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Birame et un pan de l’opposition en rupture de ban

Jeudi 3 Mars 2022 - 18:44

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée lundi 28 février 2022 à Nouakchott, le député et non moins président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid s’est insurgé contre certains faucons de la majorité et de l’opposition, qui cherchent à l’exclure du champ politique.

« Des pans entiers de l’opposition et du pouvoir font tout pour que le parti Radical pour une Action Globale (RAG) ne soit pas reconnu  ». Ce constat constitue le point fort de l’intervention de Birame Dah Abeid, député à l’Assemblée nationale et président de l’ONG antiesclavagiste IRA, lors de la conférence de presse qu’il a animée lundi 28 février 2022 à Nouakchott.

Aile politique du mouvement IRA, le parti RAG qui attend depuis quelques années une reconnaissance, est pour Birame l’un des combats à emporter, après la reconnaissance, plus de dix ans après sa création de IRA. La reconnaissance du parti RAG permettrait en effet à Birame et à ses partisans de disposer d’un cadre politique pour la conquête du pouvoir.

En effet, aux élections présidentielles de 2014 et de 2019, face à deux présidents de la République, Mohamed Abdel Aziz et Mohamed Cheikh Ghazouani, Birame Dah Abeid, sans aucun cadre politique de soutien, était sorti deuxième, laissant derrière lui des candidats soutenus par leur parti politique et même par des coalitions de partis politiques.

D’où cette détermination, en prévision des élections de 2024, de s’adosser à sa propre structure politique. Ce dont ses détracteurs se méfient, selon ses partisans, qui considèrent que l’ampleur de l’électorat de plus en plus important qu’il draine leur font déjà peur. Selon Birame, ceux qui restent hostiles à la naissance du parti RAG « ne veulent pas parce qu’ils savent que nous leur damons le pion » a-t-il martelé.

Le pan de l’opposition que Birame a pointé du doigt lors de sa conférence de presse l’accuserait d’être derrière le blocage du dialogue politique dont l’annonce a été faite en 2021 par le président Ghazouani et qui tarde à voir jour. Pour Birame, ces forces hostiles à son ascension politique useraient de « tactiques malsaines » sans succès pour tenter d’exclure son mouvement des pourparlers engagés avec le pouvoir.
A noter qu’une coalition de l’opposition vient d’être créée et comprend la CVE et sa dissidence, mais aussi le RFD, l’UFP, le parti islamiste Tawassoul. Exit, le parti APP de Messaoud Boulkheïr, l’AJD/MR d’Ibrahima Moktar Sarr, et plusieurs autres partis de l’opposition.

Cheikh Aïdara
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