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L’ancien ministre de justice, Diabira Bakary, accusé d’entrave à une décision de justice

Jeudi 10 Mai 2018 - 07:49

L’ancien ministre de justice, Diabira Bakary, accusé d’entrave à une décision de justice

À Coumba Ndaw, au Guidimakha, il s’est  produit un fait  qui mérite tout, sauf  d’être pardonné. Dans cette localité située  à dix-huit kilomètres de Sélibaby, la capitale régionale du Guidimakha où la question de l’esclavage fait couler d’encre  et de salive, l’ancien ministre de la justice mauritanienne et ancien  conseiller à la Présidence est en effet donné pour auteur de propos  irrespectueux,  à l’endroit d’un agent de justice et du bénéficiaire d’un jugement.

C’est  après  avoir  tranché, le 14 septembre 2017, entre Sabar ould Saïd et Demba Seydi Camara – jugement N° 08/2017 – que le président  de la Chambre civile du tribunal régional de Sélibaby a désigné, le 23 avril 2018, Kalidou Coulibaly, pour exécuter la sentence.

Le greffier en chef du parquet de la République près le tribunal du Guidimakha, se rend donc à Coumba Ndaw, le 04 mai 2018, pour notifier, au nommé  Demba Seydi  Camara,  ledit jugement, en présence du  chef du village et  des notables. Kalidou Coulibaly  aurait alors reçu des menaces proférées par l’actuel président de la CNAM, Diabira Bakary, en campagne d’implantation UPR dans ladite localité. Toujours, selon  le huissier,  le prétendu représentant de la communauté soninké  du Guidimakha  s’est enquis  des faits  et a  demandé, à Demba Seydi  Camara, de refuser de signer  la notification. Il traite de « haratine malien sans droit », Sabar ould Saïd, le bénéficiaire du jugement. Et de demander à Demba Seydi Camara de nier avoir connaissance d’un jugement sur le fait, alors que le monsieur était présent lors du verdict et qu’il n’a pas fait  appel. 

Sommé de quitter le domicile du chef de village, Maitre Coulibaly dit que l’explication de l’attitude de Diabira à son égard tient, tout simplement, à ce que le  patronyme Coulibaly laisse entendre une descendance d’esclave. Et de souligner  que l’excommunié, suite à l’affaire de Kollé Mouké  de Diaguily, veut également montrer, aux populations, que l’exécutif a mainmise, pleine et entière, sur le judiciaire. Fort remonté  contre le pérsident de la CNAM, le greffier du Parquet  saisit alors ses supérieurs hiérarchiques et porte plainte contre le politicien, pour  entrave à décision de justice. Déterminé à aller au bout, le petits-fils du fondateur de Gouraye [El Hadj Mambaye Sidi Mohamed Lamine Fall, de la tribu Tejakanit] se dit indigné du comportement  d’un soi-disant cadre du Guidimakha. Saisi lui aussi de l’affaire, le coordinateur régional de l’AMDH et du FONADH  au Guidimakha a interpellé le procureur de la République près le tribunal régional de Sélibaby et demandé l’application de l’article 19 de la loi 031-2015, réprimant les pratiques esclavagistes. En bref, les laudateurs se permettent tout, surtout en milieu rural. Affaire  à suivre.
 

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

source lecalame.info

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