Le porte-parole de la coalition de l’opposition démocratique, Sidi Ould El Kori, a déclaré que le différend concernant la question de la durée des mandats que la majorité tient à inclure dans la feuille de route du dialogue politique, ne peut être résolu que par l’intervention du président, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en tant qu’initiateur du dialogue et garant de ses résultats.
Ould El Kori a ajouté, dans une interview accordée à « Sahara 24 », que ce point constituait désormais un obstacle à l’avancement du dialogue, malgré ce qu’il a qualifié de concessions faites par l’opposition et de participation de celle-ci aux différentes étapes de la phase préparatoire du dialogue national inclusif.
Il a précisé que la coalition de l’opposition démocratique « n’acceptera qu’une question claire », soulignant que le document présenté par le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, est considéré, à leurs yeux, comme un document consensuel qui devrait être soumis au président de la République sans aucune remarque.
Il a souligné que l’insistance de la majorité à lier ce document à l’inclusion de la question de la durée des mandats présidentiels exigeait une clarification précise concernant les institutions concernées, et s’il s’agissait d’inclure ou d’exclure les mandats du président de la République.
Ould El Kori a rappelé que l’opposition avait, lors d’une précédente rencontre avec le président, demandé que celui-ci intervienne pour lever ce blocage, avertissant que si le dialogue continuait à piétiner, elle ferait appel au président pour qu’il intervienne, étant donné que le pouvoir exécutif est le garant du dialogue et responsable de la mise en œuvre de ses conclusions, selon ses propres termes.
Dans le même contexte, le porte-parole de la coalition a déclaré que le dialogue se tenait dans un contexte social et économique délicat, soulignant les répercussions de la hausse des prix des carburants et la hausse des prix des produits de base qui en a résulté, ainsi que ce qu’il a qualifié d’exode de « dizaines de milliers » de Mauritaniens en raison du manque d’opportunités d’emploi et de l’incapacité du gouvernement à créer des emplois malgré ses promesses.
Il a également évoqué les défis auxquels sont confrontées les régions situées le long de la frontière avec le Mali, en raison des vagues migratoires, estimant que cela exerce une pression croissante sur ces villes.
Ould El Kori a critiqué ce qu’il a qualifié de manquement du régime à saisir des opportunités politiques et économiques, notamment celle de parvenir à un consensus national et à une accalmie politique, ainsi que le fait que l’augmentation du budget de l’État – qui, selon lui, est passé d’environ 500 milliards d’anciens ouguiyas à environ 1 300 milliards – ne se soit pas répercutée sur les salaires et les services publics.
Il a conclu en affirmant que le pays avait besoin de « resserrer les rangs sur le front intérieur » pour relever ces défis, à travers un dialogue sérieux qui mette fin aux problèmes existants, selon ses propres termes. saharamedias

Le porte-parole de la coalition de l’opposition : la question des « mandats » ne peut être résolue qu’avec l’intervention du président de la république
