Les locaux de la Banque Centrale de Mauritanie à Nouakchott ont abrité, vendredi, une conférence de presse conjointe réunissant le ministre des Affaires Économiques et du Développement, M. Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, le gouverneur de la Banque Centrale, M. Mohamed Lemine Ould Dhehby, le chef de mission du Fonds Monétaire International, M. Felix Fischer.
Cette conférence était dédiée à la présentation des résultats de l’examen du programme économique en cours et l’exploration des contours d’un nouveau programme de coopération entre la Mauritanie et cette institution financière internationale.
La conférence a abordé les développements de l’économie nationale face aux défis internationaux actuels, notamment la hausse des prix des hydrocarbures et les fluctuations des marchés mondiaux, passant en revue les principaux indicateurs économiques, le niveau de mise en œuvre des réformes, les perspectives de renforcement de la stabilité macroéconomique et de soutien aux catégories vulnérables.
Dans son allocution, le ministre des Affaires Économiques et du Développement a souligné que la conjoncture économique actuelle, caractérisée par la hausse des prix des hydrocarbures et les fluctuations des marchés internationaux impose l’adoption de politiques prudentes garantissant le maintien de la stabilité macroéconomique et la protection des catégories vulnérables.
Il a indiqué que la dépendance totale de la Mauritanie vis-à-vis de l’importation d’hydrocarbures rend son économie plus vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux, ce qui nécessite de renforcer la capacité à faire face aux chocs externes, précisant que les politiques économiques adoptées ces dernières années ont contribué à maîtriser le déficit budgétaire et à mobiliser efficacement les ressources, ce qui a permis des marges financières importantes permettant d’absorber les répercussions des crises.
M. le ministre a indiqué que la maîtrise du déficit budgétaire reste un pilier essentiel pour réduire l’inflation, compte tenu du lien entre l’élargissement du déficit et l’augmentation de la demande à un rythme supérieur à l’offre.
saharamedias

Lancement d’un nouveau programme de coopération avec le FMI
