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un grain de sable pour secouer la poussière...

Ahmed Ould Cheikh, Mohamed Ould Bouamatou et moi : souvenirs d'infortune...

Dimanche 3 Septembre 2017 - 18:13

En 2009, il y a 8 ans, j’étais quelqu’un d’autre, bien jeune, tout aussi innocent et personne ne me connaissait sinon quelques lecteurs d’un petit monde du net après avoir fait campagne pour Aziz sur un blog d’un ami qui s’appelait canalh. Je n’avais pas encore  de blog et mes articles paraissaient sur Cridem. J’avais échoué dans une chambre sans eau ni courant à la maison des artistes pour ne pas rentrer chez papa et maman.
 

A un moment donné je n’avais plus les moyens de payer la chambre, c’était 20.000 ouguiyas par mois, je ne fumais plus de Marlboro trop chères, je fumais les cigarettes des pauvres les légendes à 100 ouguiyas le paquet et à part pour mes caleçons, tout le reste j’allais le chercher au 5ème dans les arrivages, je choisissais les heures où je ne risquais pas de rencontrer quelqu’un et je passais des heures à fouiller pour trouver des pantalons et autres même mes chaussures.
 

Quand je n’ai plus pu payer le loyer après avoir vendu tout ce que je possédais, je suis allé voir Ahmed Ould Cheikh du Calame pour qu’il me donne un emploi de pigiste quel que soit le salaire. Il m’a reçu gentiment plusieurs fois le matin et sans jamais me dire non, il m’a fait poireauter plusieurs jours jusqu’à ce que je renonce. Entre-temps il sortait son chéquier pour faire devant moi des chèques de 100.000 à tel journaliste, une fortune devant mes yeux à l’époque.
 

En fait il me reprochait surtout de venir à lui après avoir fait campagne contre eux, gens de la nébuleuse FNDD. Alors j’ai décidé en connivence avec Claude K d’écrire un article baroque à Bouamatou qu’on m’a présenté comme un mécène qui aide tout le monde. ça ne me dérangeait pas car à l’époque Bouamatou était encore du camp d’Aziz. J’ai laissé mon mail et aucun de ses agents ne m’a jamais contacté. Je voulais à l’époque écrire un livre et il me fallait assez d’argent pour quelque temps et je lui aurais dédié. Ajib la vie.
 

Des années plus tard après plus de 1900 articles je suis devenu un journaliste indépendant et mes modestes talents auraient pu lui servir, ne serait-ce que par reconnaissance. En vérité il a été victime de ses agents comme Aziz est victime des siens, il n’en a certainement jamais rien su.
 

Voilà pourquoi parfois je m’amuse à titiller A.O.C en souvenir des temps de misère mais je ne lui en veux pas du tout car il ne pouvait pas se permettre de faire entrer au Calame un azizien même light. J’étais allé le voir car il est de « la famille », je le connais depuis tout jeune, je pensais que ça comptait avant le reste.

Quant à Bouamatou, franchement je n’ai rien contre ce monsieur. Je souris tout simplement face au destin.

VLANE

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