Le malheur de la Mauritanie, c’est l’inconsistance dans les décisions. Nos dirigeants carburent sur des questions de développement et d’actualité qu’ils jettent peu après comme un kleenex usagé. Les exemples sont légion et l’instabilité dans les fonctions expliquent en grande partie ces œuvres à demi achevées, ces programmes mort-nés, ces projets avortés au bout d’un essai… et la dernière décision portant sur la mise en place d’un plan de relance économique d’un peu plus de 630 millions USD, risque de ne pas être une exception.
Annoncé en grandes pompes le 2 septembre 2020, le plan est initié « en vue de surmonter les effets négatifs, de relever les défis et contraintes de l’après covid-19 », comprend six axes dont la consolidation des secteurs sociaux (santé, école, etc.) à laquelle sera affectés 217,5 millions USD, la consolidation des infrastructures (178 ,6 millions USD), la promotion et l’appui aux secteurs de production (145 millions USD), et l’appui au secteur privé (61,77 millions USD). D’après les prévisions, ce plan devra être exécuté sur une période de 30 mois. Il « vise à réaliser les conditions nécessaires pour la relance de l’économie suivant une approche participative globale qui attribue au secteur privé un rôle économique dynamique, participe à la création de davantage d’emplois et à l’exploitation judicieuse de ressources naturelles nationales dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », selon le président Ghazouani.
En Mauritanie, le gouvernement étudie, planifie et fait des montages que le Parlement s’empresse de voter, puis Plouf. Il disparaît dans les tiroirs de l’oubli. Combien de projets de loi, de circulaires, de décrets, de conventions internationales, la Mauritanie n’a-t-elle pas voté avant de les classer.
Combien de fois avons-nous décidé d’organiser le transport urbain, de chasser les ânes hors de certaines Avenues, de lutter contre la mendicité, contre les enfants de la rue, contre l’occupation illégale des places publiques, contre les marchands ambulants du marché de la capitale, contre le clientélisme dans l’administration et l’utilisation abusive des biens de l’Etat ? Combien de fois avons-nous interdit le port du boubou au bureau, le thé dans l’administration ? Tel Sisyphe, nous portons toujours notre rocher jusqu’en haut de la crête et nous le laissons dégringoler pour le remonter ensuite, jusqu’à la fin des temps.
Chaque président qui est arrivé, a apporté avec lui son lot de décisions, et de projets. Lesquels n’ont duré que le temps d’une vie de papillon. Chaque administrateur nommé à la tête d’un département ministériel est arrivé avec des idées plein la tête. Chaque fois, c’est un goût d’inachevé qui couronne ses actions. Comme s’il relevait d’un complexe à un successeur d’achever l’œuvre de son prédécesseur. Ainsi, depuis le premier gouvernement de ce pays, nous sommes éternellement inscrits dans une logique de recommencement.
Cela s’est développé avec le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Voyez ce qui s’est produit ! Combien de projets ont été dressés et qui sont restés en l’état ? Combien d’entreprises ont été entamées et qui ont été rangées dans les tiroirs du passé ? Combien de fois, le président a-t-il engagé des actes qu’il n’a pas achevés ?
Comme tous ses prédécesseurs le président Ould Ghazouany s’est d’emblée mis sur ses grands chevaux, lançant à son tour ses projets à tous vents. Pourvu qu’il soit l’exception !
Oumar Moctar
lauthentic.info
Relance de l’économie Pourvu que cette fois, ce soit la Bonne !
Mercredi 7 Octobre 2020 - 15:42
chezvlane
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