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Investiture de Kane Hamidou Baba : Comment ‘’Vivre ensemble’’ ?

Jeudi 2 Mai 2019 - 00:00

Le docteur Kane Hamidou Baba a été investi, le 26 Avril,  candidat à l’élection présidentielle de 2019,  par la coalition « Vivre Ensemble ». La cérémonie s’est déroulée au stade de Basra  (Sebkha ou 5ème arrondissement),  en présence d’une  importante  foule de militants et sympathisants des partis et mouvements de la coalition mais, aussi, du candidat Sidi Mohamed ould Boubacar, flanqué de ses soutiens (Tawassoul, Moustaqbel), d’un représentant du candidat de la coalition des Forces du changement Démocratique (FCD), Mohamed ould Maouloud,  du président du CDN, maître Mahfoudh ould Bettah, et du député RFD, maître Id Mohamed M’Bareck. Une belle affiche pour une belle ambition, rythmée de tam-tams traditionnels.

Kane Hamidou Baba a, dans son long discours d’investiture, décliné les grands axes du  programme électoral qu’il propose aux Mauritaniens, pour les cinq années à venir. La Mauritanie, dit-il, ‘’souffre d’une cohabitation malaisée entre ses différentes composantes nationales. L’arrivée de l’armée au pouvoir, en 1978, et sa confiscation de la démocratie n’a fait qu’accentuer la marginalisation et l’exclusion de la communauté noire, victime de diverses exactions’’. Et le candidat de s’incliner à la mémoire des nombreuses victimes des tristes événements  de 1989. « Une armée radicalisée, ethnicisée, régionalisée et tribalisée est tout, sauf une armée nationale », souligne-t-il. Aussi s’engage-t-il, non seulement, à renvoyer  les militaires dans leurs  casernes, consacrant ainsi l’armée à son rôle de garante de la sécurité de la Mauritanie et de ses biens, mais, aussi, à construire une armée républicaine où se côtoieront tous les fils de ce pays. « L’ère des régimes militaires est terminée », martèle monsieur Kane pour qui « la présidentielle de 2019  est un tournant ; elle offre l’occasion de réaliser une alternance pacifique ».

 

Charte de l’unité nationale

Pour le candidat de la CVE, la présidentielle est également l’occasion, pour les Mauritaniens, de se parler et débattre des questions  nationales où l’unité figure en bonne place.  « Dès le lendemain de mon élection, le 22 Juin, j’organiserai des assises nationales au cours desquelles  les Mauritaniens  rechercheront des consensus forts, sur un certain nombre de  sujets touchant aux réformes constitutionnelles et aux institutions, à l’aménagement du territoire (réformes foncière et pastorale, découpage administratif et électoral), à l’éducation, à la santé et la gouvernance politique assortie d’une charte de l’unité nationale et de la cohésion sociale. »

Le candidat  Kane s’est également engagé à régler, dans ce cadre, le retour des déportés au Sénégal et au Mali, la question de l’état-civil, en restaurant le maire en sa fonction d’officier d’état-civil, et les expropriations  foncières. Il s’attaquera aux douloureux problèmes de l’esclavage foncier et du passif humanitaire, avec le « strict respect  des quatre devoirs » (vérité, justice, transitionnelle, réparation et mémoire).

Abordant le volet économique, le candidat de la CVE promet de fonder cinq pôles de développement (Nord, Est, Centre, Vallée et Nouakchott), tenant compte de leurs dotations factorielles respectives. L’alimentation et les ressources humaines (santé et éducation) occuperont la première place parmi  ses sept priorités. Les Mauritaniens produiront 70% de ce qu’ils mangent.

 

50000 emplois par an

La jeunesse bénéficiera d’une attention particulière de la part du gouvernement que le président Kane mettra en place. Ainsi promet-t-il, candidat, d’assurer cinquante mille nouveaux emplois par an,  dont plus de la moitié en milieu rural. Une politique de discrimination positive sera conduite au profit des victimes de l’exclusion des zones défavorisées et des femmes. Une institution chargée de gérer la Zakat et une agence de lutte contre la corruption seront mises en place. KHB promet le retour de la Mauritanie au sein de la CEDEAO, en qualité de membre à part entière, et d’entretenir une politique de bon voisinage. Le candidat de la CVE apporte son soutien à la fondation d’un Etat palestinien  indépendant avec Al Qods en capitale.

Après une pensée émue à l’endroit de la communauté peulh du Mali, victime d’un massacre, le 23 Mars dernier, à Ogassagou, le candidat Kane a conclu en déclarant la CVE est ouverte à tous les Mauritaniens sans distinction qui partagent ses valeurs.

 

Haro contre l’exclusion !

 

Dia Alassane, président de TPMN

Le président du Mouvement Touche Pas à Ma Nationale (TPMN) est le premier à prendre la parole, après KHB, pour décliner les grandes lignes de la plateforme de la Coalition Vivre Ensemble. Un combat  contre toutes les formes d’injustice, d’où qu’elles viennent. La CVE  n’est pas  fermée, elle tend la main  à tous les Mauritaniens, pour bâtir un Etat de droit, respectueux  des libertés  et  de la diversité de ceux qui y cohabitent.

 

Bâ Mamadou Alassane, président du PLEJ

Prenant la parole en sa qualité de doyen de la coalition, Bâ Mamadou Alassane se félicite de la fondation de CVE et du choix qu’elle a porté sur Kane Hamidou Baba. Et de décliner les qualités humaines de celui-ci : intellectuel, engagé, respectueux des personnes âgés et de  la parole donnée.

 

Samba Thiam, président des FPC

Dans sa brève allocution, le président des FPC dénonce la politique d’exclusion  et de liquidation dont sont victimes les négro-africains  du  pays, citant, au passage, les morts de Walata, ceux exécutés à Jreida, en 1987, ceux de 1989/90, à Inal et ailleurs. Il demande, pour le repos de leurs âmes, une minute de silence et la récitation de la Fatiha. Pour illustrer l’autre aspect de son accusation, il cite en exemple l’armée, les écoles d’excellence, le secteur bancaire d’où sont exclus les Noirs. Et le président des FPC, toujours officiellement non reconnues – un signe encore de la politique d’exclusion menée par le pouvoir –  d’inviter les jeunes à s’engager résolument pour faire triompher le candidat de la CVE.

 

Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR

Comme Samba Thiam, IMS met l’accent sur la politique de discrimination dont souffre la composante négro-africaine du pays. Et d’ajouter, en substance : « nous ne nous levons pas, aujourd’hui, pour  les morts de Walata, Jreida et Inal. Si nous nous levons, aujourd’hui, c’est  pour arrêter cette spirale de violence qui nous décime. C’est pour cela que nous avons choisi un très  grand  candidat et nous allons le conduire  à  la victoire, le 22 Juin ! ».

DL

source lecalame.info

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