Le Parti Insaf, au pouvoir en Mauritanie, a déclaré que la suspension du dialogue national est intervenue à la demande du Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), soulignant que les raisons avancées par ce dernier « manquaient de pertinence ».
Dans un communiqué en réponse à Tewassoul, le parti a ajouté qu’il réaffirmait, aux côtés des partis de la majorité présidentielle, son attachement au dialogue national, le qualifiant d’occasion de consolider les acquis démocratiques, de préserver l’État de droit et d’ancrer la stabilité, tout en rappelant que l’appel au dialogue avait été lancé à l’initiative du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le parti a affirmé que la majorité présidentielle avait présenté un document politique « empreint de sérieux, d’ouverture et de responsabilité », rejetant ce qu’il a qualifié d’« interprétations erronées » concernant une lettre adressée au coordinateur du dialogue.
Il a précisé que le président « n’est pas une partie prenante du dialogue, mais son garant et le facilitateur de son déroulement », dans le cadre d’une approche qui, selon lui, repose sur un dialogue global n’excluant aucune partie et n’écartant aucun sujet.
Le parti a noté que « les tentatives visant à perturber le dialogue ou à le remettre en cause » ne sont pas nouvelles, mais s’inscrivent dans le cadre de pratiques par lesquelles « certaines parties » cherchent à entraver le processus consensuel, sans toutefois nommer ces parties.
Le Parti Insaf a appelé les différentes forces politiques à assumer leurs responsabilités et à encourager leurs partenaires à s’engager dans le dialogue, affirmant que la majorité était prête à entamer des consultations sérieuses et à reprendre les séances préparatoires.
Il a également estimé qu’il était « illogique » de dire que la majorité présidentielle pouvait constituer un obstacle au dialogue appelé de ses vœux par le président de la République, réaffirmant son engagement dans cette voie « loin de toute logique d’obstruction ou de dérobade ».
Tewassoul avait imputé aux partis de la majorité la responsabilité de son blocage, les accusant de créer des obstacles pour faire échouer toute chance de consensus.
Le parti d’opposition a déclaré que tout dialogue dépourvu de garanties sérieuses et non précédé d’un engagement clair quant à ses résultats « ne serait qu’une perte de temps et ne ferait que perpétuer la crise actuelle ».
Le parti a appelé à faire passer la coordination entre les forces d’opposition au niveau de l’action commune et à construire une position unifiée « capable d’imposer un équilibre » sur la scène politique.
saharamedias

Dialogue national : la suspension du processus est intervenue à la demande de Tewassoul selon le parti au pouvoir
