Le ministère mauritanien de la Santé a déclaré que le processus de mutation et d’affectation des médecins généralistes inscrits pour l’année 2026 se déroule selon des critères prédéfinis, fondés sur le mérite et la transparence, sans aucune ingérence ni appréciation subjective.
Le ministère a ajouté, dans un communiqué publié ce vendredi, que le processus de réaffectation s’effectue via une plateforme numérique, conformément à l’arrêté n° 32 du 13 août 2026, et en fonction du classement des médecins selon les résultats obtenus à l’examen, précisant que ce processus sera suivi d’une deuxième phase de répartition des médecins dans les centres de santé au sein des départements, selon les mêmes critères.
Le ministère a ajouté que les médecins qui exerçaient déjà à l’intérieur du pays avant de passer l’examen et qui l’ont réussi seront eux aussi soumis au même mécanisme de transfert et de répartition, soulignant que cette décision s’applique à tous les médecins concernés sans exception.
Le Syndicat des médecins généralistes mauritaniens avait exprimé son mécontentement face à la manière dont le ministère de la Santé avait géré le dossier de la répartition des médecins inscrits entre les centres de santé, et ce qu’il avait qualifié de manque de réactivité face à ses revendications visant à garantir la transparence, l’équité et l’égalité des chances.
L’ordre a déclaré avoir relevé un certain nombre de points, notamment le fait de ne pas s’appuyer entièrement sur le classement par mérite, l’absence de spécification des centres de santé sur la plateforme de sélection, l’utilisation d’un classement par mérite non définitif, ainsi que l’absence de représentants des médecins lors de la rédaction du procès-verbal de répartition.
Le syndicat a annoncé qu’il boycotterait la plateforme de sélection des centres de santé et ne participerait pas au processus de sélection tant que ses revendications n’auront pas été satisfaites et que les irrégularités susmentionnées n’auront pas été corrigées, selon ses propres termes.
saharamedias

Après la protestation du syndicat, le ministère de la Santé précise les critères de mutation des médecins recrutés