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Mauritanie : améliorer le climat des affaires pour favoriser le développement du secteur privé

Dimanche 26 Mai 2019 - 19:59

Mauritanie : améliorer le climat des affaires pour favoriser le développement du secteur privé

La Banque mondiale vient de publier son second Rapport sur la situation économique en Mauritanie, une publication annuelle qui souligne les tendances économiques récentes et discute de questions de développement pertinentes pour le pays.

La première partie de l’étude rappelle le cadre macroéconomique ainsi que les perspectives à court et moyen termes.

Étant donné l’importance du secteur privé dans le développement économique, la deuxième partie se concentre sur le climat des affaires en Mauritanie.
 

En 2018, la croissance économique a poursuivi sa reprise. La croissance du PIB suit une trajectoire à la hausse depuis 2015, passant de 3 % en 2017 à 3,6 % en 2018. Cette progression a été tirée

par l’activité robuste des télécommunications, des transports, de l’électricité et du secteur primaire. En revanche, le secteur extractif continue de freiner la croissance. Compte tenu de la croissance démographique (environ 2,8 %), la reprise économique reste insuffisante et ne se traduit que par une hausse de 0,8 % du revenu réel par habitant.
 

Telles sont les conclusions du second Rapport sur la situation économique en Mauritanie, publié aujourd’hui. L’étude constate que la décélération économique en 2015-2016 a conduit le gouvernement

mauritanien à faire un ajustement budgétaire et des réformes structurelles qui ont permis de rétablir la stabilité macroéconomique.

La baisse du prix des matières premières depuis mi-2014 a entraîné un ralentissement de la croissance et accentué la vulnérabilité de la Mauritanie : une économie non-diversifiée qui ne crée pas assez d’emplois dans le secteur privé (World Bank, 2018c). En conséquence,

les autorités ont lancé en 2016-2017 un plan d’assainissement budgétaire qui a permis de stabiliser l’économie et, des réformes visant à améliorer l’efficacité de la politique monétaire.
 

Selon les auteurs du rapport, le défi consiste désormais à augmenter le taux de croissance potentiel et à promouvoir le secteur privé. La Mauritanie tente de recalibrer son modèle de développement par le biais d’un plan de diversification s’appuyant sur le développement du secteur privé. Pour y parvenir, le pays devrait surmonter un secteur privé dominé par l’informalité et un environnement qui ne favorise pas la concurrence ni l’accès au crédit.
 

En termes de performance économique, les perspectives de croissance à moyen terme demeurent favorables, du fait de la forte activité dans le secteur primaire, l'augmentation de la production minière et du développement du projet gazier GTA. L'inflation devrait rester sous contrôle et la prudence budgétaire devrait permettre de maintenir la dette publique sur une trajectoire viable.

Le rapport note toutefois que les perspectives macroéconomiques sont sujettes à des risques internes liés aux élections présidentielles et des retards dans la mise en œuvre des réformes. Des risques externes pèsent également sur ces perspectives. Il s'agit notamment des prix du pétrole plus élevés que prévu, de l'insécurité régionale, et de la baisse des investissements directs étrangers (IED).

Le chapitre consacré au secteur privé et au climat des affaires montre que la Mauritanie s’est engagée depuis 2014 dans un vaste programme d’amélioration de son climat des affaires. Les autorités mauritaniennes ont accompli une série de 17 réformes portant sur 8 des 10 indicateurs du rapport Doing Business (DB) au cours des cinq dernières années. Ces réformes ont permis à la Mauritanie de

progresser au classement général DB, passant de la 176ème place en 2015 à la 148ème en 2019.

Malgré cette amélioration significative, le rapport préconise de relever certains défis majeurs pour permettre au climat des affaires d’être réellement favorable au développement du secteur privé en

Mauritanie, à savoir :
 

    -Des conditions de concurrence peu équitables ;

    -un accès limité au financement ;

   - une main-d'œuvre locale ayant des compétences limitées ;

    -des services aux entreprises limités et une bureaucratie peu efficace sont autant de contraintes ;

    -un coût du raccordement à l’électricité très élevé.

source lecalame.info

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