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La semaine

Jeudi 24 Novembre 2022 - 13:30

Déficit de formation et de spécialisation des magistrats: grosses révélations de la CNDH
 

Dans son rapport sur la situation des droits de l’Homme en Mauritanie pour la période 2021/2022, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a déploré l’absence de formation et de spécialisation des magistrats et agents de justice.

Remis le 14 Octobre dernier au président de la République, ce document révèle, dans ses grandes lignes, que le « budget du ministère de la Justice ne prévoit plus, depuis quelques années, de dotations financières consacrées à la formation. […] En dépit de leur importance dans le développement et l’amélioration du travail judiciaire, les stages de perfectionnement à l’extérieur sont devenus également très rares. »Alors que le budget du ministère de la Justice dans le projet de loi initiale de finances pour l’année 2022 se chiffre à 815.325.010 MRU.

« Ce défaut de formation est d’autant plus nuisible pour l’appareil judiciaire qu’on note aujourd’hui la présence, aux commandes de tribunaux en divers domaines commerciaux, pénaux et civils, de magistrats sans aucune qualification ou formation de base […] ce qui accentue les contentieux et ne permet pas de rendre des sentences impartiales. En ce sens que ces magistrats qui occupent de hautes fonctions dans la hiérarchie judiciaire […] ne jouissent d’aucune formation en diverses spécialités se rapportant au droit fiscal, administratif, maritime ou autres, qui », ironie du sort, « relèvent pourtant de leurs prérogatives. »

Face à cette situation, le document préconise la mise sur pied d’un système de formation continue. À signaler que le rapport de la commission était surtout axé, ces deux dernières années, sur les sujets de la justice, le changement climatique, la pandémie du COVID-19 et les élections dans le domaine des droits de l’Homme.

 

Augmentation exponentielle des droits d’inscription aux examens français : grosse colère des élèves
 

Les élèves des établissements scolaires partenaires du lycée français Théodore Monod de Nouakchott ont laissé éclater leur grosse colère contre l’augmentation exponentielle des tarifs pour passer le brevet et le bac français. Des dizaines de ceux-là ont exprimé devant l’établissement français leur désapprobation face à ce qu’ils qualifient d’injuste, d’anormal et décidé de façon unilatérale, alors que l’année scolaire va entamer son deuxième trimestre. Des renforts de policiers anti-émeutes se sont déployés autour de l’établissement vendredi, deuxième jour de protestation. Les jeunes contestataires ont été repoussés par ces unités lourdement armées.
 

Les tarifs du programme français en Mauritanie ont augmenté de façon exorbitante au fil des ans sans que cela ne suscite l’indignation avant ce jour. En 2016, ils s’élevaient à 220 euros. Après l’établissement de la nouvelle grille tarifaire pour 2023, les parents d’élèves doivent débourser 600 euros pour le brevet(DNB), 700 euros pour les épreuves anticipées, et 800 euros pour le baccalauréat français, en plus du paiement en parallèle de la scolarité, onéreuse dans la plupart des établissements homologués. Sous peine de ne pouvoir passer les examens, les candidats doivent s’acquitter des droits d’inscriptions en euros et non en ouguiyas – suscitant déjà la vive réprobation des élèves – au plus tard « avant la clôture des inscriptions officielles, le 8 Décembre 2022 », prévient la note d’information. « Faute de paiement, les inscriptions ne seront pas prises en compte ».

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