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un grain de sable pour secouer la poussière...

Ramadan : Les jeûnes sans provision

Dimanche 13 Mai 2018 - 08:10


Citoyens endormis, la vie est courte et les postes sont temporaires.
Nous regardons tous la même Mauritanie, mais nous voyons un pays diffèrent.
Dans l’arène du ramadan, nous entrons chroniquement, portant la mère souffrante à bout des langues et à laquelle personne ne porte secours.

Assurez-vous avant l’aller sans retour d’évaluer le degrés de pureté ou de pourriture du cœur, avant de s’offrir à Dieu.
Entre qui a cru et qui fait semblant de croire, il y a des vallées de mauvais calculs et des tas de supplices.
 Jeûner  pour l’habitude ou l’ostentation est la marque de l’imam des perdants ; c’est le signe des champions de la souillure de l’infamie et de la fourberie obscure.

Le mal n’accouche pas le bien. Allah en est Témoin.
Il est clair comme le soleil de midi que l’anatomie nationale se brade comme de petits pains sur tous les étalages.
 Les « propulsés » sur le premier plan par la chance, les études, les voyages, la forces, les astuces,  les complots, la conspiration ou autres « accidents » variés du destin, ne perdent pas le temps dans l’inactivité. Ils ne lésinent sur aucun moyen pour diviser dans la douleur, cette proie impuissante tombée sans efforts perceptible sous leurs caprices.
 Tableau immoral de la consommation d’une nation pitoyablement inerte, au sein d’un service d’urgence où le médecin et les médicaments falsifiés, font office d’anges de la mort.

Le démembrement dans les liesses : ce qui fut une fois « La terre des hommes. ». devenu rendez-vous des charognards.
N’ont subsisté que des morceaux épars de principes, lutant à vivre sur des tessons d’un passé abâtardi par la concupiscence l’égoïsme et l’avidité d’éclipser les autres.
La guerre pour le pouvoir,  n’est plus rien d’autre que la soif de dominer pour exclure. Une arme pour être et empêcher d’être.
En face de chaque affamé se dresse un voleur de nourriture.
L’une des saleté les plus difficilement « diagnostic-able » chez nous est que tout individu œuvre dévotement dans une hypocrisie disciplinaire à réduire les autres à rien. Il ne peut respirer qu’en asphyxiant les alentours.
Que de tristes ascensions.

L’estampille de qui mérite la victoire en islam est, pourtant brillante comme une étoile du matin : « Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant l’issue finale de toute chose appartient à Allah. »22-41. 
 Malheureusement nous vivons en ces temps sinistres, décrits par le prophète de l’islam, où le tueur tue sans savoir pourquoi, et où la victime ferme les yeux pour l’éternité, ignorant perplexe, les raisons de son assassinat.
C’est se gaver de venin que de s’engraisser et se nourrir sur les dépouille de ses frères. Celui qui chasse le privilège par l’extorsion, se truffe les entrailles d’un poisons mortel. Les effets même tardifs, se manifesteront un jour et seront payés inexorablement. C’est l’une des frontières sacrées du Halal et du Haram.

Et qui sait ? on finit souvent là où on ne voulait pas être. Ce monde est un socle rotatif et tournant qui jette n’importe qui, n’importe où, au moment où il s’y attend le moins. Et ainsi tourne la machine des situations.
Nous sommes une fraternité qui s’étrique de l’humanité vers la simple cellule familiale. Toute douleur est une endémie qui sera partagée, si ce n’est dans le moment ou l’espace, elle le sera dans le temps par le temps et avec le temps.
Les coups de dents dans la chair de frères plus faibles, ne sont qu’autant de morsures télescopées vers ses propres générations plus ou moins futures. Un crédit visé par la banque du destin et qu’on payera à son tour à chaud ou à froid. 
Le jeûne doit commencer par là. Chaque fidèle doit commencer le jeûne, par s’abstenir de la consommation de viande In-halal de ses frères. La seule force en fin de course, est celle du Très Haut. 

Quand la réforme est sincère,  les bouches n’ont aucun motif de parler. Les normes et le standard ont leur repère en cette équation.  
 Mettre aux fers ces masses impuissantes est une piètre victoire. Se dépenser pour briller en externe et vivre dans un pâle-obscur intérieur est un suicide pour ceux qui misent sur cette comédie. Beaucoup s’y sont brûlé les doigts et les orteils.
 Les droits de l’homme, comme l’eau à travers les rochers, finissent toujours par trouver leur chemin.
Exceller dans la voie du juste, et refuser de s’engouffrer dans les réseaux du mal de la falsification morale, de pactes made in china et de l’hypocrisie dans les allégeances, relève d’une grande sagesse et d’une noblesse authentique. C’est ce qui sied « au fils de grande tente »
On ne peut tricher avec le Bon Dieu, ni esquiver ses sanctions. Ceci explique beaucoup de choses qui nous arrivent.

Depuis le moment ou l’instruction la droiture et la compétence ont plié l’échine, vaincues par la force de la propulsion intentionnelle de tordre la justice, et l’équité, pour presser le jus de l’intérêt par les pressoir du faux, le pays rampe servilement dans les incertitudes effroyables.
Ce n’est plus la nation, ou le semblant de nation mais les familles les tribus les ethnies et les groupes suspects et douteux, qui foisonnent et dominent.
 Le droit du citoyen a été digéré pendant et hors du ramadan, et le citoyen avec lui.

 S’interdire le Zrig pour quelques heures et se rendre licite la chair, bien dégoûtante de ce qui ne devait jamais être consommé quel que soit la sacralité d’un mois ou d’une année, voilà une calcul bien naïf de « cache-cacher » avec le Bon Dieu.
Et voilà pourquoi, le jeûne a perdu sa sainteté, sa sacralité dans les esprits et que Baraka a émigré la société.
Les pluies d’injustices de la terre, ont asséchées les nuages du ciel.
Les carcasses d’hommes et de bêtes qui jonchent le territoire, sont autant de mises en demeures contre une malédiction imminente qu’il faut conjurer au plus vite, avant que les nuages du trop tard n’assombrissent notre ciel.

 إِنَّ الَّذِينَ فَتَنُوا الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ ثُمَّ لَمْ يَتُوبُوا فَلَهُمْ عَذَابُ جَهَنَّمَ وَلَهُمْ عَذَابُ الْحَرِيقِ
Le jeune est devenu pour beaucoup le souvenir d’une époque floutée et vaguement propre, où les esprits par les relents d’une asepsie purgatoire, consignée dans le livre, tentent de reluire difficilement et par habitude les mauvaises consciences. Ce n’est plus qu’une cérémonie ostentatoire, qui finit au crépuscule par des milliers d’estomacs remplit d’OGM, de produits de conserves, empaquetés quelque part là-bas, par quelques-uns de ces soldats de Dieu, dont Il est Seul à connaitre l’existence et à définir les missions. Ces messagers indéchiffrables, qui font mal là où il faut, et au moment où l’on s’y attend le moins.  
La justice est le pilier inébranlable de tout équilibre de toute harmonie sociale et de tout bonheur.

La justice est le faisceau de la lumière de Dieu dans les tristesse de l’ombre et les douleurs de l’exaction des humains. 
C’est le Seigneur qui mesure l’ampleur de la dérive et c’est Lui qui trace les limites de Ses interventions. La prudence est alors de ne pas mettre sa patience à l’épreuve.
Puisse-t-Il couvrir nos défauts et mettre en ordre les normes du mérite, du droit et de la raison. Inchalla.
Peut-on souffrir tableau plus blessant pour la crédibilité nationale que ces paquets entiers de fonctionnaires, qui entrent en effervescence, dès qu’il s’agisse d’enflammer le mensonge la feinte et le cinéma pour l’adhésion à des partis, qui ne sortent de leur léthargie qu’au moment de manipuler un peuple ? un peuple flétri par la soif l’ignorance et l’inanition ?????
On jure le suicide, au cas où un homme qu’Allah a rendu puissant pour un moment, quitte le pouvoir. Personne, cependant ne s’est jamais égratigné le bout d’un doigt après le départ d’un dirigeant ?

 Bien au contraire.
Jeûner consiste aussi à ne pas polluer l’atmosphère de mensonges et de fausses tartufferies effrontées.
Il faut rappeler en ce ramadan que :
« Parmi les hommes, il en est qui prennent en dehors de Dieu  des égaux à Lui. Ils les aiment, comme on aime Allah. Or ce sont les croyants qui sont les plus ardents dans l’amour de Dieu. Quand ces injustes verront le châtiment, ils sauront que la puissance toute entière appartient au Seigneur et qu’Allah est dur en châtiment !... » 2-165.
  Pourquoi ne pas se dépenser à sensibilisations sur des problèmes nationaux, qui menacent notre existence. Ces bombes à fragmentation qui ne sont traités que par les désœuvrés et les bandits du net, qui en donnent, à leur tour cet autre visage du thieb-thieb national outremer. Notre marque déposée :     « La caméléon-isation systématique », pourvu qu’il y ait profit pécule ou avantage.
Ce n’est pas seulement pendant le Ramadan qu’il faut craindre Dieu. 

Pourquoi ceux qui mènent la barque, ferment-ils invariablement les yeux sur ces matchs immoraux, où le ballon crevé et malmené en tous sens est tout un peuple ?
Sont-ils absents ou ont-ils été « absentés » ?

Pourquoi observer en dilettante, les valeurs morales et les intérêts nationaux s’effriter de la sorte « motus et bouche cousue » ?
Il y-a une différence manifeste entre les chantiers de Dieu et les antres de Satan. Dieu entend et comptabilise ce qui sort des bouches.
On ne peut et ne pourra faire voguer les bateaux sur les crêtes de dunes avec les vagues de discours et les flots de la louange et de la prétention.
Je pense que comme nous, tous ceux qui ont dirigé la tête du cortège étaient des victimes. Mais des victimes consentantes confortables ou complices.

Personne ne s’est jamais suicidé, ni même n’a versé une larme pour le départ de l’un de notre longue file de présidents.
De même que personne n’a accepté l’espace d’une journée de garder sous son toit le plus proche de ses proches après sa mort.
Le manège peut durer mille ans. Il ne sera rien d’autre qu’une tumeur maligne qui s’est glissée dans l’histoire et l’intimité de la nation mauritanienne. elle ne créera aucun droit stable et ne donnera que des équilibres dénaturés, qui portent dans leurs plis la nature de leur illégitimité la poudre de leur destruction et la violence de leur changement.
Les peuples se taisent dans le doute léthargique, jusqu’au moment où ils comprennent avec conviction et pensent avec certitude. Alors les haines et les violences s’installent pour rester et pour que le sens dessus-dessous se promulgue en maitre du séant. Observez alentour.
Dieu nous en garde.

Vous n’êtes rien et ne serez rien sans Dieu et la Vérité. La tentation vous a induit en erreur, peut-être a un moment ou la tentation était de règle pour tous. Il n’est jamais interdit de se ressaisir.
Ce qui est mal, c’est de fermer les yeux au demi-tour et le refus de la correction.
Tout un pays ne sera jamais éternellement le jeu de quelques âmes insatiables et éphémères. Les enfants hériteront les souffrances et les privations. Les épouses, les mères, les tantes et les proches s’installeront, sur un semblant de prospérité, au milieu d’une zone tellurique instable, risquant à tout moment de tout enfouir dans les entrailles de la terre.
Dieu nous en garde.
Et c’est pourquoi Dieu a commandé la justice et la bienfaisance. Sans la justice, il n’y a ni gain licite, ni société stable, ni jeûne agrée de Dieu.

Jeûner commence par là. Jeûner pour Allah, pour la purification de l’âme, pour la solidarité avec l’affamé, le faible, le vieillard pliant sous le poids d’une famille nombreuse, la veuve qui, ayant perdu celui qui essuyait ses larmes, s’est soudainement trouvée en face de ce à quoi elle ne s’était jamais attendu. Jeuner c’est aussi tenir les enfants du pays par la même loi. Donner ce qu’il mérite à celui qui le mérite. Respecter la dignité, le sang, la vie et les biens de ses frères. Le jeune commence dans cette zone pure, où le fidèle, balayant les tentations et les insufflations de Satan, le malin, refuse de se repaitre de la chair de ses frères, de ne pas les trahir, de ne pas les écraser par des attributs que Dieu lui prête pour un temps. Ces distinctions, pouvant lui être retirées à tout moment et de n’importe quelle manière.
Le vrai jeûne commence par sentir la douleur dans la chair de ses frères et entendre les grondement de l’intestin du misérable et de l’orphelin.

Le reste n’est qu’un exercice physique, au cours duquel on affute les armes de la bedaine, pour se goinfrer de la part des autres.
Autrement dit on lit le livre et ferme les yeux sur son contenu. Ceux-là, au crépuscule, mangent le feu de l’enfer.
Ceux-là sont luisants sous les feux en toc et se terniront le jour de la rétribution.
Ceux-là ont tout perdu…se renflouant les dossiers de chèques sans provision et de convoitises virtuelles.
Dieu nous en garde.
Puisse le Seigneur des mondes, aux quatre-vingt-dix-neuf noms ; Le Puisant, Le Tout Puissant ; Celui qui dit « soit » à ce qui doit se réaliser de purifier nos cœurs et nos âmes, de traire les mamelles de Sa miséricorde entre nos populations, de faire du plus fort d’entre nous un soutient, sans piège pour nos faibles, de ne pas nous nourrir de feu ou de mensonges, de nous protéger de la traitrise, de la dureté de l’âme et de la haine.

Puisse Allah faire que ce monde ne soit pas l’unique but de nos actions, ni la fin ultime de nos espoirs.
Il est Celui qui a et Il est Celui qui peut.
Que Le Dieu des mondes visibles et du mystère, purifie nos cœurs et accepte nos dévotions et nos prières.
Que le Gouverneur des mondes mette en ordre la Mauritanie, redresse et protège ses enfants sur la bonne voie. Tous ses enfants.

Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.
 
 
   
    
    
  
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