Les données publiées par la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique ont révélé des disparités dans le rythme d’exécution des crédits budgétaires alloués à plusieurs secteurs gouvernementaux, la majeure partie des crédits restant à ce jour non dépensée, alors que les taux de dépense varient entre moins de 3 % et environ 20 %.
Le Secrétariat général de la présidence de la République a enregistré le taux de dépense le plus élevé parmi les secteurs figurant dans les données, après avoir dépensé 20,9 millions d’ouguiyas sur un total de 104,4 millions, soit 20,02 % de ses crédits, tandis que le taux de dépense au sein du Premier ministère s’élevait à 16,13 %, après avoir dépensé 112,5 millions d’ouguiyas sur un total de 697,1 millions.
Le taux d’exécution de la Présidence de la République s’est élevé à 14,49 %, avec 42,2 millions d’ouguiyas dépensés sur un total de 291,1 millions, tandis que le Secrétariat général du gouvernement a enregistré un taux d’exécution de 13,45 %, après avoir dépensé 99,9 millions d’ouguiyas sur des crédits s’élevant à 742,9 millions.
Au sein du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, le taux d’exécution des crédits s’est élevé à 10,71 %, avec une dépense de 194,7 millions d’ouguiyas sur un total de 1,86 milliard, laissant ainsi plus de 1,66 milliard d’ouguiyas non dépensés.
Les données ont montré que le ministère de la Justice a dépensé 104,7 millions d’ouguiyas sur un total de 957,3 millions soit 9,44 % de ses crédits, tandis que le taux d’exécution au ministère de la Formation professionnelle, de l’Artisanat et des Métiers s’est élevé à 5,94 %, après avoir dépensé 87 millions d’ouguiyas sur un total de 1,04 milliard.
Le taux d’exécution du ministère du Commerce et du Tourisme s’est quant à lui élevé à 4,6 %, avec 30,7 millions d’ouguiyas dépensées sur des crédits s’élevant à 478,6 millions.
Le ministère de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et de la Fonction publique a enregistré le taux de dépense le plus faible parmi les secteurs couverts par les données : les dépenses n’ont pas dépassé 49,9 millions d’ouguiyas sur un total de 2,11 milliards, soit 2,73 % du montant total des crédits, laissant ainsi plus de 2,06 milliards d’ouguiyas non dépensés.
saharamedias

Des disparités dans l’exécution des budgets de plusieurs départements ministériels le chiffre le plus élevé a été de 20%
