Les travaux d’un atelier de formation organisé par la Cellule de suivi du traitement judiciaire des dossiers relatifs à l’esclavage et à la traite des personnes au ministère de la Justice ont débuté, lundi matin à Nouadhibou. L’atelier vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne de la justice pénale, à améliorer le traitement judiciaire de ces dossiers et à développer les mécanismes de coordination entre les différentes parties concernées.
D’une durée de deux jours, l’atelier porte sur le renforcement de l’efficacité de la politique pénale dans le domaine de la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, à travers l’amélioration de la qualité des enquêtes, l’amélioration de la qualification juridique des faits, l’accélération des procédures et le renforcement de la coordination et de la coopération entre les différentes institutions nationales compétentes.
Il vise également à contribuer à la protection de la société et à la préservation de la dignité humaine, à garantir que les auteurs d’infractions ne restent pas impunis, à protéger les innocents et à renforcer le respect des garanties légales d’un procès équitable.
Le programme de l’atelier comprend une série d’exposés et de présentations animés par les membres de la cellule. Ils portent sur plusieurs questions juridiques et procédurales, notamment les infractions relatives au régime d’entrée et de séjour, le cadre juridique de la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, les éléments de preuve et les indicateurs liés à ces crimes, ainsi que les mécanismes d’identification des victimes.
Les présentations abordent également les procédures et techniques d’enquête et d’investigation, les méthodes de conservation des preuves et les mécanismes de coopération entre les institutions à travers l’échange d’informations et les commissions rogatoires, ainsi que les techniques spéciales d’enquête prévues par les lois n° 2010-021 et n° 2020-017.
Le programme comprend en outre un volet consacré à la coopération judiciaire internationale, notamment les demandes d’entraide et les commissions rogatoires, ainsi qu’aux mécanismes de protection et d’assistance aux victimes des crimes d’esclavage, de traite des personnes et de trafic de migrants. Des ateliers et exercices pratiques sont également prévus afin de renforcer l’application concrète des connaissances présentées.
Participent aux travaux de l’atelier plusieurs officiers de police judiciaire de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale et des garde-côtes relevant de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, dans le cadre du renforcement de la coordination et de l’échange d’expériences entre les différents services concernés par la chaîne de la justice pénale. saharamedias

Nouadhibou: un atelier pour renforcer les capacités des acteurs de la chaîne de la justice pénale
