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IGE : 600 millions d’ouguiyas versés pour des travaux routiers qui n’ont pas été réalisés

Samedi 15 Août 2026 - 19:49

IGE : 600 millions d’ouguiyas versés pour des travaux routiers qui n’ont pas été réalisés

L’Inspection générale de l’État a indiqué que 632 millions d’ouguiyas avaient été versés pour des travaux secondaires ou partiels qui n’avaient pas été réalisés, ou qui n’étaient pas conformes aux normes techniques prévues dans les contrats, ce qui constitue l’une des plus importantes irrégularités financières qu’elle ait constatées au cours de ses missions d’inspection.
 

Cette information figure dans son rapport annuel sur les activités des années 2024 et 2025, qui a recensé des irrégularités financières et administratives dont l’impact total s’élève à environ 2,37 milliards d’ouguiyas.
 

L’Inspection a précisé que ce type d’irrégularités est à l’origine des déficits les plus importants en termes d’impact financier, puisqu’il représente environ 27 % du total des pertes constatées, tandis que la deuxième cause en importance concerne des montants s’élevant à environ 478 millions d’ouguiyas, résultant du non-prélèvement et du non-recouvrement des pénalités de retard dues.
 

Le rapport a également fait état d’une surfacturation de plus de 170 millions d’ouguiyas, d’un manque à gagner de plus de 165 millions d’ouguiyas sur les sommes dues à l’État, ainsi que d’un défaut de prélèvement et de versement d’impôts s’élevant à plus de 163 millions d’ouguiyas, ce qui constitue l’un des principaux postes ayant contribué à la hausse de l’impact financier total des irrégularités.
 

L’Inspection a également constaté le dépôt de fonds publics dans des établissements financiers en difficulté pour un montant avoisinant les 116 millions d’ouguiyas, ainsi que des dépenses sans contrepartie s’élevant à plus de 86 millions d’ouguiyas, ainsi que des dépenses non étayées par des pièces justificatives suffisantes pour un montant supérieur à 82 millions, sans compter l’octroi d’avantages indus à des fonctionnaires pour un montant de plus de 77 millions d’ouguiyas.
 

Les irrégularités comprenaient également la réduction ou l’exonération injustifiée de recettes dues à l’État, des lacunes dans le recouvrement des recettes, le détournement de fonds, des dépenses injustifiées, le non-paiement des droits d’enregistrement des contrats, ainsi que le versement de sommes pour du matériel et des équipements non livrés.
 

Sur le plan administratif, le rapport a relevé des irrégularités dont l’impact financier direct n’a pas été établi, mais qui ont affecté les procédures de contrôle, les transactions et la gestion. En tête de liste figurent les lacunes du système de contrôle interne (16 cas), suivies de la concurrence fictive (12 cas), puis des accords directs non justifiés et du non-respect des seuils de compétence (10 cas).
 

Le rapport a également recensé neuf cas de souscription manquant de transparence et de fractionnement des dépenses, et sept cas d’installations, d’équipements et d’études non utilisés, ainsi que des irrégularités concernant la planification des transactions, le versement d’avances aux fournisseurs en violation des procédures, l’abus d’influence et l’abus de fonction, la collusion dans les transactions, la falsification de documents administratifs et les conflits d’intérêts.
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