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un grain de sable pour secouer la poussière...

Résilience des femmes indigentes de Nouakchott en période de Covid-19*

Mardi 6 Avril 2021 - 14:48

Mme Ramata Sidi Sow, 54ans, vendeuse de couscous s’explique :  “On nous impose de commencer notre journée à 15h pour finir   à 18h ou 20h.  Impossible de vendre et gagner quelque chose en un temps si court. Parfois je ne prépare qu’un seul ou deux kilo de farine de mil. Et ça ne s’épuise souvent pas à cause du couvre-feu qui oblige les clients à rentrer pour éviter de tomber sur les patrouilles. Je suis obligée de faire vivre ma famille.”  

Le gouvernement a mis en place un programme de soutien pour un montant de 2,5 milliards MRU aux populations indigentes pour les aider à supporter les difficultés liées à la pandémie. Mais beaucoup de femmes disent n’avoir pas bénéficié de ces aides.   Ramata Sidi Sow, poursuit  :”Si le gouvernement a fait des dons nous ne sommes pas au courant. On n’a ni reçu. Si c’est l’eau de javel, moi, personnellement quand je descends, j’ai du savon et de l’eau de javel pour me laver les mains ; les masques aussi, on les achète tout simplement.”

 

De son côté Zeinabou, 45 ans,  raconte  : J’ai entendu qu’il y a du soutien par le gouvernement, mais on ne l’a pas vu, je suis partie à la mairie pour voir de quoi il s’agissait, mais je n’ai pas pu avoir des information claire, il y avait les gardes qui renvoyaient les gens et finalement je suis retournée chez moi ».

La situation de ces femmes est d’autant plus précaire en période de restriction que certaines se retrouvent seules à prendre en charge leurs familles en l’absence d’un mari.

 Astou Fall,  43ans : « Je suis divorcée et j’ai trois enfants. Je paie une location de 15 mille ouguiyas par mois.je suis une femme je n’ai personne pour m’aider. La farine de mil coûte très cher. On est là et on va bientôt descendre, à cause du couvre-feu.  Si on reste une journée sans vendre cela se reflète sur nos visages car nous n’aurons rien à manger. J’ai pensé à un autre travail mais j’ai encore réfléchis que quand tu as des enfants tu ne peux aller faire d’autres travaux comme bonne à tout faire. Pourtant avant cette pandémie et ces couvres feu, nous arrivions à réaliser des bénéfices importants de 4 à 5 milles ouguiyas »

Pour s’en sortir d’autres femmes ont imaginé des solutions d’adaptation. Celles qui ont une clientèle fidélisée, se contentent de se faire appeler par téléphone pour mettre à disposition la denrée.

Zeinebou,  45 ans : «  je suis restée un mois lors de la première vague de la pandémie du covid19, sans vendre à cause du  couvre-feu qui était instauré à partir de 16heures.  Alors certains de mes clients. m’appelaient par téléphone et commandaient  avec moi. En même temps pour pouvoir trouvez à manger Jai essayer de faire des bonbons devant ma maison pour survivre avec ma famille.».

Il  y a un mois le couvre-feu a été repoussé à minuit pour finir à six heures du matin. Les activités reprennent dans le pays où les autorités   annoncent quotidiennement des chiffres en baisse situés entre 20 et 30 cas de contamination.

Hawa Bâ 

Caméraman : Kanté

                                                                                      Doublage de Voix : Aida Fall

*Ce reportage a été réalisé avec l’appui de la CENOZO dans le cadre du projet : Covid-19 Réponse in Africa. Toghether for Reliable Information » Financé par la commission Européenne

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