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un grain de sable pour secouer la poussière...

Vulgaire Ban Ki-moon...

Lundi 26 Septembre 2016 - 18:33

Vulgaire Ban Ki-moon...

Jusque-là, l’ONU se mettait à quatre pattes pour des intérêts monstrueux mais de grandes puissances militaires. Ainsi un Bush Jr a pu attaquer l’Irak sans mandat de l’ONU car la France et la Russie étaient prêtes à brandir chacune son droit de veto. Ainsi les USA ont évité d’humilier les français et les russes en passant par le vote d’une résolution. Ils ont fait sans. On connaît la suite…

 

Jusque-là selon les lois naturelles qui gouvernent les hommes depuis la nuit des temps, on pouvait comprendre que les USA, première puissance militaire et économique, fassent ce qu’ils veulent d’un pays arabe, le tout avec le bénédiction de leur allié Saoudien, le tout au bénéfice d’Israël.

 

Aujourd’hui, le S.G de l'ONU a montré aux africains et au tiers-monde en général que même un petit tyran du tiers-monde pouvait ridiculiser l'institution et salir l’image de ce machin monstrueux désormais sans foi ni loi.

 

Ainsi après une élection transparente, les résultats sont jugés crédibles par les deux parties partout sauf dans le fief du président sortant où on enregistre une participation record de 99,93%  permettant par ce miracle à Ali Bongo fils d’un petit despote qui régna près de 42 ans, de remporter l'élection présidentielle au Gabon avec environ 5000 voix d’avance.

 

Son challenger Jean Ping conteste ce score et demande un recomptage des voix bureau par bureau en présence d’observateurs internationaux et des représentants des deux partis. Pour ce faire, Ali Bongo répond qu’il ne peut pas enfreindre la loi car cela n’est pas de son ressort mais celui de la cour constitutionnelle, dirigée,  comme chacun sait, par sa belle-mère ! Incroyable mais vrai.

 

Quel verdict espérer d’un tel conseil constitutionnel alors que la veille du verdict les forces de sécurité ont fait une sortie médiatique menaçante invitant Jean Ping à ne pas dépasser la ligne rouge c’est-à-dire respecter la décision de la belle-mère et des membres du conseil fruits des entrailles du régime en place.

 

Bien évidemment, le conseil constitutionnel dirigé par la belle-mère donna raison à celui pour lequel les forces de sécurité sont fidèles. Comble du cynisme, alors que Ping demandait le recomptage des voix, le conseil a répondu positivement d’une certaine façon en revoyant à la hausse le score du président sortant de sorte que désormais sa victoire est officiellement acquise avec 11000 voix d’écart.


Jean Ping a été piégé par le cinéma démocratique qui appelle à respecter des institutions corrompues au seul bénéfice de qui les paye à savoir le pouvoir sortant. Cela dit Jean Ping a perdu cette bataille car il n’était que le candidat de la France, pas celui des USA or actuellement, la politique étrangère et militaire de la France n’est pas celle d’un De Gaulle ni d’un Mitterrand ni d’un Chirac qui ont toujours su tenir tête aux américains. Au contraire la France n’est plus que l’ombre d’elle-même quand les USA lui font de l’ombre même chez les africains.

 

Bilan, Ali Bongo a su qu’il n’avait plus rien à craindre surtout venant de l’ONU ni de l’UA avec à sa tête le démocrate que l’on sait Idriss Déby Itno 26 ans de règne, 5 mandats.

Le verdict du conseil constitutionnel gabonais dirigé par la belle-mère rendit  son arrêt.

 

C’est fini pour Ping. Il aurait pu essayer de combattre, inviter ses partisans et même tous les gabonais soucieux de la démocratie à sortir refuser ce refus de recompter les voix. Il a eu peur et d’ailleurs les gabonais n’étaient pas prêts non plus à aller se faire tuer pour cette démocratie monstrueuse protégée par des forces internationales invisibles….


Et pour leur donner raison, voilà que le porte-parole de Ban Ki-moon déclare ceci :

 

« Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pris note dimanche de la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise sur les recours introduits concernant les résultats préliminaires de l'élection présidentielle du 27 août 2016 et de sa confirmation de l'élection d'Ali Bongo Ondimba en tant que Président élu.

 

“Le Secrétaire général se félicite de l'appel à un dialogue national lancé par le Président élu. Un tel dialogue devra être représentatif de toutes les parties prenantes en faveur de la réconciliation nationale, d'une gouvernance inclusive et de l'adoption de mesures consensuelles pour la tenue d'élections législatives pacifiques et crédibles en décembre 2016”, a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

 

“En cette période critique et délicate de l'histoire du pays, il est d'une importance capitale pour tous les acteurs de faire preuve de la plus grande retenue et de respecter pleinement les droits de l'homme et les libertés fondamentales”, a-t-il ajouté.

 

Le chef de l'ONU a appelé à “la libération des personnes détenues de façon arbitraire en relation avec le processus électoral”.

 

Il a ajouté que les Nations Unies restaient déterminées à soutenir le processus démocratique et le développement durable en République gabonaise et continueraient à travailler étroitement avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux à cet égard. »

 

 

Circulez pauvres naïfs, la démocratie c’est ça…

 

 

A la place de Ban Ki-moon, à la veille de la retraite après une carrière dont le bilan en réussite diplomatique est plus creux que plat, j’aurais démissionné pour éviter d’être le secrétaire général de l’ONU le plus vulgaire de l’histoire.

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