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Trois questions à Souleymane Breihim, activiste politique : ‘’Les acteurs politiques de Rosso doivent placer les intérêts de leur ville avant leur intérêt personnel’’

Jeudi 24 Mai 2018 - 09:13

Souleymane Breihim est un des nombreux cadres dynamiques de Rosso. Président de la ligue régionale de football du Trarza, il est bien connu dans le milieu politique mais, aussi et surtout, sportif, associatif et culturel. Il  prône  la rupture en douce, une synergie des  forces politiques pour  faire  triompher l’UPR, lors des prochaines  élections locales à Rosso. Il milite pour un renouvellement total des instances du parti, pour une place prépondérante à la jeunesse et aux femmes de Rosso, porteurs  de développement 

 

Le Calame : Vous avez  organisé, samedi passé, une rencontre entre les acteurs politiques de l’UPR à  Rosso. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? 
 

Souleymane Breihim : Merci pour votre question. Si nous avons tenu à organiser cette rencontre, c’est, tout simplement, pour demander aux acteurs politiques, toutes tendances confondues, de Rosso à  taire leurs divergences pour se consacrer au développement de  leur ville.  C’est,  en quelque sorte, un cri du cœur,  pour ne pas dire un coup de gueule pour Rosso.  Un plaidoyer pour la capitale du Trarza, dans la perspective des prochaines élections.

 

- Cette rencontre intervient quelque temps l’élection des unités  de base de l’UPR à Rosso. Un peu partout les acteurs politiques  ont étalé leurs divergences. Qu’en est-il à Rosso ?
 

- Effectivement, notre parti l’UPR vient de boucler la première phase de son implantation. Tous les acteurs se sont mobilisés  pour le  faire triompher à Rosso. Une ville  où, curieusement, l’opposition a toujours battu la majorité. La raison est simple et connue de tous les acteurs: les querelles  mesquines que se livrent les tendances locales. Pour éviter, justement, que  l’histoire bégaie, dans la perspective des prochaines élections, cette rencontre a été l’occasion d’inviter les  uns et  les autres  à enterrer la hache de guerre et à se mettre en ordre de bataille, afin de faire triompher l’UPR, lors des prochaines élections à Rosso.
 

La rencontre fut aussi l’occasion de rappeler à tous que leur premier devoir est de se battre pour  le développement de leur cité. Jusqu’ici, tous les acteurs politiques se sont peu intéressés au développement de Rosso, à la jeunesse  qui constitue, comme  presque partout ailleurs, entre 60 et 70% des électeurs. Ce désamour a eu pour conséquence des votes-sanctions. C’est le moment de changer de stratégie et d’approche, pour capitaliser les énormes potentialités dont dispose la  capitale régionale. Potentialités surtout agricoles, avec de belles perspectives économiques, notamment  la construction du port sur le fleuve Sénégal.
 

J’ai également tenu à faire remarquer que Rosso manque d’infrastructures de base  pour la jeunesse : stade digne de ce nom, maison de jeunes, centres d’attractions et de bienfaisance  sociale, etc. C’est vous dire que nos acteurs politiques ne se sont pas du tout intéressés à leur ville et à leurs électeurs. C’est, à mon avis, l’occasion ou jamais de changer la donne. J’ai  fait comprendre aux uns et aux autres que nous devons militer pour le renouvellement, en profondeur, des instances de base du parti, conformément à la volonté du président de la République, qui  prêche, depuis son  élection en 2009, le renouvellement de la classe politique, l’implication de la jeunesse dans toutes les  sphères de l’État, etc. Une volonté politique qui s’est matérialisée  par la fondation  d’un Haut conseil de la jeunesse.

 

- Comment la classe politique a accueilli la rencontre ?
 

- Très bien. Hormis quelques personnes qui se reconnaîtront, tous les acteurs politiques ont apprécié l’initiative, notamment ceux qui viennent de s’illustrer dans  la campagne d’implantation du parti, avec des résultats  probants, je veux nommer Thiam Zakaria, Brahim Fall, Bamba ould Dramane, Slama ould Moine, ex-député, Dah ould Banha, Brahim Radhi, Marrakchi, M’Boirik Fall, la coordination des enseignants, Moussa Diop, le docteur Ahmedou Ould Eleyt, Amadou Guèye Konté, Samba Ould Bah et j’en oublie certainement d’autres… Je pense que si les uns et les autres ont répondu à notre invitation, c’est parce qu’ils savent, tous, que nous entretenons de bons rapports  avec chacun, que je ne suis pas un donneur de leçons mais un lanceur d’alertes, que  je milite pour le rassemblement et la synergie des forces du parti, afin de lui éviter les échecs à répétition qu’il a toujours enregistrés à Rosso.

 

Propos recueillis par Dalay Lam

source lecalame.info

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