L’Assemblée nationale a consacré la séance tenue jeudi matin, présidée par le député Mohamed Vih Al-Barka Bah, Vice-Président de l’Assemblée, à suivre les réponses de la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Mouloud, à deux questions orales qui lui ont été adressées par les députés Ahmedou Mohamed Mahfoudh Mballa et Ahmed Jeddou Zeine Limam.
Dans sa question, le député Ahmadou Mohamed Mahfoudh Mballa s’est interrogé sur les causes réelles de ce qu’il a appelé “la crise actuelle de l’eau”, appelant la ministre à clarifier les mesures urgentes et à long terme que le secteur prendra pour assurer un accès régulier et durable à l’eau à tous les habitants afin d’alléger leurs souffrances et d’indemniser ceux affectés par la détérioration des services et la falsification des factures.
Quant au député Ahmed Jiddou Zeine Limam, il a souligné dans sa question que les moughataas de Teyaret et Dar-Naïm souffrent d’eau stagnante, qui a affecté les habitants de certains quartiers, inondé certaines maisons et fermé certaines routes importantes et les cours de certains établissements d’enseignement.
Le député a demandé quelles mesures le secteur prendra pour disposer de cette eau afin de mettre fin aux souffrances des habitants des quartiers concernés.
Dans sa réponse à la première question, la ministre a confirmé que le secteur a connu, sous le mandat de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al-Ghazouani, le lancement et la mise en œuvre d’un certain nombre de projets visant à sécuriser la production d’eau, car pour la première fois depuis l’indépendance, des travaux sont menés simultanément pour valoriser les différentes sources de production, en plus de chercher à développer de nouvelles sources.
Elle a passé en revue les chaînes de développement de la production qui comprennent le lac Dhar, Aftout -Chergui, Bouhchicha, Boulenwar, Aftout Sahli et Idini, ainsi que la poursuite des travaux visant à améliorer la production interne dans diverses capitales de wilaya et dans de nombreuses moughataas, villages et communautés résidentielles, en forant de nouveaux puits ou en réhabilitant d’anciens et en sécurisant les équipements nécessaires à l’énergie et au pompage.
Elle a salué l’excellent travail réalisé dans le cadre de la première phase du programme d’urgence pour mettre en œuvre l’accès aux services de base pour le développement local, qui a permis la réalisation de plus de 320 puits en moins de six mois, et la préparation de plus de 100 autres puits.
La ministre a indiqué que la ville de Nouakchott est alimentée par deux sources principales : Aftout Sahli et Idini, soulignant que des travaux sont actuellement en cours pour valoriser la production de ces deux sources, puisque les travaux ont débuté l’année dernière sur un projet de valorisation de la production d’Idini, qui permettra d’ajouter plus de 60 000 mètres cubes par jour, ce qui portera la production de cette ligne à plus de 100 000 mètres cubes par jour.
Elle a ajouté que les travaux de la deuxième phase du projet côtier d’Aftout, après son achèvement, permettront d’augmenter la production de cette source de 75 mille mètres cubes par jour en plus de sa production actuelle, qui en temps normal s’élève à 200 mille mètres cubes par jour, ce qui signifie que sa production totale atteindra 260 mille mètres cubes par jour d’ici la fin de cette année.
Elle a souligné que la mise en service de l’agrandissement côtier d’Aftout permettra à la production totale d’atteindre plus de 330 mille mètres cubes par jour, soit une quantité suffisante, selon les études disponibles, pour couvrir les besoins en eau de Nouakchott.
Concernant la deuxième question, la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a indiqué que cette question est restée un véritable défi au cours des dernières décennies en raison de l’absence d’un système d’assainissement intégré dans la ville de Nouakchott, outre la nature topographique de ces zones situées en dessous du niveau de la mer, soulignant que sur la base des hautes instructions de Son Excellence le Président de la République, un plan d’action urgent a été élaboré, comprenant l’acquisition de réservoirs et d’équipements d’aspiration et leur distribution dans les zones les plus touchées, renforçant les capacités des principales stations de pompage des eaux pluviales et lancement des études techniques. A cela s’ajoute la recherche approfondie pour trouver des solutions radicales et permanentes au problème d’assainissement de la capitale.
Elle a confirmé que des travaux sont actuellement en cours pour mettre en œuvre un projet ambitieux visant à relier les zones de basse altitude à un réseau d’assainissement moderne, ce qui permettra de mettre fin une fois pour toutes aux souffrances des citoyens de ces zones, soulignant que le secteur de l’Hydraulique et de l’assainissement place parmi ses principales priorités l’accès de tous les citoyens aux services de base, la fourniture d’eau potable dans toutes les régions du pays et l’amélioration des conditions de vie de la population à travers le développement des infrastructures d’assainissement. AMI

La ministre de l’Hydraulique : Nous travaillons au renforcement des sources en eau et au développement des infrastructures d’assainissement
