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un grain de sable pour secouer la poussière...

Incroyable bêtise : Human Rights Watch financé par Bouamatou !

Dimanche 11 Février 2018 - 18:27

Demain à Nouakchott, Human Rights Watch convie à 11H les journalistes à une conférence de presse pour rendre public son rapport certainement accablant contre le régime azizien : « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : Répression à l’encontre de défenseurs des droits humains en Mauritanie ».
 
N’ayant pas reçu autorisation pour organiser la conférence de presse dans un hôtel, la célèbre organisation internationale des droits de l’homme va se réfugier au siège du FONADH qui avait bien besoin de ce soutien car ils sont aussi financièrement fatigués. 
 
N’ayant jamais lu un mot écrit contre Bouamatou dans leurs remarquables sorties toujours rédigées d’un trait chirurgical, je suis allé voir ce qui se passe du côté des donateurs de HRW.

 

​Là on trouve clairement, écrit en petit que le sulfureux milliardaire Soros via sa fondation Open Society est un donateur suffisamment important pour être cité. Il se trouve que les liens entre Soros et Sherpa de Bourdon (financé par Bouamatou) sont connus. 
 
Sherpa reçoit des fonds de Soros et l’historien Pierre Péan va plus loin dans son livre « Carnages » où il insinue que Bourdon serait un homme  de Soros . 
 
 
 

Soros
Soros
Quant à Soros, jeuneafrique rappelle combien il est impliqué en Afrique dans un article intitulé «  Soros l’Africain : enquête sur les réseaux du milliardaire américain »
 
 
Soros finançant Sherpa, Sherpa financé par Bouamatou : Soros pouvait-il ignorer Bouamatou et sa fondation pour l’égalité des chances en Afrique ? En tout cas, ils se retrouvent chez Sherpa. Quant à Human Righs Watch, ne cachant pas toutes leurs sources de financement, ils écrivent en petit « Open Society » de Soros.

https://www.hrw.org/fr/about/partners
 

Pour retrouver Bouamatou chez Human Rights Watch, un clic de plus et on tombe sur un article publié sur leur site officiel, ce qui signifie qu’ils cautionnent les propos de l’auteure Candy Ofime qui termine son article sur Ghadda par une note en gros caractères «  La Fondation pour l’égalité des chances en Afrique, une fondation créée par Mohamed Bouamatou, est un soutien de Human Rights Watch. »
 
Comment une organisation de cette notoriété peut-elle accepter des dons venant d’hommes d’affaires sulfureux  impliqués politiquement en Afrique notamment lors de coups d’état sachant toute la littérature à leur sujet dans la presse ? Il ne s’agit pas de dire que Bouamatou n’est pas fréquentable, il s’agit d’éviter de donner aux régimes qu’ils accusent d’enfreindre les droits de l’homme l’occasion d’insinuer que ces organisations internationales des droits de l'homme sont douteuses puiqu'elles ménageraient certains hommes d’affaires sulfureux qui leur font des dons pendant qu’elles attaquent les ennemis de ces derniers jusqu’aux chefs d’état.
 
C’est ce qui vient d’arriver à Sherpa qui faisait un travail formidable de lutte contre les biens mal acquis avec des succès juridiques en la matière à Paris avant de voir leur crédibilité vaciller à cause de financements venant de certains hommes d’affaires africains qui échappent à leurs enquêtes.
 
Le dernier tir, le plus cruel vient du JDD qui sortit un mail où on peut lire Bourdon qui demande des milliers d’euros à Bouamatou éternellement absent de leurs enquêtes sur la Mauritanie alors qu'il fit élire Aziz, grâce à ses milliards et ses réseaux franco-africains de l'époque, avant de devenir ennemis. Pourquoi Sherpa ne les attaque-t-il pas pour diffamation ? D’où sort ce mail  sinon d'espionnage de la vie privée ? 

http://www.lejdd.fr/societe/mauritanie-lassociation-sherpa-impliquee-dans-une-etrange-affaire-3558680
 
 
 

Demain, dès que Human Rights Watch rendra public son rapport, le fameux porte-parole du gouvernement se pointera à la TVM avec son sinistre rictus, le même qu’il a sorti quand il a estimé que le serment islamique d’Aziz à propos des mandats était discutable. Il dira alors aux mauritaniens, une fois de plus, que les liens entre ces organisations internationales avec des opposants mauritaniens douteux sont connus puisqu’il rappellera que Bouamatou est sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans l’affaire des sénateurs.
 
Heureusement Human Rights Watch n'a pas la dimension de Sherpa et le rictus du porte-parole du gouvernement n’aura d’effet qu’en Mauritanie. Tout au plus, dira-t-on que c’est une négligence mais quel cadeau d'amateurs pour discréditer un travail au demeurant remarquable.
 
 

Pour la petite histoire : Il y a 4 ans, je devais rencontrer HWR à leur siège à New-York lors d’un voyage organisé par le département d’état américain avec d’autres journalistes. En descendant du bus mon portefeuille est tombé dispersant mes cartes de visite. Le temps de les ramasser, le groupe avait disparu au milieu de la foule. Je n’avais pas sur moi l’adresse. Rendez-vous manqué, je suis rentré à pied à l’hôtel. 
 
Occasion manquée de leur dire combien c’est délicat de s’attaquer à des régimes militaires civilisés. La moindre erreur sera exploitée cyniquement avec intelligence et sang-froid pour ruiner un travail exécuté d’une main de  maître car chaque mot compte comme compte la source de chaque don quand on a le souci de rendre intouchable la crédibilité...

Ainsi hier, un avocat proche de la présidence a pu s'amuser au sujet de Sherpa sur une TV africaine devant des seconds couteaux journalistes. C'est tellement facile quand on a affaire à des opposants amateurs qui font gaffe sur gaffe : les uns s'envoyant des mails compromettants, les autres laissant traîner sur leurs téléphones des audios explosifs..

VLANE

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