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un grain de sable pour secouer la poussière...

Les jeunes haussent le ton

Vendredi 2 Avril 2021 - 15:34

Des jeunes mauritaniens, diplômés, sans emploi, ont organisé vendredi matin un sit-in devant le ministère de la Fonction publique. Objectif : amener les pouvoirs publics à tourner leurs regards vers eux.
Portant des tissus rouges dans les mains, en signe de protestation, ils sont ont décidé de camper sur place une matinée durant dans l’espoir d’amener les Autorités à repenser la situation où ils se trouvent et de lui trouver solution. La manifestation qui s’est produite sans heurt, a permis aux jeunes d’être vus et entendus, tellement ils ont fait du bruit et tellement ils étaient nombreux (près d’une centaine sur les 60 m2 qui séparent le Ministère de l’ancien siège de la BNM).

C’est en mi-journée que les manifestants se dispersèrent, dans le calme, persuadés que leur message a été entendu. Tous ont considéré que La balle est désormais dans le camp des Autorités qui doivent s’empresser de trouver au plus tôt, une stratégie d’emploi susceptible d’insérer la jeunesse, de plus en plus nombreuse dans les rues.
En fait, malgré les assertions triomphalistes du gouvernement, la croissance économique en Mauritanie n’a permis pas de créer des emplois susceptibles de répondre aux besoins d’une population jeune qui s’accroît également. Finalement, toutes les initiatives qui avaient été prises (opération 10 000 emplois, activités de l’ANAPEJ…) n’ont pas abouti. Le cas contraire, les rues ne seraient pas aussi larges ouvertes aux chômeurs et partant, la pauvreté toucherait moins de familles.

Le chômage des jeunes qui n’est pas un fait nouveau en Mauritanie. L’idée selon laquelle la créativité de la jeunesse peut résoudre tous leurs problèmes est ainsi en passe d’être révolue. Il faut trouver des solutions spécifiques au chômage des jeunes qui, chaque année, s’accentue par la venue de nouvelles cohortes lâchées dans la rue par l’Université.

L’éducation, contrairement aux idées reçues, n’est pas toujours la clé du problème. La formation ne constitue en rien une garantie pour trouver un emploi décent. L’éducation est importante, certes, mais il faut avoir une vue d’ensemble du problème. Beaucoup de jeunes diplômés ne se retrouvent-ils pas, par exemple, chauffeurs de taxi ? Pourquoi, entre autres solutions, la Mauritanie ne cherche-t-elle pas à faire jouer au secteur agricole un rôle important dans les stratégies d’emploi des jeunes et dans les stratégies globales d’éradication de la pauvreté, en dépit d’un exode rural croissant ?

MOM

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