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un grain de sable pour secouer la poussière...

J’adresse ici un message sincère à mes amis et frères d’IRA : sortez cet enfant de cette exposition.

Mardi 5 Mai 2026 - 07:24

J’adresse cet appel à Biram Dah Abeid, je sais qu’il prendra conscience de la gravité du sujet. Je fais confiance à son discernement.
Je le dis sans haine, sans provocation, et sans chercher à attaquer qui que ce soit. Mais une lutte, même juste, ne doit jamais mettre un enfant au milieu du feu.
Un enfant n’est pas un symbole politique. Il n’est pas une affiche. Il n’est pas un moyen de toucher les consciences ou de peser dans un rapport de force.
Les sites d’information doivent aussi retirer les images du petit Biram de leurs articles. Immédiatement. Ce n’est pas une question de ligne éditoriale, encore moins de position politique. C’est une question de protection de l’enfance.
Et je dois le dire aussi : je trouve le titre choisi par ce cite, « طفل في القفص» , profondément déplacé. Choquant et limite raciste. Il est violent, humiliant, et il ouvre la porte à une lecture dangereuse, presque déshumanisante. On parle d’un enfant. Pas d’un singe en cage. Pas d’une bête des cavernes ou d’une curiosité paléontologique.
Même si IRA s’égare dans certaines exposition, certains sites arabophones en font trop aussi. À force de vouloir frapper fort, on finit parfois par mépriser ceux que l’on prétend seulement critiquer.
Ce pays n’a pas besoin de ce regard-là. Il a déjà assez souffert des exclusions, des injustices et des violences morales que certaines communautés ont endurées pendant des générations, des siècles.
Ces adversaires politiques sont aussi vos concitoyens. Vos frères. Des Mauritaniens. Ils réagissent souvent à des blessures anciennes, à des humiliations accumulées, à un sentiment d’injustice qu’on ne peut pas simplement balayer avec un titre méprisant ou une formule agressive.
Je suis attaché aux libertés individuelles. Je me méfie des interdictions faciles et des indignations sélectives. Mais ici, le sujet est simple : il s’agit d’un enfant qui n’a pas choisi cette exposition, qui ne mesure pas ses conséquences, et qui doit être protégé des combats des adultes.
Les adultes peuvent parler, dénoncer, se défendre, s’affronter même. Ils ont leurs mots, leurs visages et leurs responsabilités. Qu’ils les assument.
Mais le petit Biram, lui, doit être laissé en dehors de tout cela.
On ne crée pas les symboles de cette manière. Encore moins les militants. Que veut-on inculquer à ce gamin ? La haine d’un système ? La haine d’une communauté ? La haine d’un pays ?
Cet enfant risque de grandir avec une seule idée plantée dans la tête : qu’on lui a fait du mal dès ses premiers mois de vie. Et ce serait terrible. Parce que la vraie violence, aujourd’hui, c’est de l’exposer ainsi, de l’utiliser, de le promener dans une bataille qui n’est pas la sienne.
Ceux qui l’exploitent comme une image, comme un argument, presque comme une bête de foire, portent une responsabilité immense. Ils ne le protègent pas. Ils l’abîment. Ils s’en fichent éperdument dès lors que qu’ils marquent des points et continuent à convaincre leurs partisans qu’ils utilisent comme chair à canon pendant qu’ils sont confortablement installés dans leur fauteuil sous les climatiseurs.
Allons donc de l’avant. Montrons enfin une vraie disposition à considérer tous les enfants de ce pays comme égaux. Tous. Sans tri, sans mépris, sans arrière-pensée.
Pour mémoire, j’avais aussi tenus les même propos quand certains avocats avaient exposé l’enfant du Président Mohamed ould Abdel Aziz.
Mes salutations et sans rancune!

Sidi Mohamed Soueid Ahmed
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