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un grain de sable pour secouer la poussière...

Ces leaders politiques proches de décrocher leur premier siège électif

Jeudi 6 Septembre 2018 - 21:59

De nombreux leaders de partis politiques vont découvrir le parlement pour la première fois. Nombre d'entre eux sont issus des partis de l'opposition. De l'autre, on constate d'autres leaders qui avaient connus au moins une législature, sont en bonne voie pour faire leur retour. Tour d'horizon.

- Dr Mohamed Ould Maouloud : Professeur d'histoire à l'université de Nouakchott, il préside l'Union Pour la Démocratie et le Progrès et assure la présidence tournante du Forum National pour la Démocratie et l'Unité (FNDU). Ould Maouloud dirige son parti depuis plus d'une décennie et a été un acteur majeur de la scène politique ces dernières années. Il était le chef de la délégation de l'opposition lors des discussions qui ont conduit à l'accord de Dakar en 2009. Avant les élections du 1er septembre il n'a brigué ni occupé une fonction. Ce, malgré le fait que son parti était représenté au parlement et au niveau des communes par le passé.

- Dr Souvi Ould Cheibani : Professeur d'économie à l'université de Nouakchott et vice président du parti Tewassoul. Ancien contrôleur Général de l'Etat, Ould Cheibani est considéré comme étant l'une des têtes pensantes du parti Candy. Il aura face à lui de dossiers brûlants les prochaines années. Parmi eux, on retiendra le fait que le pays entre dans le groupe des Etats producteurs de pétrole à partir de 2021.

- Dr Yahya Ould Ahmed Waghef : Professeur de Statistiques à l'Université de Nouakchott, il est le premier ancien premier ministre à devenir parlementaire après avoir dirigé le premier ministère. Il était en poste sous Sidi Ould Cheikh Abdallahi, jusqu'à l’éviction de son président et son gouvernement en 2008. Ils avaient été chassés du pouvoir par une junte conduite par l'actuel Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Ould Waghef sera détenu après le coup d'Etat et sera remis en liberté à la faveur des accords de Dakar. Il est à nos jours, le seul premier ministre qui a perdu la confiance du parlement. Notons que depuis lors, il est devenu un farouche opposant au régime, en devant l'un de ses leaders ces dernières années. Plus récemment, il a présidé la commission du FNDU chargé d'étudier la possibilité de présenter un candidat unique lors des présidentielles de 2019.Le statisticien va se régaler à l'assemblée nationale. En effet, les statistiques sont présents dans quasiment tous les dossiers présentés aux députés. Rappelons qu'il est la tête de liste du parti ADIL.

- Biram Dah Ould Abeid : Célèbre militant des droits de l'homme, il est le fondateur de l'Initiative pour la Résurgence du mouvement Aboltioniste (IRA). Il a été l'objet de beaucoup d'arrestations et fait la prison plus d'une fois. Il est d'ailleurs en prison au moment où ces lignes sont écrites. Arrêté peu de temps avant la campagne électoral, il attend son procès en prison. Biram sera le premier mauritanien à quitter sa cellule de prison vers un siège de parlementaire. Biram fera donc son entrée à l'assemblée nationale sous la bannière du parti Sawab. Ce, après s'être vu refusé la reconnaissance du parti RAG. Naturellement, la question des droits de l’homme et plus particulièrement l’esclavage sera au cœur de ses préoccupations. Soulignons enfin qu’Ould Abeid était candidat à la présidence de 2014 boycottée par l’opposition. Il est arrivé deuxième avec 8% des voix. 

- Me El Id Mohameden : Avocat et militant des droits de l’homme, il préside actuellement le Manifeste des Haratines pour les droits civiques, politiques et économiques. Il a su réunir autour de lui la plus grande frange de sorte organisation, divisée après le décès de Feu Mohamed Said Ould Hamody. Me El Id est le premier avocat à remporter un dossier d’esclavage devant la justice en Mauritanie. Notons que c’est sous la bannière du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) qu’il s’est présenté. Il est la tête de liste régionale de Nouakchott.

- Dr Abdou Salam Ould Horma : Professeur d’universités et président du parti Sawab. Ould Horma est la tête liste régionale de son parti à Nouakchott. Sa formation politique avait participé au dialogue de 2012 avant de se retirer des accords. Elle refusera en 2016 de participer au nième dialogue organisé par le pouvoir. 

- Cheikh Khalil Nahwi : Professeur d’universités, écrivain et poète, il l’un des illustres hommes de lettres du pays à intégrer l’assemblée nationale. Il est la tête de liste des législatives à Nouakchott, pour le compte de son parti El GHAD. D’après les résultats, Nahwi a devancé plusieurs partis politiques qui étaient représentés à l’assemblée nationale, lors de la dernière magistrature. 

- Cheikhani Ould Beibe : Vice Président du parti Tewassoul, il était pressenti pour en prendre les reines lors du troisième congrès du parti, l’année dernière. La victoire reviendra finalement à l’actuel Président Mahmoud Ould Seyidi. Ould Seyidi, fait partie des premiers élus mauritaniens issus de la mouvance islamiste. En effet, il a dirigé la Mairie de Dar Naim de 2006 à 2013. Le parti conservera la mairie en 2013 et il est qualifié au second tour pour les échéances actuelles. Rappelons qu’il était le directeur de campagne de Tewassoul lors des élections de 2013, boycottée par l’opposition dite radicale. 

source alakhbar.info

 

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