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Mauritanie : H.R. Watch savait que se conférence de presse serait "perturbée"

Mercredi 28 Février 2018 - 12:09

 Human Rigths Watch a été "avertie par des sources fiables" que « même si les autorités (mauritaniennes) ne bloqueraient pas sa conférence (de presse à Nouakchott), des éléments perturbateurs feraient irruption pendant l’événement », selon Candy Ofime, chercheuse responsable de l'organisation pour la Mauritanie.

 

Il s’agit d’une « tactique couramment employée contre les organisations indépendantes de défense des droits humains », selon H.R.W qui ajoute: « En effet, peu après notre présentation, une question hostile de la part d’un « journaliste » a déclenché une réponse virulente de la part d’un activiste, avant que le débat ne sombre dans l’invective. »

 

H.R.W a indiqué n’avoir obtenu « aucune réponse » à sa demande d’organiser la conférence de presse dans un hôtel de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie : « Nous avons finalement organisé sa conférence de presse dans une salle peu spacieuse du siège du Forum des organisations nationales de droits humains (FONADH), un collectif d’organisations non gouvernementales mauritaniennes reconnues légalement ».

 

"« Vous avez dit droits humains ? Il faut demander l’autorisation ailleurs », nous a répondu le hakim (un agent municipal), à qui nous avions formulé la demande" d’autorisation, a rappelé Candy Ofime.

 

La chercheuse de H.RW d’ajouter « Normalement, le hakim décide de la délivrance de telles autorisations, mais comme nous avions l’intention de présenter un rapport critique envers les restrictions imposées par le gouvernement aux défenseurs des droits humains dans le pays, il n’a voulu prendre aucun risque ».

 

L'organisation de poursuivre: "Au cours des deux jours qui ont suivi, nous avons formulé des demandes d’autorisation auprès du Commissariat, des ministères et d’autres organismes officiels, mais n’avons reçu aucune réponse".

 

Pour Human Rigths Watch, « les obstacles que nous avons rencontrés pour assurer le lancement de notre rapport à Nouakchott nous ont donné un aperçu des difficultés auxquelles les Mauritaniens sont confrontés lorsqu’ils souhaitent évoquer des sujets sensibles, en particulier les questions d’ethnicité, de discrimination et de la nécessité de traduire en justice les auteurs d’abus commis dans le passé ».

source alakhbar.info

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