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Des membres du gouvernement commentent les résultats du conseil des ministres

Vendredi 17 Mai 2019 - 09:08

Des membres du gouvernement commentent les résultats du conseil des ministres
Le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, Porte- parole officiel du gouvernement, Me Sidi Mohamed Ould Maham , le ministre de la justice, M. Dia Moctar Malal et le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Diay ont commenté jeudi les résultats du conseil des ministres tenue plus tôt dans la journée.

Le porte- parole du gouvernement a précisé que le conseil a examiné et approuvé un certain nombre de projets de décrets, de communications dont une communication portant sur le bilan des réalisations du département de la justice au cours de la période 2009 – 2018 et ses perspectives en plus d’une autre sur la révision des comptes nationaux et le passage au nouveau système de comptabilité nationale ainsi que d’une communication sur le bilan des réalisations du secteur de la jeunesse et des sports 2009 – 2018.

Le ministre de la justice a précisé, dans sa présentation, qu’au cours de ces dix dernières années, beaucoup de réalisations importantes et de fond ont été accomplies au niveau de la justice.

Il a abordé quatre axes fondamentaux à savoir les ressources humaines, les infrastructures, la mise en place d’un arsenal juridique global et l’activité dans le domaine des affaires civiles. C’est ainsi que le département a planché depuis 2009 sur le recrutement de dizaines de jeunes diplômés pour leur permettre d’intégrer la magistrature, précisant que plus de 60% des ressources humaines opérant dans la magistrature ont été recrutées par le régime actuel.

M. Dia Moctar Malal a ajouté qu’une politique de formation appropriée des magistrats a été mise sur pied, de concert avec certains partenaires axée sur des thèmes nouveaux comme le crime cybernétique, la lutte contre le terrorisme en plus de l’actualisation de l‘arsenal juridique ancien. De même, de nouvelles lois ont vu le jour en matière de lutte contre le terrorisme, sur les droits de l’Homme et la promotion de la justice commerciale. A cela s’ajoute le renforcement des textes sur la protection de l’enfant et la création d’établissements en charge de la promotion de l’enfance et de son suivi.

Le ministre a passé en revue les réalisations accomplies au niveau des infrastructures relevant que toutes les wilaya disposent de palais de justice et que les prisons, qui étaient des maisons délabrées répondent désormais aux normes internationales dans la plupart des cas, avec une capacité d’absorption de 3100 prisonniers contre 800 auparavant.

En matière civile, le ministre a expliqué que la possibilité est désormais ouverte à celui qui dispose d’une autre nationalité de garder la nationalité mauritanienne à la condition de faire la demande de double nationalité. Des dizaines de mauritaniens à l’étranger ont pu bénéficier de cet avantage ces dernières années.

Le ministère poursuit-il, planche actuellement sur l’élaboration d’une politique globale du secteur de la justice financée par le Fonds Européen de développement devant être prête à être mise en œuvre au début de l’année prochaine InchaaAllah.

De son côté, le ministre de l’économie et des finances a, dans sa présentation du bilan des réalisations de son secteur, précisé que le bilan porte sur 4 axes :

Le rappel de la situation de l’année 2009 ;

Le bilan des politiques et réformes financières ;

Le bilan des réformes économiques ;

Conclusions

Le ministre a expliqué que l’économie nationale en général peu diversifiée est très sensible aux facteurs extérieurs en particulier aux fluctuations des prix internationaux du fer et des hydrocarbures. Aussi le taux de croissance du pays a connu des oscillations entre 1960 et 2014, relevant que l’absence de politiques de diversification de l’économie axés sur les secteurs porteurs de l’économie comme l’agriculture, l’élevage et la pêche et l’absence d’infrastructures de base et d’un cadre règlementaire approprié pour la promotion du secteur privé ainsi que le coût exorbitant des facteurs de production et le manque de souplesse du cadre général des affaires, tout cela a constitué un handicap ayant empêché le décollage de l’économie au début de la décennie.

Il a précisé que la réforme des finances publiques et la création d’un cadre global et stable de l’économie était une priorité du Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et de son gouvernement en 2009 faisant que parmi leurs objectifs, figuraient en bonne place la mobilisation des ressources intérieures, l’amélioration du cadre de spécialisation à travers la rationalisation des dépenses, l’augmentation du budget consacré aux investissements sur ressources propres et la modernisation du cadre organisationnel.

En matière de mobilisation des ressources, budgétaires, le ministre a dit que l’amélioration des recettes fiscales a été acquise au prix de l’élargissement de l’assiette fiscale et de la rentabilisation des établissements publics et de leur contribution au budget de l’Etat suite à l’amélioration de leurs performances.

L’application de cette politique ajoute –t- il, a permis une augmentation substantielle des ressources budgétaires qui ont passé de 198 milliards A-UM en 2009 à 567 milliards A-UM en 2018 soit une augmentation de l’ordre de 200%, notant que les ressources fiscales ont été multipliées par 3,5 passant de 106 milliards anciens en 2009 à 362 milliards A-UM en 2018.

S’agissant des revenus de la pêche, le ministre a précisé qu’ils ont évolué de 41 milliards anciens en 2009 à 72 milliards en 2018 un taux de croissance de l’ordre de 75%. Une politique rigoureuse de gestion rationnelle et de valorisation des ressources maritimes a été à l’origine de ce progrès.

Il a ajouté que les ressources venant des richesses minières ont passé elles aussi de 18,5 milliards A-UM en 2009 à 68,7 milliards A-UM en 2018 malgré la fermeture du champ pétrolifère Chinguitty en 2018.

Le système des indemnités et allocations a connu au cours de la dernière décennie un bond qualitatif en particulier celles ayant trait au transport, au logement, à l’excellence, à l’équipement. L‘impôt sur le revenu et les traitements et salaires a été réformé donnant lieu à l’introduction d’un système d’impôt progressif sur le revenu mensuel égal ou inférieur à 90 000 A-UM en plus d’une augmentation forfaitaire en 2015 appliquée sur le salaire de base.

En ce qui concerne la communication portant sur la révision des comptes nationaux et le passage au nouveau système de comptabilité nationale, le ministre a indiqué qu’il y a un système appliqué par tous les pays qui détermine le PIB selon une méthodologie de collecte des données.

Il a ajouté que le pays continue à adopter en matière de comptabilité la méthodologie d’avant 1993. C’est ainsi que les statistiques portant sur le PIB ne sont pas conformes aux meilleurs systèmes actuellement en vigueur qui demandent des mécanismes techniques et des ressources humaines.

M. Ould Diay a relevé que le département a ouvert en 2017 par l’entremise de l’ONS un atelier ayant permis de réviser le PIB, ce qui a montré que le PIB qui servait de référence était de 26% inférieur à son niveau réel et que sa structure requiert sa révision au regard des nouvelles statistiques. Ainsi le PIB pour l’année 2014 était de 2003 milliards contre son estimation antérieure qui était de l’ordre de 1620 milliards.

AMI
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