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un grain de sable pour secouer la poussière...

L’Assemblée nationale adopte le projet de modernisation des infrastructures financières

Jeudi 31 Mai 2018 - 20:58

 L’Assemblée nationale a adopté jeudi après-midi au cours d’une séance plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil, son président, le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 11 février 2018 entre la Mauritanie et le Fonds Africain de Développement (FAD) destiné au financement du projet de modernisation des infrastructures financières.

Le ministre a indiqué que dans le cadre de la modernisation du secteur financier du pays et conformément au programme du Président de la République en la matière, le gouvernement a retenu pour sa mise en œuvre un projet visant la refonte des outils régissant le fonctionnement du secteur, en particulier le système national de paiements (SNP). Ce système, au demeurant manuel, comporte des risques qui lui sont inhérents et limite l’émergence de mécanismes nouveaux pouvant améliorer l’intégration financière. Il s’agit donc de le moderniser de manière à fluidifier et à sécuriser les échanges financiers et réduire les délais et les coûts des transactions financières.

Le ministre a précisé que le présent projet de loi s’inscrit dans cette perspective et a pour objet de réaliser 4 objectifs qui sont : la mise en place d’un système national de paiement ; le développement du système d’information de la Banque Centrale de Mauritanie ; l’appui à la mise en œuvre de la politique de change via la mise en place d’une salle de marché interbancaire pour les opérations de change et enfin le renforcement de la stabilité du secteur bancaire et de la micro finance.

Il a ajouté que ce projet est considéré comme le point de départ de la mise en place de l’infrastructure de base du secteur financier, à l’instar du système national de paiements et des outils de supervision du secteur.

Le ministre a rappelé que le Fonds Africain de Développement (FAD) participe au financement du présent projet à travers un prêt d’un montant de trois millions six cent mille unités de comptes, soit l’équivalent d’environ cent quatre- vingt-cinq millions d’ouguiya, remboursables sur une période de trente ans, dont un différé de cinq ans avec un taux d’intérêt de 1% par an sur le montant du principal du prêt décaissé et non encore remboursé ; une commission de service de 0,75% par an et une commission d’engagement de 0,50% sur la partie du prêt non décaissée.

Les députés ont remercié le ministre pour son exposé s’interrogeant sur les objectifs attendus de la modernisation des moyens de paiement. Ils se sont demandé comment cette modernisation va –t- elle produire un effet positif sur l’état du système financier dans son ensemble et contribuer à régler les problèmes dont il souffre.

Certains d’entre eux ont soulevé la problématique de la multiplicité des banques privées au moment où leur contribution à la dynamisation de l’économie nationale est faible et où les services qu’elles présentent à la clientèle sont limités et ce, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt.

D’autres députés ont exprimé des craintes par rapport à la montée de l’endettement du pays qui a atteint un niveau critique de nature à influer sur la capacité du pays à faire face à ses engagements.

Répondant à ces préoccupations, le ministre a affirmé que des réformes sont actuellement en cours pour encourager les banques privées à se regrouper et pour limiter les risques auxquels elles font face, risques dont elles se prévalent pour justifier le relèvement de leurs taux d’intérêt.

Il a précisé que la création des banques est soumise à des conditions prévues par les lois en vigueur et que les autorisations sont accordées aux nouvelles banques sur la base de ces exigences.

S’agissant de l’endettement, le ministre a fait remarquer que les indicateurs d’usage pour le mesurer montrent que la situation sur ce plan est loin d’être inquiétante, assurant que les engagements du pays dans ce domaine seront honorés et que les prévisions montrent que le service de la dette va commencer à s’alléger dès l’année prochaine.

source AMI
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