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Les principaux points de l'entretien accordé par Aziz à Jeune Afrique

Vendredi 16 Avril 2021 - 12:08

Le magazine panafricain Jeune Afrique a publié une interview réalisée avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz dans laquelle il a parlé de ses récentes initiatives politiques et de son dossier porté devant la justice après avoir été inculpé de corruption.

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Je suis opposant car je suis complètement en désaccord avec ce qui se passe dans mon pays

Mohamed Ould Abdelaziz : Oui, car je suis totalement en contradiction par rapport à ce qu’il se passe dans mon pays. Par ailleurs, je n’avais jamais pris l’engagement d’arrêter la politique, après tous les efforts que j’ai faits pour tenter d’améliorer les conditions de vie de la population et de sécuriser le pays.

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 L'actuel gouvernement actuel a confisqué le parti que j'ai créé avant d'être contraint de chercher un autre

J’avais un parti que j’avais créé moi-même en 2009, mais le gouvernement en place s’en est saisi et me l’a confisqué. J’ai dû l’abandonner et en chercher un autre. J’en avais trouvé un [en août 2020, il s’était rapproché du Parti unioniste démocrate socialiste de Mahfoudh Ould Azizi, ndlr], mais il a été interdit.

Ould Abdel Aziz a expliqué qu’il avait choisi d’intégrer le  Parti national Ribat pour les droits et les générations, dirigé par Saad Ould Louleid, parce que « c’était le seul disponible. Chaque fois que je m’approchais d’un parti, il était soumis à des pressions ou craignait qu’il ne soit banni. »

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Aziz accuse le gouvernement de doubler le budget de la présidence et de l'Assemblée nationale à un moment où le pays est confronté à la crise de la pandémie du Covid :

Ould Abdel Aziz : l’ancien président s’en est pris aux  partis d'opposition, affirmant qu'il n'avait pas cherché à les museler pendant son règne et qu'il n'avait pas besoin des services de ceux qui ne jouent pas bien leur rôle ni  au sein de l'opposition ni dans les rangs de lamajorité, qualifiant l’actuel apaisement entre le pouvoir et l'opposition de conspiration vulgaire contre le peuple mauritanien.

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Aziz: Le gouvernement a accordé 300 millions d'ouguiyas aux députés pour faire passer la commission d'enquête parlementaire

 Ould Abdel Aziz : Il a indexé de nouveau le gouvernement d’avoir doublé le budget de la présidence et de l'Assemblée nationale à un moment où le pays faisait face à la pandémie du Covid-19. Le gouvernement avait accordé 300 millions d'ouguiyas aux députés afin de faire passer la commission d'enquête parlementaire. . Il a critiqué également la fermeture des autorités des boutiques témoins d’Emel, qui dira-t-il, fournissaient aux citoyens des produits de base avec une réduction de 40% de leurs prix.

 

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Aziz: Je défie quiconque de prouver que j'ai détourné une seule ouguiya de l'argent public

 Ould Abdel Aziz : il a catégoriquement nié les accusations de corruption portées contre lui, défiant ceux qui peuvent prouver qu'il a détourné une ouguiya de l'argent public. La Cour des comptes jouait annuellement son rôle relatif à l’audit des dépenses du budget . Il y a toujours des disfonctionnements, comme cela arrive dans tous les Etats et dont les responsables sont punis.

J’étais un président intègre et exemplaire lorsque j’ai quitté le pouvoir, a-t-il dit.

En ce qui concerne son accusation de corruption, Ould Abdel Aziz a déclaré qu'il était en différend avec des hommes d'affaires tout au long de son règne et qu'aucun d'entre eux ne pouvait prouver qu'il avait reçu une ouguiya de lui à titre de pot-de-vin. Quant au blanchiment d'argent, pour que cela ait lieu, il faut qu’il y ait de l'argent sale, , lequel ne provenir que du détournement de fonds ou de la corruption ; ce qui ne s'est pas produit, a-t-il ajouté, disant détenir les déclarations de ses biens tant à son accession qu’à son départ du pouvoir.

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Le parquet a surestimé mes biens et c'est la raison pour laquelle ils ne nous ont pas donné le droit d'accéder au dossier

 

Ould Abdel Aziz : Interrogé sur l'argent saisi par le parquet, Ould Abdel Aziz a déclaré: ce sont des maisons appartenant à mes petits-fils et à des proches, et il n'y a pas une seule à mon nom à l'exception de celles que j'ai déclaré moi-même. Il y a aussi des véhicules surestimés, des moutons et une trentaine de cerfs dont la valeur est estimée à 40 000 ouguiyas, ainsi que 650 chameaux ; soient des choses insignifiantes. Tout cela explique les raisons que les ont poussés à nous refuser l’accès au dossier, a-t-il précisé.

Ould Abdel Aziz a nié par ailleurs l'existence d'irrégularités dans la vente publique de terrains à Nouakchott, affirmant que toutes les décisions étaient prises par le Conseil des ministres et dans l'intérêt de la patrie.

Il a dans ce cadre critiqué l'un des anciens Premiers ministres sans le nommer, disant qu'il avait affirmé avoir reçu des ordres du président, lui demandant de prouver que ces instructions étaient illégales.

Tout ce qui a été dit sur la convention du port est faux, car les intérêts du pays n'avait pas été violés et il n'y avait pas eu de corruption, a-t-il indiqué, niant s’être ingéré dans la gestion de la SNIM, prenant à témoin les actuels dirigeants de la société.

Il a nié également avoir expatrié des fonds à l'étranger.

 Quand j'ai quitté Nouakchott, après l'investiture du président, je n'ai pas pris un seul dollar. J'ai fait une erreur en voyageant sans rien avoir, puisque que j'étais pressé afin de permettre au nouveau président de gérer les affaires publiques et de former son gouvernement, a dit Ould Abdel Aziz.

Et il a déclaré enfin qu’il s’exprimera devant les tribunaux et se défendra.

https://essahraa.net/node/24125

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