Évoquant la grande question que Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a de nouveau posée depuis la ville d’Atar : « Où allons-nous ? », l’ancien ministre, Monsieur Ahmed Ould Sidi Baba, a déclaré que la problématique qui se pose aujourd’hui ne concerne pas l’unité nationale. Il a estimé que le Président fondateur, Monsieur Moktar Ould Daddah, avait, en son temps, posé des fondements de nature à la prémunir contre toute menace intérieure, et qu’elle ne pouvait aujourd’hui être exposée à une quelconque menace que de l’extérieur.
Dans un entretien accordé à l’Agence mauritanienne d’Information, il a ajouté qu’il n’y avait rien d’étonnant à voir se répéter la question posée par le Président fondateur et à la voir reprise aujourd’hui par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les deux hommes étant issus d’une même source, de la même authenticité civilisationnelle et de la même formation culturelle mauritanienne, et chacun d’eux étant doté d’une vision qui dépasse la pensée traditionnelle et les schémas habituels.
Il a déclaré qu’il nous fallait comprendre la profonde signification de cette question : « Où allons-nous en ce qui concerne l’harmonie nationale ? Où allons-nous en ce qui concerne la langue arabe ? Où allons-nous en ce qui concerne les composantes ethniques ? » Il convient, a-t-il ajouté, de valoriser ces composantes et les tribus sur le plan culturel, et non sur le plan politique, car la civilisation est une chose et la culture en est une autre.
Il a considéré que la civilisation englobe l’ensemble des Mauritaniens à travers la religion islamique, tandis que les cultures peuvent être multiples et différentes, comme c’est le cas dans tous les États.
Monsieur Ahmed Ould Sidi Baba a expliqué que la question posée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, est la suivante : que devons-nous faire pour consolider l’harmonie nationale ? Allons-nous rester prisonniers des appartenances partisanes et tribales, chaque partie revendiquant certaines spécificités, comme nous l’avons vu chez certains à travers des appels à modifier la Constitution afin de reconnaître les composantes ethniques existantes et les particularités de chacune d’elles ? Il a considéré que ces thèses sont contraires à la conception de l’État et de la République, soulignant que la véritable question à laquelle le dialogue doit répondre est la suivante : si nous voulons concrétiser l’unité nationale et vivre dans l’harmonie, que devons-nous faire ?
Il a ajouté que cela signifie que le dialogue national doit déboucher sur l’instauration d’une citoyenneté égale, de sorte qu’il n’y ait aucune discrimination entre les citoyens fondée sur la couleur, l’appartenance ethnique ou l’origine sociale. Dès lors, nous n’aurons plus besoin des dénominations inventées par certains penseurs africains dans les années 1940, qui, se prévalant de la science anthropologique, ont divisé les sociétés africaines en Arabes, Berbères, Noirs et Africains.
Il a affirmé que tous les Mauritaniens sont Africains, qu’ils sont attachés à leur unité nationale et que ce qui les rassemble est leur appartenance à la religion islamique, outre le fait qu’ils partagent cette terre où il leur a été destiné de vivre ensemble, qu’ils le veuillent ou non.
Monsieur Ahmed Ould Sidi Baba a déclaré que ce qui nous fait aujourd’hui défaut est de poser la question essentielle : comment pouvons-nous coexister dans le cadre d’un système fondé sur l’harmonie nationale ?
En conclusion de son entretien, il a réaffirmé que le Président feu Moktar Ould Daddah et Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, partent de la même source, porteuse de spiritualité soufie, de religion et de valeurs morales, et profondément enracinée dans la civilisation mauritanienne que cette terre a abritée, citant à cet égard ce qui prévalait à l’époque du Prophète, paix et salut sur lui, et des Califes bien guidés, qu’Allah les agrée.
Il a ajouté que cette civilisation n’avait pas été souillée par les divisions, les dissensions et autres maux apparus après le califat d’Ali Ibn Abi Talib, qu’Allah l’agrée. Il a considéré que le fait que le Président de la République pose aujourd’hui cette question témoigne également de l’enracinement de Son Excellence dans cette civilisation et de sa compréhension de la nature de la mission que doit assumer le dialogue national.
Il a expliqué que l’objectif du dialogue n’est pas de diviser la Mauritanie selon une distinction entre Blancs et Noirs, mais de faire de la Mauritanie un État uni, dans lequel règnent l’harmonie nationale et la coexistence entre toutes ses composantes, et qui oriente ses efforts vers la réalisation du développement et de la prospérité, loin de tout discours populiste. AMI
Dans un entretien accordé à l’Agence mauritanienne d’Information, il a ajouté qu’il n’y avait rien d’étonnant à voir se répéter la question posée par le Président fondateur et à la voir reprise aujourd’hui par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les deux hommes étant issus d’une même source, de la même authenticité civilisationnelle et de la même formation culturelle mauritanienne, et chacun d’eux étant doté d’une vision qui dépasse la pensée traditionnelle et les schémas habituels.
Il a déclaré qu’il nous fallait comprendre la profonde signification de cette question : « Où allons-nous en ce qui concerne l’harmonie nationale ? Où allons-nous en ce qui concerne la langue arabe ? Où allons-nous en ce qui concerne les composantes ethniques ? » Il convient, a-t-il ajouté, de valoriser ces composantes et les tribus sur le plan culturel, et non sur le plan politique, car la civilisation est une chose et la culture en est une autre.
Il a considéré que la civilisation englobe l’ensemble des Mauritaniens à travers la religion islamique, tandis que les cultures peuvent être multiples et différentes, comme c’est le cas dans tous les États.
Monsieur Ahmed Ould Sidi Baba a expliqué que la question posée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, est la suivante : que devons-nous faire pour consolider l’harmonie nationale ? Allons-nous rester prisonniers des appartenances partisanes et tribales, chaque partie revendiquant certaines spécificités, comme nous l’avons vu chez certains à travers des appels à modifier la Constitution afin de reconnaître les composantes ethniques existantes et les particularités de chacune d’elles ? Il a considéré que ces thèses sont contraires à la conception de l’État et de la République, soulignant que la véritable question à laquelle le dialogue doit répondre est la suivante : si nous voulons concrétiser l’unité nationale et vivre dans l’harmonie, que devons-nous faire ?
Il a ajouté que cela signifie que le dialogue national doit déboucher sur l’instauration d’une citoyenneté égale, de sorte qu’il n’y ait aucune discrimination entre les citoyens fondée sur la couleur, l’appartenance ethnique ou l’origine sociale. Dès lors, nous n’aurons plus besoin des dénominations inventées par certains penseurs africains dans les années 1940, qui, se prévalant de la science anthropologique, ont divisé les sociétés africaines en Arabes, Berbères, Noirs et Africains.
Il a affirmé que tous les Mauritaniens sont Africains, qu’ils sont attachés à leur unité nationale et que ce qui les rassemble est leur appartenance à la religion islamique, outre le fait qu’ils partagent cette terre où il leur a été destiné de vivre ensemble, qu’ils le veuillent ou non.
Monsieur Ahmed Ould Sidi Baba a déclaré que ce qui nous fait aujourd’hui défaut est de poser la question essentielle : comment pouvons-nous coexister dans le cadre d’un système fondé sur l’harmonie nationale ?
En conclusion de son entretien, il a réaffirmé que le Président feu Moktar Ould Daddah et Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, partent de la même source, porteuse de spiritualité soufie, de religion et de valeurs morales, et profondément enracinée dans la civilisation mauritanienne que cette terre a abritée, citant à cet égard ce qui prévalait à l’époque du Prophète, paix et salut sur lui, et des Califes bien guidés, qu’Allah les agrée.
Il a ajouté que cette civilisation n’avait pas été souillée par les divisions, les dissensions et autres maux apparus après le califat d’Ali Ibn Abi Talib, qu’Allah l’agrée. Il a considéré que le fait que le Président de la République pose aujourd’hui cette question témoigne également de l’enracinement de Son Excellence dans cette civilisation et de sa compréhension de la nature de la mission que doit assumer le dialogue national.
Il a expliqué que l’objectif du dialogue n’est pas de diviser la Mauritanie selon une distinction entre Blancs et Noirs, mais de faire de la Mauritanie un État uni, dans lequel règnent l’harmonie nationale et la coexistence entre toutes ses composantes, et qui oriente ses efforts vers la réalisation du développement et de la prospérité, loin de tout discours populiste. AMI

L’ancien ministre Ahmed Ould Sidi Baba : la question « Où allons-nous ? » revêt une signification profonde qui dépasse la pensée traditionnelle
