La ministre de l’Éducation et de la Réforme du Système éducatif, Mme Houda Babah, a représenté la région arabe aux travaux du Sommet sur la transformation de l’éducation +4 (TES+4), organisé au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris.
Ce sommet constitue une étape majeure dans la mise en œuvre de l’Agenda mondial de l’éducation à l’horizon 2030 et dans la réalisation de l’Objectif de développement durable n°4, relatif à la garantie d’une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous.
En sa qualité de coprésidente du Comité directeur de haut niveau chargé de l’ODD4 pour la région arabe, la ministre a pris part à la réunion à huis clos des dirigeants du Comité, co-présidée par le Président sudafricain, M. Cyril Ramaphosa, et le directeur général de l’UNESCO, M. Khaled El-Anany.
La réunion a constitué une étape importante pour l’adoption des orientations stratégiques de l’Agenda mondial de l’éducation à l’horizon 2030 et au-delà, approuvant un cadre de référence pour les mécanismes de financement durable de l’éducation destiné à servir de base à la coopération avec les partenaires techniques et financiers au cours des prochaines années.
Au cours de cette réunion, la ministre est intervenue au nom de la région arabe pour appeler à la reconnaissance, dans les cadres internationaux, des défis éducatifs propres aux pays caractérisés par de vastes territoires et une faible densité démographique, soulignant que les critères de financement de l’éducation ne devraient pas être fondés uniquement sur le nombre d’habitants.
Dans ce contexte, elle a formulé trois recommandations principales : prendre en considération, en plus de la population, le coût réel de la fourniture des services éducatifs dans les pays à faible densité démographique, intégrer les effets du changement climatique, des déplacements de populations et des crises humanitaires parmi les critères de financement international, et soutenir les solutions nationales innovantes ayant démontré leur efficacité pour atteindre les enfants les plus vulnérables et accélérer la réalisation de l’objectif d’une éducation pour tous.
La ministre a, également, insisté sur la nécessité d’accorder, dans l’agenda de l’éducation pour l’après-2030, une attention accrue aux questions d’équité, affirmant qu’une éducation inclusive et juste ne saurait être réalisée sans une prise en compte des défis spécifiques auxquels sont confrontés les pays les plus vulnérables.
Elle a, par ailleurs, mis en avant les progrès accomplis par la Mauritanie dans le domaine de la scolarisation des filles ainsi que son expérience en matière d’intégration des enfants réfugiés dans le système éducatif national, soulignant que la réussite de la transformation mondiale de l’éducation dépend de sa capacité à répondre à la diversité des contextes, en particulier ceux marqués par des défis géographiques, humanitaires et de développement complexes. AMI

Paris : Mint Maouloud appelle à revoir les critères de financement de l’éducation