront, dans un futur très proche, une meilleure visibilité, à d’autres intervenants du secteur comme Total et Shell).

 

Ainsi, après 5 milliards USD d’investissement et six années de développement, le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA) devrait entrer en production en cette fin d’année 2023 (après un léger retard dû au Covid-19) et produire 2,5 millions de tonnes de gaz par an. Selon les prévisions, ce chiffre atteindra 5 millions de tonnes en 2027 et 10 millions de tonnes en 2030.

La découverte d’importants gisements de gaz au large de la Mauritanie et du Sénégal a déchaîné les passions. Les populations ont déjà le «rêve du gaz», chaque nuit et comptent les semaines et mois qui les séparent encore de ce grand jour où les sociétés BP et Kosmos Energy annonceront la commercialisation des premières productions de GTA aujourd’hui en plein développement.

Si la Mauritanie et le Sénégal fondent de grands espoirs sur ce champ gazier pour réinvestir les ressources financières qu’il aura générées dans leur développement économique, notamment dans les infrastructures, l’éducation et la santé, le géant BP, pilote le projet depuis son entente avec Kosmos, entend s’appuyer sur cette nouvelle base africaine pour rattraper ses grands concurrents Shell et Total, qui parient comme lui sur une explosion du marché du gaz naturel liquéfié (GNL).

Ainsi, après 5 milliards USD d’investissement et six années de développement, le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA) devrait entrer en production en cette fin d’année 2023 (après un léger retard dû au Covid-19) et produire 2,5 millions de tonnes de gaz par an. Selon les prévisions, ce chiffre atteindra 5 millions de tonnes en 2027 et 10 millions de tonnes en 2030.

La découverte d’importants gisements de gaz au large de la Mauritanie et du Sénégal a déchaîné les passions. Les populations ont déjà le «rêve du gaz», chaque nuit et comptent les semaines et mois qui les séparent encore de ce grand jour où les sociétés BP et Kosmos Energy annonceront la commercialisation des premières productions de GTA aujourd’hui en plein développement.

Si la Mauritanie et le Sénégal fondent de grands espoirs sur ce champ gazier pour réinvestir les ressources financières qu’il aura générées dans leur développement économique, notamment dans les infrastructures, l’éducation et la santé, le géant BP, pilote le projet depuis son entente avec Kosmos, entend s’appuyer sur cette nouvelle base africaine pour rattraper ses grands concurrents Shell et Total, qui parient comme lui sur une explosion du marché du gaz naturel liquéfié (GNL).

 

L’importance de GTA, pour BP, vient du fait qu’il s’agit du premier projet de liquéfaction de gaz issu d’un gisement ultra profond (à plus de 2 000 mètres sous le fond marin). Ensuite, parce que c’est un projet binational et transfrontalier. Les responsables de la société soulignent qu’elle « a bien déjà mené des projets sur une frontière, notamment en mer du Nord, entre le Royaume-Uni et la Norvège, mais c’est la première fois qu’elle le (fait) sur le continent africain. Cela implique de nouer des accords de répartition de la production et des revenus complexes…» et Kosmos Energy a été bien avisée de nouer un partenariat, sur GTA, avec BP, étant entendu que seule une grande compagnie comme elle peut mettre en production un projet de cette ampleur.

Les deux sociétés ont aussi été aidé – et elles le disent – dans la mise en place d’une stratégie de développement et d’exploitation du projet Grand Tortue Ahmeyim par la parfaite entente entre la  Mauritanie et le Sénégal. Elles disent avoir « trouvé de chaque côté, tant en Mauritanie qu’au Sénégal, des interlocuteurs gouvernementaux pragmatiques ayant pour objectif, avant tout, de faire avancer le projet pour une entrée en production la plus rapide possible. »

Pour le complexe de Grand-Tortue, gisement à cheval sur les deux pays, les développeurs ont opté pour une répartition à égalité entre les deux États, qui sera ajustée au fur et à mesure qu’ils obtiennent une répartition plus précise des réserves respectives de chacun.

Pour les gisements satellitaires, qui sont, contrairement à Grand-Tortue, complètement dans un seul pays, l’accord de partage de production sera négocié à part avec l’État concerné. Cela pourrait être le cas demain en Mauritanie, si le programme d’exploration que mène BP sur le champ Orca est couronné de succès.

En Mauritanie, si les regards sont aujourd’hui tournés vers Grand Tortue Ahmeyim, les experts nationaux du domaine sentent que les attentes peuvent être comblées si le champ Bire Allah, situé totalement en Mauritanie, et estimé à 4 fois les réserves de GTA, avance comme souhaité. Au ministère du Pétrole, l’espoir est permis avec, pour objectif, une exploitation à terre (Onshore) pour les nombreux avantages qu’elle offre par rapport à l’offshore.

 
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