Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, a déclaré que la pénurie d’essence constatée sur le marché local au cours de ce mois était due au rejet d’une cargaison importée pour non-conformité aux normes de qualité, soulignant que l’État avait obligé le fournisseur à fournir une cargaison de remplacement, arrivée dans le pays le 17 juillet.
Le ministre a ajouté, lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement hier, que le secteur avait continué à assurer l’approvisionnement du marché en carburants depuis le début de la crise grâce à un plan garantissant la régularité des livraisons, la priorité ayant été donnée ces derniers jours à l’approvisionnement en carburants de la pêche traditionnelle, parallèlement au lancement de sa saison, en s’appuyant sur les stocks de réserve jusqu’à l’arrivée de la cargaison de remplacement.
Il a précisé que l’État importait un navire-citerne d’essence tous les 25 jours, qui est déchargé dans les entrepôts de Nouadhibou avant d’être distribué dans les différentes régions du pays, soulignant que toutes les livraisons faisaient l’objet d’une programmation minutieuse et d’un suivi continu.
En ce qui concerne les installations de stockage, le ministre a déclaré que les nouveaux dépôts, dont l’achèvement est prévu d’ici la fin de l’année, apporteront une capacité de stockage de 100 000 mètres cubes, portant ainsi la capacité totale de stockage de carburants du pays à 462 000 mètres cubes une fois les projets en cours achevés.
Il a ajouté que tout retard résultant de la réparation des dommages subis par les nouveaux entrepôts entraînerait l’application des pénalités prévues dans le contrat à l’encontre de l’entreprise chargée des travaux, soulignant que l’État ne réceptionnera aucune installation avant de s’être assuré de sa conformité aux spécifications techniques et aux obligations contractuelles.
Cette déclaration fait suite à l’effondrement partiel de deux réservoirs en cours de construction dans le cadre du projet de dépôts de carburant près du port autonome de Nouakchott. Le ministère de l’Énergie a confirmé que l’entreprise chargée des travaux assumait la responsabilité de la réparation des dégâts conformément aux clauses du contrat, et que l’État ne supporterait aucune conséquence financière qui en découlerait.
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Le ministre du pétrole : « la pénurie de carburant est due au rejet d’une cargaison importée non conforme aux qualités requises »
