Le porte-parole de la coalition de l’opposition, Sidi Ould El Kori, a déclaré que les membres de cette coalition refusaient d’inclure la question des « mandats » dans l’ordre du jour du dialogue.
Ould El Kori a ajouté, dans une déclaration à « Sahara Media », que les partis de la majorité bloquent la reprise des réunions préparatoires au dialogue en s’obstinant sur ce qu’il a appelé les « mandats ».
Le porte-parole a souligné que l’opposition attendait la réponse des partis de la majorité à la proposition du coordinateur du dialogue, Moussa Fall, présentée la semaine dernière.
Il a poursuivi : « les dispositions constitutionnelles protégées ne peuvent en aucun cas être remises en cause ; elles sont le fruit d’un combat mené par l’opposition depuis des décennies, et il est hors de question de renoncer à cet acquis démocratique. »
Lors d’une réunion tenue en fin de semaine dernière avec les représentants des parties politiques, le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avait présenté une nouvelle proposition visant à supprimer le volet « mandats » et à conserver les points faisant l’objet d’un consensus dans le cadre de l’axe « réforme électorale ».
Le désaccord remonte à la semaine dernière, lors d’une réunion organisée par le coordinateur avec les parties politiques pour discuter des axes de l’agenda du dialogue, alors qu’ils ont commencé à aborder l’axe de la réforme électorale.
La majorité a en effet demandé l’inclusion de la question de la « durée des mandats », ce que l’opposition a perçu comme une tentative de faire référence aux « mandats » présidentiels, et a refusé de l’adopter, soulignant que cela touchait à des articles protégés par la Constitution et non négociables.
La majorité a déclaré, dans le cadre de sa défense, que la proposition de modification de la durée du mandat ne visait pas à ouvrir la voie à une candidature pour un troisième mandat, ce que la Constitution interdit, mais s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à mener une réforme globale des institutions constitutionnelles.
L’opposition a proposé deux options à la majorité : la première consistait à supprimer la clause relative aux mandats, et la seconde à ouvrir le paragraphe correspondant et à y ajouter la mention « à l’exception des mandats présidentiels ». La majorité a toutefois rejeté ces deux options, affirmant son attachement au texte qu’elle avait remis au coordinateur du dialogue, Moussa Fall.
Le Parti Insaf avait déclaré que la suspension du dialogue national avait eu lieu à la demande du Parti du rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), soulignant que les raisons avancées par ce dernier « manquaient de pertinence ».
Dans un communiqué en réponse à Tewassoul, le parti a ajouté qu’il réaffirmait, aux côtés des partis de la majorité présidentielle, son attachement au dialogue national, le qualifiant d’occasion de consolider les acquis démocratiques, de préserver l’État de droit et d’ancrer la stabilité, tout en rappelant que l’appel au dialogue avait été lancé à l’initiative du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
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Le porte-parole du pôle de l’opposition : « il n’est pas question d’inclure la question des mandats dans l’ordre du jour du dialogue »
